‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 295 sur 481 · Conslitutional history, ch. xvnr · texte numérisé non relu

Conslitutional history, ch. xvnr

3. — « Les lois pénales qui sont aux mains des riches pèsent sur les pauvres <;t nos plus méchants domaines sont entourés de gihets. » GolUsmilh, Lhe Vicar of Wakefield.)

DEPUIS LA CONQUÊTE

De la Restauration à la mort de Georges HT, dans un espace de cent soixante ans, on ajouta au Code pénal une liste de cent quatre-vingt-sept crimes capitaux. Tous les ans, le législateur trouvait moyen de découvrir, au moins, un crime odieux méritant la mort. Le Parlement vota, sous le règne de Georges II, trentetrois statuts1 et, dans les cinquante premières années de Georges III, non moins de soixante-trois actes, créant des offenses capitales2. Aux yeux delà loi, le meurtrier cessait d'être un plus grand, criminel que le filou qui prenait un mouchoir dans la poche d'un passant, qui enlevait un ruban dans une boutique, ou qui volait un pot d'étain3.

Le docteur Johnson, qui n'était assurément pas un moraliste bien sévère, attaqua ces lois cruelles 4, Blackstone les dénonça3, mais les législateurs restèrent inexorables. 11 ne manquait cependant pas, dans Je sein même du Parlement, d'hommes éclairés et humains, pour protester contre la barbarie de ces lois; mais tous les bills votés par la Chambre des communes étaient

1. — Discours do sir W. Meredith, 1777. Parliam. hist., XIX, 237.

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