VIII. — LES COURS INFÉRIEURES
J'ai peu de choses à dire sur les cours de comté ; elles se réunissent dans des bâtiments généralement très modestes et très simples, le juge y siège en costume d'avocat, et il agit généralement peu : c'est, la plupart du temps, le greffier qui interroge les parties ou les solicitors. Le nombre et la durée des audiences
1. — Le 29 octobre 1885, à la Cour centrale criminelle, un juré demandait au juge, Sir A. Lopes, quel jour l'affaire devait finir. « Vous pourriez aussi bien, répondit le magistrat, demander combien de temps durera le royaume d'Angleterre ou quand viendra le jugement dernier. »
LE SERVICE JUDICIAIRE
varienl nécessairement suivant les localités et l'importance du rôle à épuiser. Gomme on le verra plus loin, les juges de ces cours ont des pouvoirs beaucoup moins étendus que ceux de la Cour suprême, en ce qui concerne les cas do contempt.
Rien de particulier non plus à mentionner, relativement aux cours de sessions trimestrielles; elles aussi siègent dans des édifices modestes, quoique, à Londres même, elles soient plus proprement et plus convenablemenl installées que la Cour centrale criminelle. Les juges de paix y siègent en costume de ville. Quant aux cours de petites sessions, les juges sont aujourd'hui obligés de les tenir dans un local public, tel qu'une salle d'audience ou qu'un bureau de police; ils ne peuvent siég-er, pour rendre un jugement, dans leur domicile particulier.