‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 318 sur 481 · II. -LA PEINE DE MORT · texte numérisé non relu

II. -LA PEINE DE MORT

Do tout temps, la pendaison a été le mode habituel d'exécution des individus des deux sexes condamnés à mort. Quelquefois, la décollation, qui était autrefois le mode de supplice pour les personnes d'un certain rang, était aussi employée pour des criminels ordinaires. Cependant, les condamnés déclarés coupables de trahison étaient attachés à la queue d'un cheval, puis écartelés, et les hérétiques étaient brûlés. Henri VIII décida que les empoisonneurs seraient jetés dans l'eau bouillante, mais cette loi fut rapportée sous Edouard VI. Le bûcher fut supprimé en 1790 1, et, en 1834, on abrogea la loi, aux termes de laquelle les corps des assassins devaient être disséqués ou rester exposés, suspendus au gibet par des chaînes2.

L'exécution des criminels avait lieu, naguère, en public et ce spectacle, au lieu d'impressionner la foule, était, pour elle, une sorte d'amusement; d'un autre côté, on ne laissait au condamné qu'un délai de quarantehuit heures entre la condamnation et l'exécution. Ces deux règles ont été heureusement modifiées.

La coutume aujourd'hui observée est de laisser s'écouler trois dimanches entre le jour de la condamnation

trice, au dos de la main gauche. On écrit à la prison du comté de Stafford, d'où le susdit Wainwright est sorti, pour avoir sa photographie ou pour prier que l'on envoie un gardien capable d'identifier l'individu.

1. — En dehors des hérétiques, le bûcher était l'instrument de supplice des femmes coupables d'avoir tué leur mari ou leur maître, ou d'avoir fabriqué de la fausse monnaie.

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