‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 351 sur 481 · COURS UNIVERSITAIRES · texte numérisé non relu

COURS UNIVERSITAIRES

tion criminelle, qui théoriquement encore appartient à la Cour du high steward., n'est plus qu'un souvenir du passé.

Les cours universitaires ont également une juridiction correctionnelle, qui leur permet de défendre les étudiants contre certains dangers. Leur droit, quoique rarement exercé, n'a cependant pas cessé d'exister. Tout récemment encore, une personne ayant été condamnée à la prison, parle vice-chancelier de Cambridge, pour avoir, suivant le terme consacré par la pudeur anglaise, marché, dans la rue, avec un étudiant, a déféré la sentence à la haute Cour de justice, en soutenant que le privilège universitaire n'avait pas d'existence légale. La section du Banc de la Reine a nettement reconnu le droit du vice-chancelier.

Bien plus, un acte privé, voté en 1889 i, a confirmé les anciens privilèges, en donnant à l'Université le pouvoir d'arrêter, juger et emprisonner personas de malo suspectas. Le proctor surveille donc les femmes suspectes et, s'il les voit en compagnie d'un étudiant, il les traduit devant le vice-chancelier, qui les admoneste et les fait, au besoin, enfermera la prison, dite spinning house, pour vingt-un jours au plus. Un membre du Parlement ayant demandé l'abolition de cette juridiction 2, le ministre de l'Intérieur a fait remarquer que, récemment encore, la Cour suprême de justice a reconnu combien Je pouvoir attribué par la loi au vice-chancelier est nécessaire pour la préservation de la discipline et delà morale et la prévention des désordres que

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