‹ Le système judiciaire de la Grande BretagneChapitre 88 sur 481 · Commons journal, XLV1I, p · texte numérisé non relu

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Marshalsea, sont restées classiques. Les pauvres débiteurs. <|iii s'y trouvaient entassés, étaient couverts d'ordure el do vermine, et exposés à mourir de faim et de la fièvre des prisons. Ils ne souffraient pas seulement par suite de oégligence,ils étaient à la merci de geôliers brutaux, qui les chargeaient de fers et les torturaient impitoyablement1. Nul effort n'était fait pour distinguer le débiteur frauduleux du débiteur malbeurcux. Un riche coquin, qui pouvait payer ses dettes, mais qui ne le voulait pas, pouvait s'adonner au luxe et à la débauche, tandis que son infortuné co-détenu mourait littéralement de faim2.

La loi, en effet, n'avait pas pourvu à ce que les prisonniers indigents reçussent la nourriture nécessaire, non plus que des draps de lit et des vêtements3 et il fut prouvé, en 1792, que beaucoup d'entre eux manquaient des choses les plus nécessaires à la vie4.

Le premier secours aux débiteurs insolvables fut donné, en 1772, par la Société de Thatched-IIouse. En vingt ans, cette noble association fit sortir de prison douze mille cinq cent quatre-vingt-dix débiteurs honnêtes et malheureux : les dettes pour lesquelles ces prisonniers étaient détenus avaient si peu d'importance

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