DETERMINATION
(( Coefficient de dilatation. — La mesure de la dilatation a e'té confie'e à M. Ch.-Éd. Guillaume, adjoint au Bureau international.
» Cette détermination a été faite en comparant avant son achèvement l'étalon n" à la Règle type II, du même alliage, dans Tauge du comparateur à dilatation, à huit températures différentes comprises entre et . La dilatation de la Règle type II avait été antérieurement mesurée, p-ir la méthode absolue et par la méthode relative, au moyen du comparateur à dilatation, ainsi que par la méthode Fizeau sur ses échantillons.
» Ces observations ont conduit au résultat suivant;
» Coefficient moyen de dilatation de l'étalon à bouts n° de o à ^° :
où t désii^ne la température du thermomètre à mercure en verre dur,
ou bien
a=io-'-'( + T),
où T désigne la température exprimée en degrés de l'échelle normale adoptée pour le Service international des Poids et Mesures (échelle du thermomètre à hydrogène). »
« Longueur à :{éro. — Des mesures de longueur ont été faites d'abord au moyen du comparateur Brunner, dans l'air, par MM. Benoît, directeur, et Guillaume, adjoint du Bureau. Les règles, au nombre de 6, ont été comparées entre elles systématiquement, en série fermée, dans toutes les combinaisons possibles.
» Pour ces comparaisons, ces règles avaient été munies à chaque extrémité d'un fil d'araignée, tendu horizontalement en face du milieu de la section et s'appuyant sur deux autres fils verticaux distants de o""", 2. La surface terminale est supposée définie parle milieu de l'intervalle compris entre ie fil horizontal et son image réfléchie par cette surface.
» Chaque comparaison complète comprenait quatre comparaisons individuelles dans quatre positions symétriques, parmi celles que les règles comparées peuvent prendre par rapport aux microscopes et aux observaieurs, et en alternant successivement les surfaces supérieure et inférieure.
» Les résultats combinés de ces comparaisons ont donné les relations de
Suite des travaux métrologiques, de i88g à 1900. 40b
tous ces mètres entre eux et, en particulier, la valeur de chacun d'eux par rapport au mètre n" 5, conservé comme type au Bureau international. Pour le mètre n" , le résultat a été, à zéro :
(i ) Mètre n" = Mètre n" 5 -!-
» En même temps, les six mètres à bouts avaient été comparés, par la même méthode, au mètre à traits n° 26, qui est le prototype fondamental du Bureau international, et dont la valeur, par rapport au prototype international, est exactement connue.
» Les équations des six règles à bouts en fonction du prototype international, qui résultaient de ce premier travail, ont été revisées et légèrement modifiées par de nouvelles études faites ultérieurement, après avoir contrôlé, par la méthode dite des contacts, la méthode optique ci-dessus indiquée, appliquée à la comparaison d'une longueur à bouts à une longueur à traits, et perfectionné les conditions expérimentales des comparaisons. Le résultat final de ces études, en ce qui concerne le mètre n° 5 du Bureau international, a été, à zéro :
( 2 ) Mètre n° 5 — i "" + ,
d'où, en combinant cette relation avec la relation ( i ) on a, à zéro :
Mètre n° = i'" -1-
» L'équation de l'étalon n° est donc
Étalon à bouts n° = i" -h + . . . T 4- . . . T%
où T désigne la température exprimée en degrés de l'échelle normale adoptée par le Service international des Poids et Mesures ('). »