‹ Le système métrique des poids et mesuresChapitre 15 sur 144 · NOMENCLATURE DES NOUVELLES MESURES · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE DES NOUVELLES MESURES

On pourrait croire que les noms à donner aux mesures républicaines constituaient la partie la plus facile de l'établissement du nouveau système. 11 n'en fut rien, cependant, si l'on en juge par les changements nombreux que subit la nomenclature avant d'être définitivement fixée, etlescritiques soulevées parcellequi a prévalu.

L'Académie avait prévu la difficulté; mais elle fut forcée, à plusieurs reprises, de s'occuper de ce travail.

« Les commissaires chargés du projet général des poids et mesures s'étaient déjà occupés de ces noms en 1792, à l'occasion des opérations du cadastre, sur lesquelles l'Académie avait été consultée par le Ministre des contributions publiques (^ ). » Les opinions de ces commissaires se trouvaient alors partagées entre deux espèces de nomenclatures : l'une, la nomenclature méthodiquCy dans laquelle les subdivisions des mesures ont des noms composés indiquant le rapport décimal de ces subdivisions avec l'unité; l'autre, la nomenclature des noms simples^ employant des noms monosyllabiques et indépendants les uns des autres (2). Les commissaires se déterminèrent d'abord pour la nomenclature méthodique.

(*) Hist. de l'Acad. pour 1789, p. 6.

(^) Voir ces noms au tableau des pp. 80-81.

Nomencl^twe des nouvelles mesures. jc)

Plus tard, lorsque l'Académie discuta le plan général du système, elle examina cette nomenclature méthodique de plus près, et lui reconnut les défauts suivants, qu'elle ne trouva pas compensés par ses avantages :

1° Les noms proposés sont trop longs pour exprimer des choses d'un usage très fréquent;

2° La composition de ces noms présente à l'esprit une combinaison de plusieurs idées pour n'exprimer que des objets simples : ce défaut ne paraît pas compensé par l'avantage de rappeler le rapport des divisions entre elles.

« Ces raisons ont ramené l'Académie à l'idée de la seconde nomenclature, qu'elle avait d'abord rejetée, et dans le choix qu'elle a fait de nouveaux noms, elle a observé que chacun ne présente qu'une idée simple, qu'ils soient très courts, du moins ceux qui désignent des mesures d'un fréquent usage, et qu'ils aient des sons très différents entre eux, pour qu'on ne confonde jamais une mesure avec une autre; elle a observé aussi que les noms qui expriment les subdivisions des mesures usuelles commencent par des lettres différentes, afin que, dans les abréviatiojis, chaque division puisse être désignée par une seule lettre. »

Lorsque fut projeté l'établissement d'un mètre provisoire (voir p. 27 et suiv.), les questions relatives aux nouvelles mesures furent renvoyées aux Comités successifs d'Instruction publique. Celui de la Législative n'eut pas l'occasion de proposer de loi à ce sujet. Celui de la Convention, dans lequel Arbogast était spécialement chargé des nouvelles mesures, fit approuver le plan généralproposé par l'Académie (*) en 1793, mais en rejetant toutefois la nomencla-

(*) Uist. de l'Acad. pour 17^9, pp. 1-18

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