LA CONFÉRENCE DIPLOMATIQUE DU METRE
La Commission internationale (1870 et 1872) et le Comité permanent, qui en était la délégation, n'avaient, en quelque sorte, qu'un caractère provisoire : leurs membres étaient des savants, délégués pour concourir à un travail purement scientifique, mais qui n'avaient pas qualité pour engager leurs Gouvernements; même divers États, représentés à la Convention internationale, n'avaient pas reconnu le Comité permanent. Mais nous touchons au moment où des mesures définitives vont être prises.
En effet, pour se conformer aux vœux émis parla Commission internationale en 1872 (XXVIIP résolution, p. 3i2) et par le Comité permanent en 1873 et 1874 (p. 32o et 32 1), le Gouvernement français proposa aux États intéressés de délibérer sur les mesures qu'il conviendrait de prendre en commun pour donner à l'unification du Système métrique le caractère d'un acte international.
Vingt États répondirent à cette invitation et chacun désigna des plénipotentiaires assistés de délégués spéciaux ou techniques qui, tous, se réunirent à Paris le i '^^ mars 1 875 , sous la présidence du duc Decazes, ministre des Affaires étrangères; leur réunion a pris le nom de Conférence diplomatique du mètre (D i).
La Conférence diplomatique du mètre. 323
Voici le Tableau des Etats représentés, de leurs plénipotentiaires et de leurs délégués spéciaux :