‹ Le Système Monétaire Français: Son Évolution Depuis 1936Chapitre 24 sur 102 · AAA · texte numérisé non relu

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Valeur du france Valeur du franc

Poids-or du france par rapport par rapport à 900/1000 de fin à sa valeur à sa valeur Dates (en milligrammes) de juin 1928 d'octobre 1936 (3)

LEONE IRAN SNINPRNREN NES 22 614) 492,5 % 658,3% POUR 28). 1 0 65,5 (2) 100 133,6 % HMOGEODre 1936. :.,.1 0: 4903) 74,8 % 10 0MNOS MetA937 0%! 43 (3) 65,6% 87,960 CPE SRE NENERESERErE 27,6 (4) 422novembre 1938... ... 27,5 (3) lie SG 45 septembre 1939....... 22,6 (4) 84,5% 46,1% 29 février 1940 ......... 23,34 (3) 16107 47,6% isut ENVI SEVEN 18,3 (4) 27006 SES Jon, ARE SRE 49,7 (4) 800 £0,2% 31 décembre 1941 ....... 22,9 (4) 34,9% 46,7%

Après chaque nouvelle dépréciation du franc français, on a fait remarquer avec insistance et satisfaction que les autorités monétaires anglo-saxonnes n’avaient pas cessé d’observer les dispositions de l’accord tripartite et, en particulier, qu’elles n’avaient pas laissé leur devise se déprécier par représailles. Pourquoi auraient-elles agi différemment ? Les fléchissements de l’unité monétaire française étaient rendus inévitables par le mauvais état des finances publiques et l’affaiblissement de la puissance économique de la France ; ils n’étaient pas provoqués par le gouvernement français dans le dessein de donner aux producteurs français un avantage de change sur leurs concurrents étrangers. Ces derniers n'étaient pas menacés par une baisse dangereuse des prix-or français : l'indice des prix de gros (95) des produits français s’est relevé d'environ 80% de mai 1936 à décembre 1938, alors qu'entre les mêmes dates la teneur-or du franc a été seulement réduite de 60 % environ. En outre, un rapatriement massif des avoirs français exportés, partant de métal jaune, n’était pas à craindre puisque, jusqu’à l’automne 1938, les mouvements de capitaux se sont soldés, pour la France, par des pertes considérables.

(1) D’après la taille adoptée par la loi du 17 Germinal an XI pour le pièces d’or.

(2) Loi monétaire. Nr : L

(3) Base de réévaluation, aux dates indiquées, de l’encaisse-or et des avoirs disponibles en devises étrangères de la Banque de France, en exécution des conventions p assées par cette dernière avec le Ministre des Finances.

(4) D’après le cours du franc français à New-York et le prix d’achat de l’or de la Trésorerie des Etats-Unis. À

* (5) Etabli par la Statistique générale de la France pour 45 articles, base 100 en 1914.

F, Moliexe 5

LUE, Vo

Par contre, on comprend difficilement, bien que les nouveaux cours appliqués, en septembre 1939, en France et en Grande- Bretagne, après l'introduction du contrôle des changes dans ces pays, ne constituassent pas une « dépréciation en vue d'obtenir un avantage de change », que la Trésorerie des Etats-Unis ait déclaré le 12 septembre 1939 que l'accord monétaire à trois du 25 septembre 1936 demeurait en vigueur. Ce dernier avait, en effet, condamné implicitement toute réglementation restrictive des opérations de change ; l'institution d’une telle réglementation par deux des pays signataires originels de l’accord équivalait à une violation de celui-ci, qui aurait dû, dès lors, être considéré comme caduc. En fait, les liens noués par l’accord tripartite — devenu par la suite le pacte monétaire à six — se sont peu à peu relâchés à partir de septembre 1939 et, en juin 1940, ils étaient complètement rompus.

SECTION II. — Les monnaies métalliques dans le système monétaire français.

Le système français de monnaies métalliques a subi des modifications assez sensibles du fait de la dévaluation du franc en octobre 1936, des dépréciations ultérieures que ce dernier a éprouvées, et de la guerre de 1939.

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