‹ Le Système Monétaire Français: Son Évolution Depuis 1936Chapitre 5 sur 102 · AIRE RER · texte numérisé non relu

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l'Angleterre, le Fonds vendait des devises. Il recevait alors des livres sterling qu’il employait au remboursement ou au rachat des Treasury bills. Le Fonds d’égalisation des changes britannique a joué, au cours de ces dernières années, un rôle considérable (1). Grâce à sa puissante masse de manœuvre, il a été un facteur important de la politique monétaire anglaise et il a assuré, d’une façon satisfaisante, la stabilité de la livre Sterling.

Grâce à cette stabilité, celle-ci a conservé son rôle de monnaie

dominante dans les transactions internationales et Londres est

demeuré le plus grand marché monétaire et financier. D’autant plus que, dès septembre 1931 et afin de maintenir leurs prix en livres au niveau antérieur à l’abandon de l’étalon de change d’or par l'Angleterre, de nombreux pays abaissèrent leurs prix intérieurs en or (2); ils dévaluèrent leur monnaie. D'autre part, les pays que des liens économiques unissaient à l’Angleterre agirent de même en vue de solidariser plus ou moins leur monnaie avec la monnaie anglaise. Aïnsi est né un groupement de pays à monnaies solidaires entre elles par l’intermédiaire de la livre, à qui elles sont toutes rattachées ; on l’a appelé le « bloc sterling ». À l’intérieur de celui-ci, le degré de stabilité des changes

a été, par suite, satisfaisant. Mais les pays qui n’en faisaient pas

partie pouvaient craindre à tout moment qu’un nouveau fléchissement de la livre sterling ne vienne procurer aux producteurs de ce « bloc monétaire » le bénéfice d’une prime à l’exportation. Aussi ces pays ont-ils cherché à se prémunir contre un tel danger. Il en est résulté une «guerre des monnaies », dont l’origine remonte ainsi à l'abandon de l’étalon de change d’or Hngots par la Grande-Bretagne.

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