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trouver son « niveau naturel ». Cette décision excluait, en conséquence, toute mesure capable de fausser le libre jeu des forces. intervenant sur le marché des changes, et, notamment, une réglementation plus ou moins étroite des opérations effectuées sur ce dernier (1).
Au début de 1932, la livre sterling eut tendance à s’apprécier sensiblement et rapidement vis-à-vis des autres devises et, en avril, le Chancelier de l’Échiquier présenta, au Parlement britannique, un projet de loi tendant à la constitution d’un « Fonds d’égalisation des changes ». Celle-ci n’avait pas pour objet de préparer les voies à une stabilisation de la livre sterling. Le gouvernement anglais déclara nettement qu'il désirait réserver à ce sujet toute sa liberté d’action (2). Mais la création du Fonds, qui fut effective le 24 juin 1932, devait fournir au Trésor et à la Banque d'Angleterre les moyens d'intervenir sur le marché des changes en vue d’atténuer leurs fluctuations secondaires. sans contrarier leurs variations primordiales, c’est-à-dire sans influencer sur la tendance fondamentale de la livre. Le rôle du Fonds a donc été de se porter acheteur ou vendeur de livres sterling sur les principaux marchés des changes, lorsqu'il estimait que la tendance à la baisse ou à la hausse de la monnaie anglaise n’était pas justifiée.
Pour remplir son rôle, le Fonds d’égalisation reçut une dotation globale de £ 150 millions en bons du Trésor (Treasury bills), portée à £ 350 millions en mai 1935 (3), qu'il pouvait émettre dans le public en vue de se procurer les livres nécessaires à ses achats de devises. Quand la livre sterling faiblissait, c’est-à-dire lorsque les capitaux avaient tendance à quitter
(1) Mais, cependant, le paragraphe 3 de la loi du 21 septembre 1931 prévoyait expressément l'établissement d’un contrôle des opérations de change, si le Trésor estim: t celui-ci nécessaire.
Par ailleurs, si la liberté des mouvements d’or et des transactions sur ce métal restait entière, cependant, en vertu de la loi dite « Currency and banknotes act 1928 », la Banque d'Angleterre avait toujours la possibilité de requérir, de tout ressortissant britannique, l'échange contre livres sterling, à l’ancienne parité (fixée par l’Act de 1844), de toute somme d’or supérieure ou égale à £ 10.000.
(2) Il affirma cette intention à diverses reprises par la suite. C’est ainsi que, dans un discours prononcé le 2 octobre 1934, le Chancelier de l'Echiquier déclara « pour la n...ième fois que la politique du gouvernement de Sa Majesté est; pour le moment de maintenir Éadèténasuts de la livre sterling ; que: le Fonds de Régularisation des changes a été créé pour éliminer les fluctua-. tions excessives de la valeur de la monnaie... »
(3) Et à 550 millions en juillet 4937.