‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 13 sur 90 · MsOoSix-h ôiWaXi'a xal icpaxTixij... tou jx&oo · texte numérisé non relu

MsOoSix-h ôiWaXi'a xal icpaxTixij... tou jx&oo

TV xaO’ r,u.a; ÉUv’.xv .j.ouœixv xax’ àvTnrapaÔscp.v irpo; apa6oic*pffi/-V

\ sste’fflfcî; SssrSÆ. d».

“ ssaft sssÆKf

puisque cela s accorde avec la somme totale (les exemple* , prit pour la somme des gammes altérées seules.

CRITIQUE ET RÉFORME

donne une valeur particulière à son ouvrage, c’est qu’il a pu mettre à profit deux études inédites « sur la musique profane», dont il a découvert les autographes à la Bibliothèque patriarcale de Constantinople ; elles sont de Galéati Meschouréi Osmanié et de Dimitrios Kandemiris ?).

Ce dernier, mort en 1723 Gouverneur de la Moldavie, était très versé dans la science et l’art de la musique arabo-persane : il avait parcouru en tous sens la Turquie, 1 Arabie, la 1 erse, et consulte les maîtres'les plus savants. O11 savait qu’il avait rédigé en grec et en turc l’ouvrage oh il exposait les résultats de ses etudes, mais jusqu’à l’heureuse découverte de M. Kiltzanidès, on avait cru 1 exemplaire grec perdu ( 2 ). Le manuscrit de Galeati a ete analysé par le même érudit dans la réunion du Mousikos Syllogos tenue à Constantinople le 16 juin 1864.

L’ouvrage de M. Kiltzanidès, bien que de seconde main, constitue cependant une source importante et presque unique en langue grecque ( 3 ) pour la connaissance des rapports entre les musiques byzantine et arabo-persane. Aussi a-t-il été manifestement et largement mis à contribution dans plusieurs essais parus depuis sa publication en 1881, p. ex. dans le travail déjà cité de M. Tzetzès ( 4 ). Le lampadaire Stephanos lui emprunte le tableau synoptique des modes grecs et arabo-persans inséré dans sa méthode ( 5 ) et utilise a son tour par le R. P. Dechevrens dans le 4® volume de ses Études de science musicale ( 6 ).

On comprendra sans difficulté que M. Kiltzanidès n’est pas du groupe des réformateurs. Cependant il aura servi indirectement i’œuvre de la réforme en permettant aux érudits de vérifier les rapports de la musique byzantine avec la musique turque et d’apprécier à sa juste valeur le reproche qu’on lui en fait.

Il reste à ce propos une remarque intéressante à faire. M. Kiltzanidès semble voir dans ces rapports, non pas des rapports de filiation, d’influence subie par la musique grecque, comme M. Tzetzès et les réformateurs, mais,' si je puis employer ce terme, des rapports de parenté collatérale, basée sur une origine, une évolution

, Kiltzanidès, /. c. prolégom. — Papadopoulos, SougoXat, p. 308. Les ouvrages respectifs des deux auteurs portent le même titre : Ils?! s^ujxsptXTj^ p.oojixf,.,.

Page 1