‹ Le système musical de l'Église grecque d'après la traditionChapitre 12 sur 90 · Ilaovajao;, t. VI · texte numérisé non relu

Ilaovajao;, t. VI

2. L’ivTi/r\y.y. est ce que les Latins ont appelé neuma. C’est la formule mélodique caractéristique de chaque mode exécutée sur des syllabes conventionnelles telles que Noartotane, Noeagis, etc., (voir Aurélien de Réomé, ch. IX, et autres auteurs Latins), chez les Grecs, avaveaveç, vsavsç, etc.

3. Mort en 1777. Papadopoulos lui consacre un chapitre relativement long dans son Xup.6oXat, p. 314-324.

Nous avons souligné le mot polyphone, En effet, la these complété et véritable, que M. Tzetzès tend à démontrer, est que l’Église byzantine aurait reçu en héritage des anciens Hellènes la culture et l’usage de la musique polyphone, musique de tout point semblable à la polyphonie occidentale. Il n’entre pas dans la présente étude d’examiner une question aussi complexe et aussi débattue que celle de l’emploi de la polyphonie chez les anciens et conséquemment chez les Byzantins. Il nous suffit de relever la conclusion pratique qui se dégage des développements du savant musicologue, asavoii, la réforme de la musique grecque au sens et sur le modèle de la polyphonie occidentale. M. Tzetzès est donc venu finalement se ranger du côté des innovateurs et, à moins de nous tromper, s’est éloigné par là même de la solution dont il paraissait cependant si rapproché. En attendant, nous sommes heureux de profiter des précieuses lumières dont l’éminent écrivain a éclairé plusieurs points obscurs de la musique byzantine.

Si M. Tzetzès fait à la musique grecque d’aujourd’hui un reproche de ses relations avec la musique turque ou arabo-persane, M. Kiltzanidès, au contraire, lui en fait un titre de gloire. Dans un ouviage publié en 18S1 (*) il cherche à assimiler et à réduire aux huit modes (ïiyot) grecs les 92 (quatre-vingt-douze) ( 2 ) échelles (jj.axap.ia) des Arabo-persans. La description qu’il en donne est empruntée aux musiciens arabo-persans : elle est par la même très minutieuse , car cette musique n’ayant pas de notation, les maîtres doivent y suppléer par l’enseignement oral et déterminer par beaucoup d explications ce que nous marquerions par un simple signe. La science ne peut qu’y gagner, car nous sommes mis à même de vérifier chacune des

assimilations de modes proposées.

Le travail de AI. ICiltzanidès est d’ailleurs loin d’avoir le mérite personnel de ceux de AL Tzetzès. Sans doute il peut s’appuyer sur l’expérience personnelle de quarante années d’étude et de pratique de la musique ecclésiastique ; ce qui est beaucoup dire. Mais ce qui

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