Mus. de tant. t. II, p. 270 ss
c. Le fait est si certain et évident par Lui-même, qu’il est presque superflu d’en appeler à l’autorité d’un témoignage quelconque. Citons cependant les paroles d'un maître dont la compétence en la matière s'impose.« Les instruments guerriers des peuples anciens et modernes (trompettes, cors, etc.), dit M. Gevaert, n’ont jamais pu émettre d’autres sons que les harmoniques du son fondamental donné par la longueur des tuyaux. » Mélopée , p. 77, note I. Cf. ce que le même auteur dit en parlant des « nuances » des intervalles et du ton maxime, Mus. de l'An/., I, 306, 308, 315.
6. Cf. entre autres les témoignages recueillis par Thimus, Harmonikale Symbolik des Alterthumes, Koln, 1 vol. 1868; II vol. 1875.
c’est le vrai point de départ, le vrai ton fondamental, qu’il convient de choisir pour faire servir les données de ce phénomène à la science et à l’art de la musique (*).
Ce point de départ n’est autre que le Fa, ton fondamental de l’antique mode ou type lydien et resté jusqu’à ce jour le ton type du cor. Ainsi la colonne d’air (ou la corde entière) représentée par i,nous donne le contre-Fa (— son fondamental réel ou idéal, peu importe ici —). La moitié représentée par 2 fournit la première octave aiguë, Fa simple ; le tiers ( = 3), la quinte, ou plutôt la douzième Ut 1 , le quart (= 4), la seconde octave Fa 1 et ainsi de suite. Ce qu’il y a à noter, c’est que du chiffre 8 (huitième partie de la corde ou colonne d’air représentant la troisième octave Fa 2 ) au chiffre 16 (= Fa 3 ) nous obtenons une échelle complète de huit degrés différents. Elle peut être produite tout entière sur le cor sans pistons, quoique difficilement au delà du 12 e son harmonique. La voici. (Les chiffres supérieurs expriment les distances de la gamme acoustique, tandis que les inférieurs donnent approximativement les distances de la gamme appelée communément naturelle ou diatonique.)