DEUXIÈME PARTIE
Physiologie.
Le système séreux joue surtout un rôle mécanique dans la machine humaine.
Néanmoins, les séreuses ont des propriétés particulières qui dérivent de la nature du tissu qui les constitue. Ce qui leur donne des caractères spéciaux, c’est surtout leur épithélium, car leur trame est trop voisine du tissu conjonctif ordinaire pour s’en distinguer par des propriétés différentes. Nous allons d’abord étudier ce que l’on peut appeler la physiologie du tissu séreux, c’est-à-dire nous allons l’examiner naissant et se reproduisant, se nourrissantet se détruisant. En conséquence de sa vitalité, nous devrons examiner S'il absorbe et s’il sécrète, et comme la réponse n’est pas douteuse dès à présent, l’on peut s'attendre à d'assez longs détails sur l’absorption dans les séreuses et sur les produits de sécrétion, owsérosités.
Si je devais envisager Le rôle des séreuses en les considérant comme parties du système lymphatique, le titre de ce travail ne serait pas ce qu'il est. Je me bornerai donc à ce que j'ai eu l'occasion de dire à ce point de vue, en traitant de l'anatomie.
En dernier lieu, je m'occuperai du rôle mécanique des membranes séreuses, et c'est à ce propos que je dirai quelques mots de la cohésion, de la solidité et de l’élasticité de ces membranes.