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VOIES COURTES D'ASSOCIATION

des sillons que Lugaho a souvent observées, avec la disposition arciforme classique, appartenaient, dit-il, à des systèmes de projection. Bechterew a décrit une couche spéciale de fibres transversales située au fond de la première et aux confins de la seconde couche de Técorce; cette zone, inégalement développée, est surtout nette à la face interne du lobe occipital, dans le subiculum cornu Ammonis, et dans la corne d'Ammon. Les fibres d'association de la strie ou raie de Bechterew serviraient surtout à relier les différents territoires, souvent assez distants, d'une 5ew/e et m^me circonvolution. Outre les fibrœ propriœ de Meynert et les fibrilles de la couche corticale externe de Bechterew, on connaît nombre d'autres systèmes de fibres d'association courtes, transversales, dans d'autres régions de l'écorce, dans les couches des petites et des grandes cellules pyramidales, etc., systèmes décrits par Vicq d'Azyr, Gennari, Baillarger, Edinger, Kaes.

Tous ces réseaux fibrillaires, souvent très denses, représentent surtout des ramifications collatérales des prolongements cylindraxiles qui feutrent l'écorce cérébrale en tous sens, cylindraxes des cellules endogènes du pallium, surtout de cellules d'association (von Monakow), mais aussi des longues fibres des faisceaux radiés qui montent de la couronne rayonnante, provenant de régions inconnues, et qui se terminent en s'arborisant dans les couches supérieures de l'écorce, dans la couche moléculaire en particulier. La strie de Gennari est entièrement formée de collatérales émises par les cylindraxes des cellules pyramidales. Le réseau inteiradiaire est également constitué, pour la plus grande part, de ramifications collatérales de même provenance. Ces zones de fibrilles tangenlielles varient non seulement avec les différents territoires de l'écorce, avec le développement relatif et les arrêts de croissance du cerveau, mais aux différents -âges de la vie.

Si Ton arrivait un jour à établir un type général de ce mode d'association fibrillaire s'étendant à toutes les régions de l'écorce, il serait sans doute possible, ainsi que l'estime Edinger, de déterminer certains rapports entre l'intelligence et le nombre, les connexions et le degré de myélinisalion de ces fibres. Les découvertes de Kaes nous confirment dans cette idée : entre la nature des fonctions du cerveau, entre celles en particulier des centres d'association, et la densité et le développement relatifs des zones tangentielles de l'écorce cérébrale, un rapport constant doit exister. Dans certaines parties de l'écorce la myélinisation de ces fibres peut avoir lieu encore très tard, jusqu'à quarante ans et au delà. Comme la myélinisation d'une fibre nerveuse est en corrélation avec l'activité fonctionnelle de sa cellule d'origine, de nouvelles voies d'association, surtout formées de collatérales, peuvent ainsi apparaître sous l'influence d'une suractivité J. SouRY. — Le système nerveux central, * 48

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circonvolutiuriii voisines, que ces fibres se trouvent sous Técorce ou clans Técorce mémo, dans les couches profondes des cellules fusiformes.

Outre li^s voies longues d'association, les voies courtes dégênèrent après rtixlirpatiun de Técorce cérébrale. Les dégénérations des fibrœ arcualœ (Boffenfasern) sont également du côté de la lésion ; ces fibres unissent donc différents points d'un seul et même hémisphère. Avec Meynert et JIoN\Kow, MuKATnw admet que les fibres arquées superficielles réunissent des points voisins de Fécorce, tandis que les fibres arquées profondes relient des parties de Técorce plus éloignées. Ce sont donc bien de véritables fibres d'association. 11 n'y a point de doute que tout traumatisme cérébral, même le plus léger, n'entraîne, outre la perte de la fonction de la région aJTeitéo, rultération histologique, et partant physiologique, de loulrs les fibres trassnciation en rapport avec ce centre. Il en est ainsi des faisceaux de projection descendant dans la moelle qui ont leurs cellules d'origine dans ce centre. Il en est encore de même pour les fibres calleuses Iransverses ou fibres commissurales.

D'autrt^s faisceaux de fibres blanches, horizontales ou obliques, existent encore et en grand nombre dans d'autres couches de l'écorce cérébrale: elles aboudenl surtout dans les régions supérieures de la première couche, sous la pie-mère ; ce sont les fibres tangentielles, parallèles à la surface de TécorccCf^s fibrilles, dont les cellules d'origine existent surtout dans la couche moléculaire, mais aussi dans les couches inférieures, sont bien des fibres d'association. Depuis Exner, Tuczek, puis Zacher, Fischl, Tar- GOWLÂ, etc», ont montré que ces fibres dégénèrent et disparaissent dans •les étals d'afTailïIissenient de l'intelligence, dans la démence, qu'elle soit paralytique, j^îénilc, etc., primitive ou secondaire.

M est curieux de noter que les observateurs ont surtout été frappés parla localisation de ces lésions dégénératives des fibrilles transversales ou liori/oiitales (dont des zones existent d'ailleurs dans toutes les couches de ré(^orceJ dans les légions antérieures du cerveau. Cette altération involnlive, qui atteint particulièrement, mais non exclusivement, les neurones du centre d\i,K,^oc talion antérieur de Flechsig, aurait pour principal syinplonic une altération correspondante, également destructive, du moi, c'est-a-dire de la CiUisrience cénesthésique du corps, de la conscience de riudividii, considéré comme une personne dont le passé, en ses grandes lignes naluretlenient, est demeuré présent dans la conscience actuelle, et dont les actes et les paroles donnent l'impression d'une certaine unité morale et intellectuelle.

Relativement aux libres d'association du fond des sillons, il n'en a guère été fait me ni ion jusqu'ici dans les études histologiques de l'écorce par la liiélhode d'iuquvgnalion au chromate d'argent. Les fibrilles du fond

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