‹ Le système nerveux central; structure et fonctions; histoire critique des théories et des doctrinesChapitre 35 sur 106 · VT(îç · texte numérisé non relu

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(•) Sâmmll. Werkc (Harlenslcin), iV 3Go.

L'EXPÉRIENCE, PlilSClPE DE TOUTE SCIENCE ifj

dans leur origine et dans leur développement : et ^ ti; e; ipyfi; ti npàyiLOL-cx

a \oire premier soin, dit Aristote, sera d'étudier les parties dont se composent les animaux. Mais nous nous appliquerons tout d'abord à Tétude des parties de l'homme (t^ tou àvOpwTcou jx^pr,). Car de même qu*on estime la valeur des monnaies en les rapportant à celles qu'on connaît le mieux, de même en doit-on faire pour tout le reste. Or, l'homme est nécessairement de tous les animaux celui qui noua est le plus connu. Ses parties sont en effet manifestes à nos sens (i). » Ces parties des organes de l'homme sont certainement les parties externes. Ailleurs, en effet. Aristote répète que c'est par l'homme qu'il faut commencer parce que, entre autres motifs, « la forme de ses parties externes nous est la plus connue » (rîjv tcSv IJojOcv fAopto)v [xofxpv^v) (a). Toutefois, il écrit au commencement du li>re V de V Histoire des animaux: a Antérieurement nous partions de l'homme pour connaître et décrire les parties des animaux ; maintenant, au contraire, nous ne parlerons de l'homme qu'en dernier lieu, parce que c'est lui qui exige le plus de peine et d'application ($ià To TcXetoTYîv v/tii ^paYtxaret'av). On débutera d'abord par les testacécs (Jltzo tcov ^<rrpaxo$£p[xwv), on passera ensuite aux crustacés (icepl twv fjLaXaxoffTpotxcxw), et ainsi de suite pour les autres animaux en procédant par ordre. Ce sont les mollusques et les insectes (rà Tc fxaXoxta xat ri evToaa), puis le genre des poissons (to twv txôuo)v y^vo;), tant les vi>ipares que les ovipares, ensuite les oiseaux (rè ruiv épvi'ôwv). Enfin viendront après les animaux qui marchent sur le sol, ovipares et vivipares. Quelques-uns des quadrupèdes sont \i\iparcs, l'homme est le seul qui le soit des bipèdes. »

En parlant de la nature animée (tziçH ttj; I^coixt^ç (puaecoç), Aristote pose en principe qu'on ne doit négliger aucun détail, quelque bas ou peu relevé soit-il (3). Car, même dans ceux de ces détails qui peuvent ne pas flatter nos sens, la nature organisatrice (t) Stjfxioup- YYjCaffx çudtç) procure, par l'étude de ces êtres animés, d'inexprimables joies à ceux qui peuvent en connaître les causes et sont véritablement philosophes. Il ne faut donc pas, comme un enfant, reculer de dégoût devant l'examen (£max»}»iç) des animaux les plus infimes : dans toutes les choses de la nature il y a quelque chose d'admirable (ev tcSkti yàp toTç ^pu^ixoT; IveoTi ti ôauixa^rov).

C'est ainsi qu'HÉRAcuTE, raconte-t-on, dit à des étrangers venus pour le voir et s'entretenir avec lui, et qui, s'étant présentés, demeuraient immobiles en le voyant se chauffer au feu de la cuisine : « Entrez, enirez donc sans crainte, car ici aussi sont les dieux (elvott yxo xat £vTûcu6a ôeouç). »

De môme devons-nous entrer sans fausse honte dans l'étude des animaux, quels qu'ils soient, parce que. dans tout, il y a quelque chose de naturel et de beau. Comme il n'y a point de hasard dans la nature, et que tous les ouvrages de la nature existent en vue d'une certaine fin (evcxa Ttvoç), c'est précisément cette fin qui constitue sa beauté (4).

(i) Aristote, H. A., I, vu, 5.

(2) De part, anim., II, x.

(3) fbid., I. V.

(4) Cf. de part, an., l, v, 7. « Dans les œuvres de la nature il n'y a jamais de hasard : elles existent toujours en vue de quelque fin. Tô fàp (xt) tu/({vtwç, àXX' Evixcif tivoç Iv toi; ttJ; cpu^ccoç ipyoïç

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