‹ Le système nerveux central; structure et fonctions; histoire critique des théories et des doctrinesChapitre 36 sur 106 · LA NATURE ET LA VIE · texte numérisé non relu

LA NATURE ET LA VIE

« Parmi les substances dont la Nature se compose, les unes, étant incréées et impérissables, existent de toute éternité, les autres sont sujettes à naître et à périr. Twv oi(r.wv, oTai ^jgii cuveTraot, Taç [nh ày^vi^Tsu; xal àçOipTou; eîvai xov axxvTa aiûva, xiç Sa jjiSTé^etv Ysvéaewç xal çôcpa^ TJixféSiQXSv. Mais sur ces choses admirables et divines nos observations se trouvent, en ce qui les concerne, bien incomplètes. Car si on s'applique à les étudier, et louchant ce que nous désirons de connaître, il y a extrêmement peu de choses qui apparaissent à nos sens (xavusXw; èonv oXi-^x -zk (pavepi xx:i ty;v a^^^^v*). Au contraire, pour les substances matérielles, plantes et animaux, nous avons plus de moyens de les connaître, à cause de notre existence en commun. Quiconque veut y travailler et prendre de la peine comme il convient, peut en apprendre fort long sur chaque genre de ces êtres. Chacune de ces études a son charme. Pour les choses éternelles, dans quelque faible mesure que nous puissions les atteindre, nous éprouvons plus de joie, grâce à la sublimité du savoir, que pour tout ce qui est autour de nous; de même que, pour les choses que nous aimons, la vue de n'importe quelle et insignifiante partie nous est plus douce que la vue prolongée des objets les plus variés et les plus grands. Quant à Tétude des choses périssables, comme elles sont plus nombreuses et que nous pouvons les connaître plus à plein, elle revendique le plus haut rang du savoir (XaixSovei ty;v ty]; àxtmf^iJir^ç Ozeps^^iv). Et comme les choses périssables sont plus près de nous et plus conformes à notre nature, elles compensent en quelque sorte pour nous Tétude des choses éternelles et divines (sti Bà îii to iwXriJiaiTSpa i/jp-wv etvai xal TiJ; (pjaeo); OixeioTôpa àvcixaTaXXaTreTxC Tt Tçpcç TYjv TCÊpl xà OsTa ^ikcco^lxf » (i).

Anaxagore a fait un usage inexact du mol élher: il dit IV^^erau lieu du feu (a). Il est certes très rationnel. d*après les théories que nous avons exposées, dit Aristote, de composer chacune des étoiles de celle môme matière, Véther ou cinquième corps simple, dans lequel elles ont leur mouvement de translation, puisque ce corps est, par sa nature même, éternellement emporté dans un mouvement circulaire. Ceux qui soutiennent que les étoiles sont formées de feu ne parlent ainsi que parce qu'ils croient que le corps supérieur, V élher y est du feu ; car il est rationnel, nous le répétons, de penser que chaque chose se compose des éléments dans lesquels elle existe. Mais la chaleur et la lumière que

(i) Aristote, De part, an., I. v.

(a) Aristote, De cœlOt I, m, 6.

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