nap|x£v^$T); Iv oXoi itS OoSpaxi, xai 'En^xoupoî
6. Oî Sîtoixoi K3CVTS;, ev oXt) tJ xapôîa, >j tw ;cepi xapotav TCvEuixaTi.
7. AiôycVT);, EV T^ ûtpiTjpiotxfî xotXta (=z ventricule gauche du cœur qui reçoit l'air des veines) ttjç
xapÔîa;, rjTi; hx\ xal îuv£U{xaTix7i.
8. 'E(xx:£ÔoxX^; ev TiJ tou aiixaTo; ouaii-JEi, dans la substance du sang.
9. 01 Se, ev tô TpayïjXfji xfjç xapSia;. lo. 01 Ô£, /v T<M ;:£pi xapSîav uixe'vt. n. Oî $î, EV Tw 8iaçodY{xaTi.
20 LE SYSTÈME XEnVEiX CBXTHAL
De même, la plus ancienne source nationale de la cosmogonie des Grecs, la Théogonie d'HÉsioDK place le chaos à Torigine des choses (v. ii6 sq.).
Ce que nous appelons les forces de la nature étaient souvent conçues comme des abstractions morales, TAmour chez Paménide, la Haine et TAmilié, chezEMPÉDOcLE, l'Intelligence, chez Anaxagore, qui ne diflèrent guère au fond, quant à leur genèse anlhro|x>morphique, de l'attraction et de la répulsion des physiciens et des astronomes modernes. C'est en ce sens que Tualès a pu dire que « tout est plein de dieux ». Quant au principe élémentaire des choses, l'eau était pour le physicien contemporain de Solon et de Crésus la matière primordiale d'où tout était sorti. Nul doute que si Tiialès était Grec, le séjour de Milet et le commerce des cités helléniques avec les populations de l'Asie Mineure ne l'aient incliné vers les traditions asiatiques qui faisaient du chaos ou de l'océan le principe des choses. Le physique de Tiialès serait ainsi un fruit tardif de cette très ancienne croyance (i).
12. Tuiv vewTgpwv ô^ Tiveç, 8iTi«iv ajtô xeçaX^ç \^^L9^ "^ou ôiaçpaYjxatoç.
i3. nuOaY<>p«Ç» "f^ jxàv î^coTixôv r^tÇi tt)v xapSi'av, xô 81 Xoyixov xal vocoov rspi irjv xi^cCkfy,
Théodoret, Gr. affect. cur., V. Migne, t. 83, p. gSS. 'I^wroxpotTTjç fiev ^àp, xal ATjjjLOxpiTOç, xat nXittov ev i^xe^aXco toSto [xô fjysfjLOvixôv] I8pû<36a'. stpTJxa^iv 6 8à Sxpotxcov ev {i€aofp6tu (in superciliorum intercapedine). *Epaa(axpaxo; 81 ô îaxpo; ntpi X7)v xoiï eptEçâXou ixTJviYya, îjv xai £;:ixpav(8a "ké^zr 'HpdçiXo; 81, £v xj xou eYxeçàXou xoiXt^t* napfxevtÔT)? cï xal 'E::^xoupoç Iv oXw xto OoSpxxt* *E(jl71êSoxX^5 86, xat 'ApiT:ox^Tj;, xai xwv Sxwïxtov tj Çu{x(xopîa xtjv xapôtav a::8xXr[poaav xouxw (toute la secte des stoïciens lui assignent le cœur pour le lieu de sa résidence). Kat xoûxcov 8' au ::aXiv ot [liv ev xt} xoiX-'a xi\i xapSîaç* oî 8a, ev xû ai(xaxf xal ot (xàv, ev xw 3C6pixap8iiu u(xévi* ol 8è, Iv xô Siaçpay- |xaxi.
... Aïjjxo'xpixo; 8è xal 'Eîîixoupoç xal *ApiaxoxO.T)ç ^ÔapxTjv sTvai [xt)v 4'^y,Tlv] xaûxTjv âve'8r)v etpTJxaai (animam corruptibilem esse asseruerunt).
Voici, d'après Sextus Empiricus, l'énuméralion des principes matériels de l'univers adoptés aux diverses époques par les naturalistes et les philosophes grecs :
Pyrrhoniarum hypotyposeon sive institutionum lib. III, c. iv, 3o. Ilepi 6Xi)MÔv OLÇtym.
. . :iepi xwv GXixûv xaXoufiEVwv ap/^ûv Xexx^ov oxi xo:vuv auxa{ eîaiv âxaxâXr)::xoi, fdt8iov TJVt8EÎv...
« Il est aisé de voir que ces principes là sont incompréhensibles, eu égard aux disputes des dogmatiques sur ce sujet [et qu'on ne peut point savoir ce que c'est] ».
4>£pExu87)( fxèv ô Supio; f'îv sIt^s xtjv nâvxtuv elvai ap/^T[v.
0àXr)ç 8à ô MtXTÎaioç, GStop.
'AvaÇ{(xav8poç 8i ... xô aTcetpov.
'AvaÇijiévTjç 8è xal Aïoyêvtjç ô ATîoXXcoviaxTjç, aepa.
'iTWiâaoç 8â ô Mexa^ïovxtvoç, :îup.
Sevo^avr); 8a 6 KoXootovioç, "^fy xal G8o3p.
... "Itwccuv 8è ô pT)Ytvoç, nup xal G8ojp.
... Ot 86 Tîepl xôv E[X7:E8oxXEa ;cpô; xoî; Sxcoïxoî; rup, à^pa, xt^ta^, y^v. ^
... Oî 8e ;:Epi 'Aptixoxe'XT) xov IlEpiTraxrjXixôv, ;:yp, ocipa, û8cop, yfjv, xô xuxXo^odtjxixov at5fjia.
Ar][xdxpxoç 81 xal 'E:î''xoopo5, axcî(xou;.
*AvaÇa"]fopaî 8e ô KXa^ojji^vioç, 6[jLOio(x£pîia;.
Adversus mathcmaticos, IX.. v. Sôq. Ihpl aoSjjLaxo;. xal xôv aoijxaxa ^ajA^vcov, <i>ep£xu8T)ç {xev ô S^ipioç Y^v eXeÇe ;cavxwv Eivai âp/T)v xal axor/Eîov...
(i) Il est bien remarquable que la terre primitive et informe (Chthonia) de Phéréctde de Syros, contemporain de Tiialès, a non seulement la plus grande analogie avec le chaos, où étaient confondus
MATIÈRE ET FORCE ai
a Dans le poème d'IlÉsioDE, dit Zeller, les dieux eux-mêmes sont créés et ceux qu'honorait le peuple appartenaient même à une jeune génération divine. Il n'y a point de divinité qui puisse être considérée comme la cause éternelle de toutes choses et comme ayant sur la nature un pou>oir inconditionné. » La matière et la force de l'univers existent avant eux sous la forme du chaos éternel, et au-dessus d'eux, sous celle du Destin inexorable. C'est Gaea, la terre, qui produit le ciel avec ses astres innombrables, comme dans les divers systèmes du monde et théories du ciel des philosophes grecs du vi* et du v*' siècles (i). Aussi loin qu'on remonte dans le passé de l'Hellade, il n'y a d'autre être que le monde, avec sçs énergies créatrices et son éternité. Un dieu, cela vient à l'existence comme un homme, un cheval, un chêne. Hommes et dieux ont la même origine. Pindare l'a chanté dans la sixième Néméenne (strophe I, i-8) : les uns et les autres sont les enfants d'une même mère, la Terre (2).
L'homme ressemble aux immortels par la puissance de sa raison et la forme de son corps; il est, comme les dieux, soumis aux arrêts du destin; il ignore ce que la nuit et le jour lui réservent.
Comme les vieux aèdes qui avaient admis que, pendant une durée indéOnie, le Chaos et la nuit avaient seuls existé, les premiers physiologues, les physiciens de l'ionie, tinrent pour la cause première de l'univers et le principe éternel des choses, d'où tout sort et où tout retourne, sans création ni perte d'aucune partie du seul Être qui persiste, immuable à travers la génération et la destruction des mondes et des êtres vivants, les divers éléments matériels, tels que l'eau, l'air, le feu (3). Chez ces philosophes naturalistes, comme dans les anciennes cosmogonies, la matière première, sorte de chaos ou d'abîme, où s'agitent confusément des germes de ce qui sera, préexiste à l'apparition de la terre et du ciel, a Tout était ensemble ». 'Ouou Tiàvxa x9'^^V-^i:aL : ainsi s'ouvrait le livre d'ÀNAXAGORE (4). Et dans ce mélange où tous les germes des choses (5) étaient confondus (yj (tu(i.{xiçiç xTuavTowy'pYjjjLàTiov), rien n'était encore visible à cause de la petitesse des éléments. Dans cet univers, VUn était Tout. ''Ev ...Tcavroc xÇ'^^l^.x':x. L'air et l'éther se séparèrent d'abord de ce qui contient et « environne » tout, du ciel « infini en grandeur » (6). Ce fut alors que le dense se sépara du rare, le chaud du froid, le lumineux du ténébreux, le sec de l'humide.
à I origine, suivant Hésiode {^Théog., v. 116), la terre et le ciel, et d'où tout est sorti, les dieux comme le reste, — mais a fait croire à Achillès Tatius, à Tzetzès et au scholiaste d'HÉsiODE (*), que Phérécyde, comme Thales, avait tout fait venir de loau. Certes, /Ocov est bien la terre pour Phérécyde, mais H. Martin a reconnu qu'elle est bien près d'être en même temps l'ensemble primitif et confus de toutes choses. (Mém. de l'Acad. des inscr., XXIX, a« p., 36 sq.)
(i) La cosmogonie des Oiseaux, d'ARiSTOPHANE, est un morceau mythologique de premier ordre, a Au commencement fut le Chaos, et la Nuit, et le noir Erèbe, etle vasleTarlare. » Il n'y avait ni terre, ni air, ni ciel. La race des immortels n'existait pas encore.
(a) Les dieux d'Empédocle, de Démocrite et d'Épicure sont plus grands, plus puissanU et vivent plus longtemps que l'homme ; voilà tout. Mais ils subissent, comme tout ce qui vient à l'existence, les destinées et l'inévitable mort.
(3) Aristotk, Met., I, m. tôv Srj TcpoSiwv çiXoaoçTjafltvTwv o\ tiXsîotoi là; Iv OXr); etSc». {jicîvaç coTJOijaav âpyàç eîvai ;:divTcov... Elai 8^ tive; oî xai toÙ; TcajxTcaXaîou; x«\ r.ok\j Tzpo xf;; vCîv Y^v^aew; xa» TCptoTOu; OeoXo^aaviaç oûiwç orovtat izzo'. if)? çuaco); u7ïoXa6eîv.
(4) Fragm. philosophorum graec, (Mullach), I, 248. Fr. i.
(5) Fragm. 4. Dans le fr. 3, les éléments d'Anaxagore qu'on devait appeler plus lard homocoméries, sont expressément appelés « germes de toutes choses », aTCcpjji.aTa Tcâvttov /prjfjtaTwv.
(6) Fragm. a. xa\ id ^e '^s.'sis/ov arâipdv iait lô t:X^Oo;. Ce dernier mol a ici le sens de grandeur.
(*) Ad^. Theog.. 116. ^ipiAit^r,^ h Hirpio^ xat ôai^rî^ ô M()./;7(05 àp^^ijv rwv o)wf tô u^wç ^avty #Tvat...
20 LE SYSTEME SERVEIX CE\TnAL
De même, la plus ancienne source nationale de la cosmogonie des Grecs, la Théogonie d'HÉsioDE place le chaos à Torigine des choses (v. ii6 sq.).
Ce que nous appelons les forces de la nature étaient souvent conçues comme des abstractions morales, TAmour chezPAMÉMOE, la Haine et T Amitié, chezEMPÉDOCLE, l'Intelligence, chez Anaxagore, qui ne diflèrent gu^re au fond, quant à leur genèse anthropomorphique. de l'attraction et de la répulsion des physiciens et des astronomes modernes. C'est en ce sens que Thalès a pu dire que « tout est plein de dieux ». Quant au principe élémentaire des choses, l'eau était pour le physicien contemporain de Solon et de Crésus la matière primordiale d'où tout était sorti. Nul doute que si Tiialès était Grec, le séjour de Milet et le commerce des cités helléniques avec les populations de l'Asie Mineure ne l'aient incliné vers les traditions asiatiques qui faisaient du chaos ou de l'océan le principe des choses. Le phvsiquc de Tualès serait ainsi un fruit tardif de cette très ancienne croyance (i).
12. Tcuv vetuTEpcov ^i tiveç, 8itJx£iv 0L7ZO xE^aXTJ; (xs'xpi fo^ ôtaç>paYjxato;.
i3. nuOoYOpaç, xo (xèv î^wtixÔv repi ttjv xapô^av, xo 81 Xoyixôv xai voêpôv repi xtjv x6faXr[v.
Théodoret, Gr. affect. cur., V. Migne, t. 83, p. 988. 'lîwcoxpaxrjî jiàv fàp, xal ArjjKÎxptxoç, xal nXixojv 6v iY*£çaX(i> xouxo [xo f)Y8(xovixov] t8puo6ai fiipTJxaîiv ô Si ]Sxpaxcov cv fuaofp^Scu (in supercîliorum intercapedinc). *Epaa{axpaxoç 8a ô laxpo; 7ztp\ xtjv xoo ÈpteçâXou |xTivi*f]f«, î|v xal 6::ixpavî8a Xé^tv *HpoçiXo; 8a, £v x^ xou lyT^z^akoit xoiXîa* IIap{xsv(87]; oà xat *E7:^xoupoç Iv oXto xoi Ocupaxi* *E(JL71ê8oxX^; 8e, xai 'ApioxoxAr);, xal xtov Sxwïxûv f) Ço(X{xopia xtjv xap8tav a;:ExXT[poaav xouxw (toute la secte des stoïciens lui assignent le cœur pour le lieu de sa résidence). Kal xoûxcov 8' au TcaXtv ol jxÈv Iv xj xoiXta x^ç xap8îa(' oî 8à, Iv xû aifxaxi* xal ol {xèv, Iv xw rsptxapS^oj o{xevi* ot 8â, cv xû Siaçpaffxaxi.
... Airjjioxpixo; 8à xal *E;:{xoopoî xal 'Aotaxox^rjç 9Ôapxriv sTvai [xt)v ^J'W/.^v] xawxTjv âveSTjv sîpTJxaai (animam corruptibilem esse asseruerunt).
Voici, d'après Sextus Empiricus, l'énumération des principes matériels de l'univers adoptés aux diverses époques par les naturalistes et les philosophes grecs :
Pyrrhoniarum hypotjposeon sive institutionum lib. III, c. iv, 3o. riepi ùXtxwv àp/cov.
. . repl xoiv CXixûv xaXoufxevwv apy^ûv Xexx^ov oxi xoi'vuv aùxa^ eîatv âxaxaXr)::xoi, fa8iov oyviSfiîv...
« Il est aisé de voir que ces principes là sont incompréhensibles, eu égard aux disputes des dogmatiques sur ce sujet [et qu'on ne peut point savoir ce que c'est] ».
4>£pexu87)( [lèv ô Supio; f^î^ ^^^^^ *^V t^^^vxwv slvai apX'îv.
©oXtjî 8è 6 MiXT[aio;, OStop.
'AvaÇ/|xav8poî 8e ... xô a;c£ipov.
'AvaÇi{i6'/7)ç 8È xal A«oy£'vt)ç b AJîoXXcuviaxrjç, a^pa.
'lîwuaaoç 8e h Mexa^uovxîvoç, 7:up.
Ssvo^àvTjç 8s ô KoXoocovtoç, Yîjv xal {l8o3p.
... "Itzko}^ 8e ô pT)Ytvo;, Tiup xal C8aip.
... Oî 8e TîEpl xôv E(xn£8oxX^a jcpôç xoî; SxWtxot; rup, a^pa, 08top, y^v. ^
... Oî 8e Tzepl 'AptTxoxfi'XT) xov n£pi;:axr,xixôv, n\ip, âipa, G8wp, f^v, xô xuxXo^oprjxixov aûfia.
A7][xdxpxoç 82 xal 'E;:;xoopoç, axdfxouç.
'AvaÇaycipaî 8e b KXa!^o(x^vtOî, ôfjioiOfxEpsta;.
Adversus mathcmaticos, IX, v. 359. IIspl atiijjiaxo; . xal xôv aw[iaxa oajjL^vfov, 4>£p£xw8T)ç |x£v ô Si5pioç Y'jv eXeÇe ^cavxwv Elvai Ôl^/jc* xal axor/^Etov...
(i) Il est bien remarquable que la terre primitive et informe (Chthonia) de PnéRÉCTOE de Syros, contemporain deTnALÈs, a non seulement la plus grande analogie avec le chaos, où étaient confondus