Veine cérébrale antérieure
g. Veine de la corne d'AMMON.
)o. Grande veine anastomotique de Trolard.
Les veines profondes.
Les veines profondes recueillent le sang veineux des ganglions de la base, des parois ventriculaires du cerveau antérieur et du cerveau intermédiaire, de la partie voisine de la substance blanche de chaque hémisphère et des plexus choroïdes latéraux. Elles constituent, entre les deux feuillets de la toile choroïdienne du troisième ventricule, deux veines volumineuses appelées veines de Galien.
Chaque veine de Galien commence, à l'extrémité antérieure de la toile choroïdienne, par la réunion de la veine de^ la cloison transparente,
la veine du corps strié et la veine des plexus choroïdes latéraux, FIG. 412.
La veine de la cloison transparente est très grêle; elle ramène le sang veineux de la cloison transparente, de la partie antérieure du corps calleux et de la partie correspondante du ventricule latéral.
La veine du corps strié est beaucoup plus volumineuse.
Elle parcourt d'arrière en avant le sillon semi-circulaire qui sépare le noyau caudé de la couche optique recevant successivement des veinules de la partie externe de la couche optique, et des veines plus grosses venant du noyau lenticulaire, du noyau caudé, de la capsule interne et de la substance blanche voisine. A l'extrémité antérieure de la couche optique, elle passe par le trou de Monro et se jette dans la veine de Galien.
La veine des plexus choroïdes se trouve dans l'épaisseur de ces plexus; elle augmente de volume d'arrière en avant et se jette dans la veine de Galien au niveau du trou de Monro.
FiG 412.
Les veines de Galien ou veines cérébrales profondes. Gr. nat. 2|3.
Veines de Galien. Chaque veine de Galien se constitue donc, à l'extrémité antérieure de la toile choroïdienne, par la réunion de la
veine de la cloison transparente, la veine du corps strié et la veine du plexus choroïde. Elle parcourt d'avant en arrière toute l'étendue de la toile choroïdienne, renforcée successivement par les veines de la couche optique et de la voûte à trois piliers, la veine de la corne d'AMMON et la veine de l'ergot de Morand. A la base de la toile choroïdienne, les deux veines de Galien se réunissent en un tronc volumineux qui se jette dans l'extrémité antérieure du sinus droit.
Des veines cérébrales le sang veineux passent dans les sinus de la dure-mère.
Les sinus de la dure-mère.
Les sinus de la dure-mère sont des canaux généralement triangulaires creusés dans l'épaisseur même de l'enveloppe la plus externe de l'encéphale. On les divise en sinus pairs et sinus impairs.
Sinus impairs. Les sinus impairs sont au nombre de cinq. Ce sont : le sinus latéral, le sinus occipital latéral, le sinus caverneux, le sinus pétrmx inférieur et le sinus pétreux supérieur.
1° Le sinus latéral, fig. 413. Il correspond à la gouttière latérale creusée sur la face interne de l'occipital et de la portion mastoïdienne du temporal ; il s'étend depuis la protubérance occipitale interne, où il communique avec le confluent des sinus, jusqu'au trou déchiré postérieur, où il se continue avec la veine jugulaire interne. Il est horizontal dans la partie de son trajet qui correspond au bord adhérent de la tente du cervelet. Arrivé à la base du rocher, il s'infléchit en bas, parcourt la partie de la gouttière latérale- creusée sur la face interne de la portion mastoïdienne du temporal, puis passe sur la partie antérieure de l'os occipital pour arriver ainsi au trou déchiré postérieur.
Le sinus latéral reçoit, comme branches collatérales, les veines cérébelleuses latérales supérieures et inférieures, la veine médiane cérébelleuse inférieure, des veines cérébrales externes et des veines cérébrales inférieures.
2° Le sinus occipital latéral. Il commence sur le pourtour du trou occipital, se dirige en haut et en arrière, de chaque côté de la faux du cervelet, et va se jeter dans le sinus latéral au voisinage immédiat du confluent des sinus, fig. 413.
3° Le sinus caverneux. Il est situé de chaque côté de la selle turcique et s'étend depuis la partie interne de la fente sphénoïdale, où il reçoit les veines ophthalmiques, jusqu'au sommet du rocher, où il se continue avec le sinus pétreux inférieur, fig. 413.
Vous vous rappelez que c'est dans l'intérieur même de ce sinus caverneux que passent l'artère carotide interne et le nerf oculo-moteur externe, et que c'est dans la paroi de ce sinus que courent le nerf oculo moteur commun, le nerf pathétique et le nerf ophthalmique de Willis.
Les veines ophthalmiques communiquent, à la base de l'orbite, avec les veines de la face. Elles constituent donc une large anastomose entre les veines extra-craniennes et les sinus de la dure-mère.
C'est dans ce sinus caverneux que s'ouvre fréquemment . la grande veine anastomotiqiie de Trolard.
FiG. 413.
Les sinus veineux de la [hase du" erâne. |Gr.j nat. 2/3. 4° Le smus pétveux inférieur. Il est situé au niveau de la suture pétroocciptale et s'étend depuis l'extrémité postérieure du sinus caverneux jusqu'au niveau du trou déchiré postérieur, où il se déverse dans la veine jugulaire interne. Il relie le sinus caverneux au sinus latéral, fig. 413.
5° Le simis pétreux supéneur. Il est situé le long du bord libre du rocher du temporal dans l'épaisseur du bord adhérent de la tente du cervelet, FiG. 413. Il communique en avant avec le sinus caverneux et, en arrière, avec le sinus latéral.
Sinus impairs, fig. 414. Les sinus impairs sont situés sur la ligne
médiane. Ils sont également au nombre de cinq. Ce sont : le sinus
longitudinal supérieur, le sinus longitudinal inférieur, le sinus dvoit, le sinus coronaire de Ridley et le simis occipital transverse.
FiG. 414.
Section sagittale faite un peu en dehors de la ligne médiane sur un crâne où les prolongements de la dure-mère étaient conservés. Gr. nat. 2/3.
/. cervel. : faux du cervelet.
s. dr. : sinus droit.
s. lat. : sinus latéral.
tente : partie de la tente du cervelet.
s. long, in/ : sinus longitudinal inférieur. s. l. sup. : sinuslongitudinalsupérieur.
/. cerv. : faux du cerveau.
conjl : confluents des sinus.
1° Le sinus longitudinal supérieur. Il est situé dans un dédoublement de la dure-mère le long du bord adhérent de la faux du cerveau et s'étend depuis la crête du frontal jusqu'à la protubérance occipitale interne, où il se réunit avec les deux sinus latéraux et le sinus droit pour
constituer le confluent des sinus. Ce sinus augmente de volume d'avant en arrière. Il reçoit, sur son trajet, presque toutes les veines cérébrales de la face interne et les veines cérébrales ascendantes de la face externe des hémisphères cérébraux, y compris la grande veine anastomotique de Trolard, les veines méningées moyennes et la veine émissaire de Santorini.
20 Le simis longitudinal inférieur. Il est renfermé dans l'épaisseur de la faux du cerveau le long de la moitié postérieure de son bord inférieur. Il reçoit quelques veines de la face interne des hémisphères et se jette en arrière dans le sinus droit.
3° Le sinus droit. Le sinus droit est situé dans l'épaisseur de la dure-mère au point de réunion de la faux du cerveau avec la tente du cervelet. Il reçoit, en avant, le sinus longitudinal inférieur, les veines de Galien avec les veines basilaires et la veine cérébelleuse médiane supérieure. Il se réunit, en arrière, avec les sinus latéraux et le sinus longitudinal supérieur pour constituer le confluent des sinus ou pressoir d'Hérophile.
4° Le sinus coronaire. Il est situé dans un dédoublement de la duremère, au niveau de la selle turcique, tout autour de la tige pituitaire à laquelle est suspendue l'hypophyse. Il communique, de chaque côté, avec le sinus caverneux.
5° Le sinus occipital transverse. C'est un sinus transversal étendu entre l'extrémité postérieure des deux sinus caverneux au niveau de la partie antérieure de la gouttière basilaire de l'occipital.
Les sinus de la dure-mère, sinus impairs aussi bien que sinus pairs, communiquent donc les uns avec les autres. Le sinus longitudinal supérieur, le sinus longitudinal inférieur, le sinus droit et le sinus occipital latéral arrivent au confluent des sinus et par là se rendent dans les sinus latéraux. Le sinus caverneux, le sinus coronaire et le sinus occipital transverse communiquent, en arrière, avec le sinus pétreux supérieur et avec le sinus pétreux inférieur qui tous deux se rendent dans le sinus latéral et par là dans la veine jugulaire interne. «•
A son extrémité antérieure, chaque sinus caverneux communique avec les veines ophthalmiques et par là avec les veines superficielles de la face.
Nous avons vu que le sinus longitudinal supérieur reçoit encore les veines méningées moyennes. Celles-ci accompagnent les ramifications de l'artère correspondante entre la face interne du pariétal et la face externe de la dure-mère et, en passant par le trou sphéno-épineux, communiquent avec les veines extra-craniennes dans la fosse ptérygo-maxillaire. ^
Ces veines méningées moyennes s'ouvrent souvent dans les lacs sanguins situés dans l'épaisseur de la dure-mère au niveau des granulations de Pacchioni. Ces lacs à leur tour communiquent avec le sinus longitudinal supérieur et quelquefois avec les veines diploïques, fig. 415.