V. émis. : Veine émissaire de Santorini
Nous avons vu que, d'après Trolard, ces cavités sanguines creusées dans l'épaisseur de la dure-mère devraient être considérées comme des réservoirs destinés .à recevoir momentanément le trop plein du sang veineux, quand la cijrculation crânienne est quelque peu gênée, en attendant que ce sang veineux puisse être déversé dans les veines extracraniennes, soit par les veines méningées, soit par les veines diploïques.
Les sinus veineux de la dure-mère communiquent encore avec les veines diploïques et avec les veines extra-cvaniennes.
Les veines diploïques sont des cavités irrégulières creusées dans l'intérieur des os du crâne et communicant d'une part, soit avec les veines méningées au niveau des lacs sanguins, soit avec le sinus longitudinal supérieur ou le sinus latéral, et s'ouvrant d'autre part dans le réseau veineux tégumentaire, fig. 415. Les veines méningées moyennes et les veines diploïques établissent donc des anastomoses entre les veines intracraniennes et les veines extra-craniennes.
Les veines extya-craniennes communiquent avec les veines intra-craniennes :
1° Au niveau du irou déchiré postérieur, où la veine jugulaire interne reçoit le sang veineux du sinus latéral et du sinus pétreux inférieur.
2° Au fond de la cavité orbitaire; là, les veines ophthalmiques se jettent dans le sinus caverneux.
30 Au niveau du trou mastoïdien. Ce trou s'ouvre dans le sinus latéral et est traversé par une veine mastoïdienne reliant ce sinus au réseau veineux tégumentaire de la région mastoïdienne.
40 Au niveau du trou pariétal, où une veine appelée veine émissaire de Santorini relie le sinus longitudinal supérieur aux veines sous-cutanées de la région pariétale.
50 Enfin, nous avons signalé plus haut les anastomoses qui ont lieu entre les veines extra-craniennes et intra-craniennes par les veines méningées moyennes et par les veines diploïques.