‹ Le système nerveux de l'hommeChapitre 129 sur 152 · COMPARATIF · texte numérisé non relu

COMPARATIF

\voies sensitives et leurs parties homologues.

Voie des fibres olfactives.

"Cellules bipolaires de la muqueuse olfactive.

33ellules tnitrales de la couche moyenne du bulbe olfactif.

r^ommissure antérieure du cerveau antérieur.

l^acines olfactives se divisant en

VOIFS

VOIES

COURTES

LONGUES

eestinées aux

destinées au

niasses grises

cerveau

de la

antérieur.

Ibandelette

(Ecorce

(Ober-

cérébrale

steiner).

de la Gorne

d'AMMON,

de la circon-

volution de

l'hippocampe

et du repli

unciforme)

Voie

Voie

olfactive

olfactive

centrale

centrale

réflexe.

corticale.

Voie des fibres sensitives spinales.

Cellules épithéliales de la peau et des muqueuses.

Cellules morphologiquement unipolaires, mais embryologiquement et physiologiquement bipolaires des ganglions spinaux.

Cellules des cordons de la substance grise de la moelle.

Commissure antérieure de la moelle et entrecroisement des fibres du ruban de Reil à la partie moyenne de la moelle allongée.

Faisceau fondamental du cordon postérieur et faisceau fondamental du cordon anlérolatéral de la moelle épinière;

■ couche des fibres sensitives du tronc cérébral. Toutes ces fibres se divisent en

VOIES

VOIES

COURTES

LONGUES

destinées aux

destinées au

différents

cerveau

étages

antérieur.

de la moelle

(Ecorce

épinière.

cérébr. de la

zone motrice

(Flechsig et

Hûsel), du

lobe pariétal,

du lobe

occipital et du

lobe temp ),

Voie sensitive

Voie sensitive

spittale

spinale

centrale

centrale

réflexe.

corticale.

Voie des fibres sensitives cérébrales.

Cellules épithéliales de la peau et des muqueuses.

Cellules morphologiquement unipolaires, mais embryologiquement et physiologiquement bipolaires des ganglions cérébraux.

Cellules des noyaux terminaux sensitifs des nerfs crâniens.

Une parties des fibres arciformes internes.

Couche interolivaire dans la moelle allongée et couche des fibres sensitives dans la protubérance annulaire se divisant en

VOIES

VOIES

COURTES

LONGUES

destinées aux

destinées au

différentes

cerveau

masses grises

antérieur.

du

(Ecorce

bulbe et de la

cérébr. de la

protubér.

zone motrice

(Flechsig et

HÔSEL), du

lobe pariétal,

du lobe

occipital etdu

lobe temp.).

Voie sensitive

Voie sensitive

cérébrale

cérébrale

centrale

centrale

réflexe.

corticale.

Les cellules multipolaires du tubercule latéral et du noyau accessoire pour la voie acoustique ;

Les cellules mitrales de la couche moyenne du bulbe olfactif pour la voie olfactive ;

Les cellules des cordons de la substance grise de la moelle et les cellules constitutives des noyaux des cordons de Goll et de Burdach pour la voie sensitive spinale ;

Les cellules constitutives des noyaux terminaux sensitifs des nerfs cérébraux pour la voie sensitive cérébrale.

Ces neurones cérébro-spinaux envoient leurs prolongements cylindraxils vers les parties supérieures de l'axe cérébro-spinal. Parmi ces prolongements, les uns restent dans la même moitié de l'axe nerveux, les autres s'entrecroisent sur la ligne médiane et se rendent dans la moitié opposée de cet axe.

Les fibres directes se rendent dans la substance blanche de la moitié correspondante de l'axe nerveux :

La bandelette optique ;

La couche latérale du ruban de Reil ;

Les racines olfactives ;

Le faisceau fondamental du cordon postérieur et du cordon antérolatéral et la couche interolivaire ;

La couche médiane des fibres sensitives.

Les fibres croisées se rendent dans la substance blanche de la moitié opposée de l'axe nerveux :

La bandelette optique ; La couche latérale du ruban de Reil; Les racines olfactives ;

Le faisceau fondamental du cordon antéro-latéral et la couche interolivaire ;

La couche médiane des fibres sensitives.

L'entrecroisement partiel de toutes ces fibres centrales se fait dans : Le chiasma des nerfs optiques ; Le corps trapézoïde et les stries médullaires ; La commissure antérieure du cerveau antérieur ;

La commissure blanche antérieure de la moelle et au niveau de l'entrecroisement des fibres du ruban de Reil à la partie inférieure de la moelle allongée ;

Le tronc cérébral par une partie des fibres arciformes internes.

Après entrecroisement , les fibres directes réunies aux fibres croisées constituent, dans chaque moitié de l'axe nerveux : La bandelette optique ; La couche latérale du ruban de Reil ; Les racines olfactives ;

Le faisceau fondamental du cordon antéro- latéral et la couche intei'olivaire de la moelle allongée ;

La couche interolivaire dans la moelle allongée et la couche des fibres sensitives dans la protubérance annulaire et le cerveau moyen.

Le faisceau de fibres directes et de fibres croisées renferme, pour chacune des voies sensitives, des fibres courtes et des fibres longues.

A un point quelconque de leur trajet ascendant, les fibres courtes se terminent dans une substance grise supérieui'e :

Les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux, les corps genouillés externes et les couches optiques pour les fibres courtes des voies optiques.

Les olives supérieures, les noyaux du corps trapézoïde, les noyaux latéraux, les éminences postérieures et antérieures des tubercules quadrijumeaux pour les fibres courtes des voies acoustiques.

La substance grise des bandelettes olfactives pour les fibres courtes des voies olfactives (Obersteiner).

La substance grise de la moelle épinière, de la moelle allongée, de la protubérance annulaire, du cerveau moyen et du cerveau intermédiaire (i) (même les substances grises du cervelet, ainsi que nous le verrons plus tard) pour les fibres courtes des voies sensitives spinales.

Les divers amas de substance grise de la moelle allongée, de la protubérance annulaire, du cerveau moyen et du cerveau intermédiaire (i) pour les fibres courtes des voies sensitives cérébrales.

(0 Quelques auteurs, notamment v. Monakow et ses élèves, admettent qu'une grande partie des fibres sensitives centrales se terminent dans les couches optiques. Là, elles se mettraient en connexion avec d'autres éléments nerveux reliant chaque couche optique à l'écorce cérébrale de l'hémisphère correspondant.

Ces fibres servent aux voies réflexes et constituent des voies sensitives centrales réflexes.

Les fibres longues continuent leur trajet ascendant pour aller se terminer dans l'écorce grise des hémisphères cérébraux :

La face interne du lobe occipital pour les fibres optiques ;

Les circonvolutions temporales supérieure et moyenne pour les fibres acoustiques ;

La corne d'AMMON, la circonvolution de l'hippocampe et le repli unciforme pour les fibres olfactives ;

Le lobe pariétal, le lobe occipital et le lobe temporal et, d'après Flechsig et HôSEL, les circonvolutions centrales et le lobule paracentral pour les fibres sensitives cérébro-spinales.

Ces fibres longues servent à la perception consciente et constituent des voies sensitives centrales corticales.

Toutes ces fibres longues des diverses voies sensitives, réunies en un petit faisceau compact, passent par le tiers postérieur du bras postérieur de la capsule interne, puis elles s'écartent en rayonnant les unes des autres avant de se terminer dans l'écorce grise cérébrale.

Ces considérations que nous venons de développer sur la constitution probable de la voie sensitive centrale des nerfs cérébro-spinaux ne sont, dans l'état actuel de nos connaissances, que de pures hypothèses. En dehors des voies centrales optiques, olfactives et acoustiques, on ne connaît pour ainsi dire rien de certain, rien de parfaitement établi concernant la voie sensitive centrale des nerfs cérébro-spinaux, si ce n'est que les fibres constitutives de cette voie s'entrecroisent, au moins en grande partie, avant de se terminer dans l'écorce cérébrale et que cet entrecroisement a lieu, pour une partie des fibres en connexion avec les nerfs spinaux, au niveau de l'entrecroisement des fibres du ruban de Reil.

Les pédoncules cérébelleux inférieurs.

Nous avons vu que le cervelet est considéré généralement comme le centre de coordination des mouvements. Pour qu'il puisse remplir cette fonction importante, il faut qu'il soit en connexion, d'une part avec les fibres sensitives périphériques qui se terminent dans la profondeur

Schéma montrant le mode de constitution t'es pédoncules cérébelleux.

/. cort. : Faisceaux cortico-protubérantiels.

pcs : Pédoncules cérébelleux sup..

/. céréb. : Faisceau cérébelleux

pci : Pédoncules cérébelleux infér.

pcm : Pédoncules cérébelleux moyens

de nos muscles et qui lui transmettent les impressions du sens musculaire, et d'autre part avec les cellules radiculaires des fibres motrices périphériques pour modifier et régulariser les excitations venues des cellules de la zone motrice du cerveau.

Le cervelet est relié à la moelle épinière et à la partie inférieure de la moelle allongée par les pédoncules cérébelleux inférieurs. Chacun de ces pédoncules devrait donc renfermer des fibres ascendantes conduisant les impressions sensitives et des fibres descendantes conduisant les excitations motrices.

A. Fibres ascendantes. Nous avons vu que chaque pédoncule se constitue, à la partie inférieure de la moelle allongée, par la réunion de trois espèces de fibres nerveuses ascendantes, fig. 496.

1° Les fibres du faisceau cérébelleux du cordon latéral de la moelle épinière ;

2° Les fibres venant des noyaux des cordons de Goll et de Burdach du même côté et du côté opposé du tronc cérébral;

3° Les fibres venues de l'olive bulbaire du côté opposé.

On ne connaît pas la fonction physiologique des fibres venant de l'olive. Quant aux fibres du faiseau cérébelleux et aux fibres qui viennent des noyaux des cordons de Goll et de Burdach, on doit les considérer comme des fibres sensitives ayant pour fonction de relier les neurones sensitifs périphériques de la moelle aux masses grises centrales ou périphériques des hémisphères cérébelleux.

Faisceau cérébelleux du cordon latéral de la moelle épinière. Vous savez que ce faisceau est formé de fibres nerveuses ascendantes ayant leurs cellules d'origine dans la substance grise de la moelle. Le long de la moelle dorsale ces cellules nerveuses sont réunies en un petit amas distinct situé sur la face interne des cornes postérieures de la substance grise et appelé colonne de Clarke. Le long de la moelle lombaire et le long de la moelle cervicale, ces cellules se trouvent disséminées dans la substance grise de la corne postérieure.

Dans la colonne de Clarke de la moelle dorsale et dans la corne postérieure de la substance grise de la moelle cervicale et de la moelle lombaire, les cellules d'origine des fibres du faisceau cérébelleux viennent en contact avec un grand nombre de ramifications collatérales et terminales des fibres du cordon postérieur, c'est-à-dire avec les ramifica-

tions cylindraxiles des éléments nerveux sensitifs périphériques de la moelle, fig. 497.

FiG. 497.

Coupe transversale de la moelle dorsale d'un embryon de vache montrant les collatérales des cordons postérieurs qui se ramifient abondamment

dans la colonne de Clarke.

Ces cellules d'origine du faisceau cérébelleux rentrent dans le groupe des cellules des cordons, dont les prolongements cylindraxils se rendent horizontalement dans la substance blanche du cordon latéral. Arrivés dans la couche périphérique de ce cordon, fig. 498, ces prolongements cylindraxils se recourbent en haut pour devenir des fibres longitudinales ascendantes.

Au fur et à mesure qu'il monte dans la moelle épinière, ce faisceau augmente de volume par l'adjonction constante de nouvelles fibres nerveuses, FIG. 499. A la partie inférieure du bulbe, les fibres du faisceau cérébelleux quittent le cordon latéral; elles se dirigent en arrière et en dedans, en contournant la racine descendante du nerf trijumeau. Elles prennent ensuite part à la constitution du pédoncule cérébelleux inférieur, pénètrent avec ce pédoncule dans la substance blanche du cervelet, pour aller se terminer, croit-on, dans la substance grise qui constitue les noyaux du toit ou noyaux de Stilling.

Fibres venant des noyaux des cordons de Goll et de Burdach. Nous avons vu que les masses grises qui apparaissent dans le cordon I postérieur, à la partie inférieure de la moelle allongée, constituent des I noyaux sensitifs terminaux pour les fibres longues des cordons postérieurs.

FiG. 498.

Schéma indiquant la position des différents faisceaux de fibres nerveuses qui constituent la substance blanche de la moelle épinière.

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