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Neurones moteurs périphériques

Dans le cervelet se trouve la cellule d'origine du neurone moteur central dont le prolongement cylindraxil descend par le pédoncule cérébelleux inférieur et le faisceau fondamental du cordon antéro-latéral de la moelle pour se mettre en connexion, par ses ramifications collatérales et terminales, avec un nombre plus ou moins grand de cellules radiculaires. La coordination de nos mouvements par le cervelet se ferait uniquement par ces voies réflexes.

L'exemple le plus remarquable de cette voie réflexe complexe existe cependant dans la voie décrite par Held sous le nom de voies réflexes optique et acoustique, fig. 518.

Neurone sensitif périphérique : C'est la cellule bipolaire de la rétine pour le réflexe optique et la cellule bipolaire du ganglion spiral pour le réflexe acoustique.

Neurone sensitif central : C'est une des fibres du nerf optique qui se terminent dans les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux ou une des fibres du corps trapézoïde ou de la voie centrale acoustique se terminant également dans les tubercules quadrijumeaux antérieurs.

Neurone moteur central : Pour les deux réflexes il est représenté par une des cellules volumineuses qui constituent la masse grise du noyau des éminences antérieurs et dont le prolongement cylindraxil, en descendant dans le faisceau longitudinal postérieur, se met en contact par ses ramifications collatérales et terminales avec le nerf oculo-moteur commun (réflexe pupillaire), avec le nerf pathétique, le nerf oculo-moteur externe, peut-être avec l'hypoglosse et, dans la partie supérieure de la moelle, avec les cellules radiculaires des nerfs cervicaux.

Neurone moteur périphérique : Ce sont les cellules radiculaires des nerfs périphériques avec lesquelles le neurone central arrive en contact.

On peut admettre aussi l'existence de voies réflexes allant des nerfs sensitifs périphériques jusque dans la zone motrice de l'écorce cérébrale pour redescendre par les fibres de la voie pyramidale jusqu'aux cellules radiculaires des nerfs moteurs périphériques. Nous avons vu, en effet, que, d'après Flechsig et Hosel, un grand nombre des fibres de la voie sensitive centrale se terminent directement dans la zone motrice.

Nous sommes arrivé à la fin de cet aperçu général sur la structure de l'axe nerveux, par lequel nous avons voulu terminer l'étude du système nerveux cérébro-spinal.

Dans ces dernières leçons, nous avons dû abandonner bien souvent le terrain des faits. La structure interne de l'axe cérébro-spinal présente, en effet, encore tant de lacunes que pour pouvoir nous faire une idée générale de l'ensemble, nous nous trouvons dans la nécessité de devoir suppléer quelquefois aux faits précis qui nous manquent encore par des hypothèses plus ou moins probables. Ces hypothèses nous ont servi à construire un certain nombre de schémas destinés à mieux vous faire saisir l'origine, le trajet, la terminaison et les connexions multiples de ces nombreux faisceaux de fibres nerveuses qui servent à édifier l'axe cérébro-spinal.

Avant de finir, nous tenons cependant à vous déclarer que toutes ces figures schématiques construites sur des hypothèses ne doivent et ne peuvent avoir à vos yeux d'autre valeur que celle que scientifiquement on peut attribuer à des schémas.

« Un schéma, dit Edinger dans ses leçons sur le système nerveux central, un schéma est toujours un édifice fragile. On doit l'améliorer tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre. Très souvent même on est obligé de détruire de fond en comble quelques-unes de ses parties et de les réédifier complètement. On a contesté l'utilité de construire des schémas dans un domaine qui offre encore tant de lacunes comme celui de la structure intei'ne du système nerveux central. Comme réponse à ces critiques, nous pouvons répéter ici les paroles que le vieux Burdach écrivait en 1819. « La science ne consiste pas seulement dans une collection de faits isolés. Chaque fois que l'on a acquis un certain nombre de faits nouveaux, on est en droit de leur donner une place dans l'édifice total. Ce n'est pas par là que l'on peut enrayer les progrès de la science. Au contraire, c'est seulement quand nous sommes mis en état de contempler l'édifice dans son ensemble, que nous pouvons apercevoir, au premier coup d'œil, les lacunes de nos connaissances et les directions dans lesquelles nous devons pousser nos recherches ultérieures. Puissent de pareilles tentatives se renouveler soùvent. Aucun schéma n'est détruit, sans avoir été de quelque utilité à la science ».

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