‹ Le système nerveux de l'hommeChapitre 138 sur 152 · XII : Douzième côte · texte numérisé non relu

XII : Douzième côte

Le système nerveux sympathique ou système nerveux de la vie végétative comprend une partie centrale et une partie périphérique.

La partie centrale est formée par une série de ganglions située de chaque côté de la colonne vertébrale depuis la base du crâne jusqu'à l'extrémité inférieure de la région sacrée. Ces ganglions sont reliés les uns aux autres par des faisceaux de fibres nerveuses connus sous le nom de cordons intermédiaires. Il en résulte, de chaque côté de la colonne vertébrale, une chaîne continue appelée chaîne sympathique, fig. 519.

La partie périphérique est représentée par les fibres nerveuses qui partent de la chaîne sympathique pour se terminer dans les viscères (nerfs viscéraux) , dans la paroi des vaisseaux (nerfs vasculairesJ,ovL dans la profondeur des glandes, La chaîne sympathique, avec les nerfs périphériques qui en dépendent, ne constitue cependant pas un système indépendant. Elle est reliée au système nerveux cérébro-spinal par un nombre considérable de faisceaux de fibres nerveuses qui partent des nerfs cérébro-spinaux pour se rendre dans les ganglions sympathiques. Ces faisceaux de fibres nerveuses sont connus sous le nom de rameaux communicants.

Le système nerveux sympathique comprend donc trois parties : 1° Les ganglions sympathiques avec les cordons intermédiaires. 2° Les nerfs périphériques viscéraux, vasculaires et glandulaires. 3° Les rameaux communicants.

Ganglions sympathiques. Les ganglions sympathiques existent en nombre variable sur les faces latérales de la colonne vertébrale. Théoriquement, on devrait y rencontrer autant de ganglions qu'il y a de nerfs périphériques dépendant de la moelle épinière, puisque chaque nerf spinal s'anastomose par un rameau communicant avec le ganglion voisin du sympathique. Cette disposition s'est maintenue le long de la région dorsale, où l'on renconti-e communément douze ganglions sympathiques.

FiG. 520.

Quelques cellules nerveuses du ganglion cervical supérieur d'un chat nouveau-né.

Ailleurs, elle s'est modifiée en ce sens que deux ou plusieurs ganglions voisins se sont fusionnés en un seul ganglion plus volumineux. C'est ainsi que le long de la colonne cervicale on ne compte généralement

que trois (quelquefois deux) ganglions sympathiques en connexion avec les

huit nerfs cervicaux. Cette fusion de plusieurs ganglions en un seul est

moins fréquente dans la partie inférieure de la chaîne sympathique, où l'on compte communément quatre ganglions lombaires, quatre ganglions sacrés et un seul ganglion coccygien.

Les ganglions sympathiques éminemment variables de forme et de

volume présentent tous la même structure interne : ils sont formés de cellules nerveuses et de fibres nerveuses.

A. Cellules nerveuses. On sait depuis longtemps que les cellules nerveuses qui entrent dans la constitution des ganglions du sympathique appartiennent au type multipolaire, mais on pensait que chacun de leurs prolongements devenait le cylindre-axe d'une fibre nerveuse. Les recherches faites, avec la méthode au chromate d'argent, par Kôlliker, Ramon y Cajal, Van Gehuchten, Retzius et L. Sala, nous ont appris que les cellules nerveuses qui entrent dans la constitution du système nerveux sympathique présentent, chez tous les mammifères, les mêmes caractères que les cellules nerveuses du système cérébro-spinal, fig. 520. Elles sont pourvues de plusieurs prolongements protoplasmatiques plus ou moins longs qui se terminent librement dans le voisinage de la cellule d'origine, et d'un seul prolongement cylindraxil ; celui-ci devient le cylindre-axe d'une fibre nerveuse du cordon intermédiaire, du rameau communicant ou du nerf périphérique.

B. Fibres nerveuses. Tout ganglion du système nerveux sympathique est traversé par des faisceaux de fibres nerveuses se rendant dans un cordon intermédiaire, un rameau communicant ou un nerf périphérique.

Les fibres nerveuses longitudinales qui passent d'un ganglion dans les cordons intermédiaires ne sont probablement que les prolongements cylin. draxils de cellules nerveuses situées dans ce ganglion ou dans un ganglion voisin. Elles représenteraient des fibres commissurales longitudinales ayant pour fonction de relier l'un à l'autre les diff^érents ganglions superposés, FIG. 521.

Les fibres nerveuses qui pénètrent d'un ganglion dans le rameau communicant ou dans le nerf périphérique voisin représentent les prolongements cylindraxils des cellules nerveuses du ganglion lui-même. Quelques-unes d'entre elles cependant sont des fibres du système cérébrospinal amenées par le rameau communicant et qui traversent le ganglion sympathique pour se rendre dans un nerf sympathique périphérique.

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