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En traversant le ganglion sympathique, toutes ces fibres nerveuses abandonnent des branches collatérales qui se terminent, par des ramifications libres, entre les cellules constitutives du ganglion. En dehors des fibres nerveuses qui ont leurs cellules d'origine dans le ganglion lui-même et en dehors des fibres qui ne font que traverser le ganglion pour se rendre dans un cordon intermédiaire, le rameau communicant ou un nerf périphérique, on trouve encore, dans tout ganglion de la chaîne sympathique, un groupe de fibres nerveuses qui viennent s'y terminer : ce sont soit des fibres commissurales longitudinales appartenant à la chaîne sympathique, soit des fibres périphériques provenant de cellules nerveuses situées dans les ganglions périphériques, soit des fibres cérébro-spinales amenées par le rameau communicant, fig. 521.
Toutes ces ramifications collatérales et terminales produisent, dans l'épaisseur de chaque ganglion, un entrelacement inextricable de fibrilles nerveuses enveloppant de toutes parts les prolongements protoplasmatiques et le corps des cellules constitutives du ganglion.
Les nerfs périphériques. Les nerfs périphériques du système nerveux sympathique sont formés de fibres nerveuses à myéline et de fibres sans myéline ou fibres de Remak. Ces dernières forment cependant l'élément constitutif principal des nerfs sympathiques. Ces nerfs se rendent dans les parois des viscères, ou dans les parois des vaisseaux, ou dans la profondeur des glandes annexes du système intestinal et du système uro-génital.
Les nerfs sympathiques périphériques renferment trois groupes de fibres nerveuses :
a) Des fibres motrices destinées à innerver les muscles lisses des vaisseaux (nerfs vaso-moteurs) et des viscères. Ces fibres motrices innervent aussi un certain nombre de muscles striés : tels les muscles du cœur, de la partie supérieure de l'œsophage et du pharynx ;
b) Des fibres sécrétoires destinées aux glandes annexes du système intestinal et du système uro-génital ;
c) Des fibres sensitives. Celles-ci se terminent, par des ramifications libres, soit entre les cellules épithéliales des muqueuses, soit dans la profondeur des parois vasculaires et viscérales, soit entre les éléments constitutifs des glandes. Quelques-unes de ces fibres se terminent entre les deux feuillets du mésentère et y produisent les corpuscules de Pacini.
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Les nerfs périphériques du système nerveux sympathique présentent un mode de distribution caractéristique qui les distingue des nerfs cérébro-spinaux. Ils ont une grande tendance à se réunir, à s'entrelacer les uns dans les autres et à former des plexus. Aux nœuds de ces plexus, on rencontre fréquemment des amas plus ou moins volumineux de cellules nerveuses qui constituent les ganglions périphériques. Ces cellules nerveuses appartiennent au type multipolaire; elles possèdent plusieurs prolongements protoplasmatiques et un seul prolongement cylindraxil, ainsi que nous avons pu nous en convaincre sur les ganglions semi-lunaires de chats et de chiens adultes.
Nos connaissances concernant l'organisation interne du système nerveux sympathique sont encore très incomplètes. On suppose que les nerfs périphériques sont formés à la fois de fibres à conduction centrifuge — fibres représentant les prolongements cylindraxils des cellules
FiG. 522.
Les ramifications terminales des fibres nerveuses sympathiques dans les parois des vaisseaux. Réduction obtenue dans le rein de souris blanches nouveau-nées.
nerveuses des ganglions de la chaîne sympathique ou provenant directement du système nerveux cérébro-spinal par les rameaux communicants — et de fibres à conduction centripète, i-eprésentant les prolongements cylindraxils des cellules nerveuses des ganglions périphériques,
Les fibres à conduction centrifuge se terminent, par des ramifications libres, dans les organes périphériques : témoins les ramifications terminales que l'on observe avec la plus grande facilité dans les parois des vaisseaux sanguins dans le rein de souris et de rat, fig. 522 (Retzius, Van Gehuchten et Kôlliker).
Les fibres à conduction centripète se terminent probablement dans les ganglions de la chaîne sympathique.
Les rameaux communicants. Les rameaux communicants sont des faisceaux de fibres nerveuses reliant les nerfs spinaux aux ganglions de la chaîne sympathique. On admet généralement que ces rameaux communicants renferment des fibres cérébro-spinales et des fibres sympathiques.
On ne connaît encore rien de certain sur le trajet ultérieur de ces deux espèces de fibres nerveuses.
On peut supposer que les fibres d'origine cérébro-spinale, amenées par les rameaux communicants dans les ganglions de la chaîne sympathique, sont des fibres motrices destinées à maintenir les cellules nerveuses sympathiques sous la dépendance du système nerveux cérébro-spinal. Ces fibres se termineraient 'en partie dans les ganglions de la chaîne sympathique, en partie passeraient directement dans les nerfs périphériques pour se rendre dans les ganglions périphériques, fig. 521.
Les fibres d'origine sympathique qui pénètrent dans les rameaux communicants peuvent s'y comporter de deux façons. Les unes, arrivées au ganglion spinal, se recourbent en dehors et deviennent fibres constitutives du nerf spinal périphérique. Les autres continuent leur trajet vers la moelle pour transmettre à cette partie inférieure de l'axe cérébrospinal les impressions recueillies dans les organes périphériques. Ces fibres ayant la conduction centripète doivent être considérées comme des fibres sensitives. On ne connaît rien de certain sur leur trajet ultérieur. Une chose semble établie, c'est que ces fibres ne pénètrent pas dans la moelle épinière. Nous avons vu, en effet, que toutes les fibres des racines antérieures de la moelle sont des fibres motrices ayant leurs cellules d'origine dans la corne antérieure de la substance grise, et que, parmi les fibres des racines postéiieures, quelques-unes, motrices, ont également leurs cellules dans la colonne grise antérieure, tandis que toutes les autres représentent les prolongements cylindraxils des cellules des ganglions spinaux.
D'après des recherches de Ramon y Cajal, les fibres sympathiques du cordon intermédiaire pénétreraient dans le ganglion spinal pour s'y terminer, par des ramifications libres, autour du corps des cellules nerveuses. Les impressions sensitives recueillies par les fibres du système sympathique seraient donc transmises aux cellules des ganglions spinaux, c'est-à-dire aux éléments sensitifs du système cérébro-spinal. Mais, malgré des recherches très nombreuses que nous avons faites dans le but de contrôler ces observations de Ramon y Cajal, nous ne sommes pas encore parvenu à mettre en évidence, dans le ganglion spinal, ces ramifications terminales des fibres sympathiques. Ces observations de Ramon Y Cajal n'ont, jusqu'à présent, pas encore reçu de confirmation.
Le système nerveux sympathique forme un tout continu s'étendant depuis la face inférieure de l'atlas jusqu'au ganglion coccygien situé audevant du coccyx, FiG. 523. Pour la facilité de la description des différents ganglions qui le constituent et des nerfs périphériques qui en dépendent, on le divise généralement en quatres parties distinctes :
1° la partie cervicale ;
2° la partie dorsale;
3° la partie lombaire ;
4° la partie sacrée.
Pour chacune de ces parties de la chaîne ganglionnaire, nous décrirons le nombre et la position des ganglions qui la constituent, ainsi que les branches qui partent de ces ganglions et que l'on peut ranger en trois groupes :
1° des branches anastomotiques ;
2° des branches vasculaires ;
3° des branches viscérales.
Le sympathique cervical.
Dans la région cervicale, la chaîne sympathique est située au-devant des apophyses transverses des vertèbres cervicales; elle en est séparée par le muscle long du cou et par le muscle grand droit antérieur de la tête recouverts par l'aponévrose prévertébrale. On la trouve en arrière de la veine jugulaire interne, en arrière et un peu en dehors du nerf pneumo-gastrique, de l'artère carotide interne en haut et de l'artère carotide primitive en bas.
La partie cervicale du grand sympathique ne comprend que Jeux ou trois ganglions reliés entre eux par des cordons intermédiaires. On désigne ces ganglions sous le nom de ganglion cervical supérieur, gaiighon cervical moyen et ganglion cervical inférieur.
Ganglion cervical supérieur. Le ganglion cervical supérieur est le plus volumineux de tous les ganglions de la chaîne sympathique. C'est un ganglion fusiforme, mesurant de deux à quatre ou cinq centimètres de longueur, et situé au-devant des apophyses transverses des vertèbres cervicales supérieures, depuis le corps de la deuxième jusqu'à celui de la quatrième et quelquefois de la cinquième vertèbre cervicale. Il est séparé des apophyses transverses de ces vertèbres par le muscle grand droit antérieur de la tête et par l'aponévrose prévertébrale. Il se trouve placé directement en arrière de la carotide interne et est croisé, en dehors, par les nerfs glosso-pharyngien, pneumo-gastrique et hypoglosse.
Branches anastomotiques . Le ganglion cervical supérieur du sympathique s'anastomose :
1° Avec les branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux. Ce sont les rameaux communicants qui relient ce ganglion au système nerveux cérébro-spinal.
2° Avec les nerfs crâniens voisins. Le ganglion supérieur envoie des branches anastomotiques aux nerfs glosso-pharyngien, pneumo-gastrique et grand hypoglosse.
3° Avec le ganglion cervical moyen. De l'extrémité inférieure du ganglion part un faisceau de fibres nerveuses qui se dirige verticalement en bas pour s'unir à l'extrémité supérieure du ganglion cervical moyen. C'est le cordon intermédiaire étendu entre les deux premiers ganglions de la chaîne sympathique.
4° Avec les nerfs crâniens supérieurs. De l'extrémité supérieure de ce ganglion part un filet nerveux assez grêle connu sous le nom de nerf carotidien. Il accompagne l'artère carotide interne jusque dans le canal carotidien de l'os temporal, où il se divise en deux rameaux : un rameau interne et un rameau externe; ces rameaùx s'anastomosent fréquemment entre eux pour constituer autour de l'artère carotide le plexus carotidien interne. Ce plexus accompagne l'artère dans le sinus caverneux, où il prend le nom de plexus caverneux.
Du plexus carotidien partent de fines branches collatérales qui vont s'anastomoser :
a) avec un des filets du rameau de Jacohson sur la paroi interne de l'oreille moyenne ;
b) avec le nerf grand pétreux superficiel pour constituer le nerf vidien et se rendre au ganglion sphéno-palatin, dont ces filets sympathiques constituent la racine ganglionnaire.
Du plexus caverneux partent aussi de nombreux filets très grêles qui vont se rendre :
a) dans le nerf oculo-moteur externe, le nerf pathétique, le nerf oculo-moteur commun et le nerf ophthalmique de Willis, pendant le passage de ces nerfs dans la paroi externe du sinus caverneux;
b) dans le ganglion ciliaire ou ganglion ophthalmique situé au fond de la cavité orbitaire. Ce filet passe par la fente sphénoïdale et constitue la racine ganglionnaire de ce ganglion;
c) dans l'hypophyse.
De ce plexus caverneux se détachent encore des filets vasculaires qui vont former des plexus dans la paroi de toutes les artères qui naissent de l'artère carotide interne : le plexus de l'artère ophthalmique, le plextis de l'artère cérébrale antérieure, de l'artère cérébrale moyenne et de l'artère communicante postérieure, ainsi que de toutes les branches collatérales qui naissent de ces troncs artériels.
Branches vasculaires. Outre les branches fournies à l'artère carotide interne et à toutes les artères collatérales et terminales de ce tronc artériel, le ganglion cervical supérieur du sympathique fournit encore des rameaux qui vont constituer le plexus carotidien externe. Ces rameaux se rendent directement à la partie voisine de la carotide interne, descendent le long de cette artère jusqu'au point de bifurcation de la carotide primitive. Là, ils s'unissent avec des rameaux venus du' nerf pneumo-gastrique et du nerf glosso-pharyngien pour former le plexus inter carotidien. On ti-ouve souvent dans ce plexus un petit ganglion nerveux, le ganglion intercarotidien ou ganglion d'Arnold.
Du plexus intercarotidien partent de nombreux filets qui vont entourer l'artère carotide externe, plexîis carotidien externe, passant successivement sur toutes les branches fournies par la carotide externe et constituant le plexus thyroïdien inférieur, le plextis lingual, le plexus facial, le plexus occipital, le plexus pharyngien inférieur, le plexus auriculaire, le plexus temporal superficiel et le plexus maxillaire interne.
Dans la paroi de toutes ces artères, ces plexus abandonnent de petites ramilles destinées à innerver les muscles de la couche musculaire (nerfs vaso-moteurs).
Brajîches viscérales. Du ganglion cervical supérieur partent encore : 1° 'Des yameaux pharyngiens. Ceux-ci partent du ganglion et se dirigent obliquement en bas et en dedans pour gagner la paroi latérale du pharynx. Là, ils se réunissent avec des branches venues du nerf glossopharyngien et dix nerf pneumo-gastrique pour constituer le plexus pharyngien d'où partent alors les fibres destinées à la muqueuse, aux muscles e1» aux vaisseaux.
2° Des rameaux laryngiens. Ceux-ci s'anastomosent avec des filets du nerf laryngé inférieur pour constituer le plexus laryngé.
3° Le nerf cardiaque supérieur. Né' par deux ou trois filets en partie du ganglion supérieur et en partie du cordon intermédiaire, le nerf cardiaque supérieur se dirige en bas et en dedans, il passe derrière l'artère thyroïdienne supérieure, pénètre dans la cage thoracique et va prendre part à la constitution du plexus cardiaque.
Ganglion cervical moyen. Fig. 523. Le ganglion cervical moyen est beaucoup plus petit que le ganglion cervical supérieur. Il est situé au niveau de l'apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale, en dedans ou au-devant de l'artère thyroïdienne inférieure, un peu au-dessus de l'artère sous-clavière. Ce ganglion n'est pas constant.
Branches anastomotiques. Il s'anastomose :
1°. avec les branches antérieures du cinquième et du sixième nerj cervical, au moyen de deux rameaux communicants;
2° avec le ganglion cervical supérieur par un cordon intermédiaire long et grêle ;
3° avec le ganglion cervical inférieur, au moyen de deux cordons, dont l'un passe devant et l'autre derrière l'artère sous-clavière ; ces deux cordons constituent ainsi une anse nerveuse appelée anse nerveuse de Vieussens.
Branches vasculaires. Il fournit des branches vasculaires à l'artère thyroïdienne inférieure constituant le plexus thyroïdien inférieur et s'étendant jusque dans le corps th5'roïde.
Branches viscérales. Le nerf cardiaque moyen. Il naît du ganglion cervical moyen par deux ou plusieurs filets grêles, descend derrière la carotide interne, passe devant ou derrière l'artère sous-clavière et se rend dans le plexus cardiaque.
Ganglion cervical inférieur. Ce ganglion est situé au niveau de l'espace qui sépare l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale
et le col de la première côte, en arrière de l'artère sous-clavière. Il a une forme irrégulière.
Branches anastomotiques . Il s'anastomose :
jo Avec la branche antérieure du septième et du huitième nerf cervical au moyen de deux rameaux communicants;
2° Avec le ganglion cervical moyen par deux cordons intermédiaires qui forment Vanse de Vieussens.
30 Avec le premier ganglion dorsal par un cordon intermédiaire très court.
Branches vasculaires. Ces branches se jettent en partie sur l'artère sous-clavière pour constituer un plexus nerveux qui va se distribuer dans la paroi musculaire de toutes les artères qui dépendent de l'artère sous-clavière; elles se rendent en partie aussi à l'artère vertébrale constituant le plexus vertébral et accompagnant toutes les ramifications de ce tronc artériel.
Branches viscérales. Le ganglion cervical inférieur fournit le nerf cardiaque inférieur. Ce nerf passe derrière le tronc artériel brachio-céphalique à droite, derrière la crosse de l'aorte à gauche et s'épuise dans le plexus cardiaque.
Le plexus cardiaque. Le plexus cardiaque est constitué par les trois nerfs cardiaques venant de chaque côté de la chaîne ganglionnaire du sympathique cervical et par de nombreux filets nerveux appartenant aux deux nerfs pneumo-gastriques.
Les nerfs cardiaques gauches passent au-devant de la crosse de l'aorte, tandis que les nerfs cardiaques droits passent derrière cette crosse.
Ce plexus est situé en partie sur la face antérieure et en partie sur la face postérieure de la crosse aortique. :
Il présente, sur la face concave de la crosse, un ganglion nerveux assez volumineux appelé ganglion de Wrisberg.
De ce plexus cardiaque partent deux groupes de branches : des branches anastomotiques et des branches vasculaires.
Branches anastomotiques. Le plexus cardiaque s'anastomose avec les plexus bronchique et pulmonaire droits et avec les plexus bronchique et pulmonaire gauches.
Branches vasciilaires. Il donne des branches :
a) A l'artère pulmonaire constituant le plexus de V artère pulmonaire;
b) Aux troncs artériels qui partent de la crosse de l'aorte;
c) Aux artères coronaires ; ces filets nerveux constituent le plexus coronaire droit et le plexus coronaire gauche. Ces deux plexus accompagnent les ramifications des deux artères coronaires sur la face antérieure et sur la face postérieure du cœur. Ils abandonnent un grand nombre de filets nerveux qui pénètrent directement dans la substance propre du cœur et qui vont se terminer, par des ramifications indépendantes, sur les fibres musculaires.
Ces plexus coronaires sont riches en ganglions périphériques. On décrit ces ganglions comme situés de préférence sur la face externe du cœur immédiatement en dessous du péricarde. Ils seraient le plus nombreux dans le sillon horizontal qui sépare les oreillettes des ventricules, ainsi qu'au niveau de l'embouchure des veines caves supérieure et inférieure dans l'oreillette droite. On admet aussi qu'il existe de petits ganglions microscopiques entre les fibres musculaires mêmes des parois. Dans les recherches que nous avons faites avec la méthode de Golgi sur les nerfs du cœur de la souris blanche nouveau-née, nous avons observé un entrelacement très abondant de fibres nerveuses entre les cellules musculaires de la paroi ventriculaire, mais nous n'avons pas eu la bonne fortune d'obtenir réduites les cellules des ganglions périphériques.
Le sympathique thoracique.
La portion thoracique du système nerveux sympathique est formée de onze ou de douze ganglions, appelés ganglions thoraciques et reliés les uns aux autres par des cordons intermédiaires, fig. 524.
Ces ganglions thoraciques sont situés, de chaque côté de la colonne vertébrale, au-devant des apophyses transverses des vertèbres dorsales, entre les têtes des côtes ; ils sont recouverts immédiatement par la plèvre costale.
De cette chaîne sympathique partent trois groupes de branches nerveuses : des branches anasiomotiques, des branches vasculaires et des branches viscérales.
Branches anasiomotiques. Chaque ganglion thoracique est relié à la branche antérieure du nerf spinal voisin par un, quelquefois par deux rameaux communicants. Chaque ganglion est relié encore aux deux ganglions sympathiques voisins par des cordons intermédiaires.
intercostales
Branches vasculaires. Les branches vasculaires partent de la chaîne thoracique; les unes se dirigent en dehors et accompagnent les artères elles constituent des plexus dans les parois de ces artères; — les autres se dirigent en dedans accompagnant l'artère intercostale jusqu'au tronc aortique et vont prendre part à la constitution du plexus aortique thoracique. Ce plexus se continue en haut avec le plexus cardiaque et, en bas, avec le plexus cœliaque.
Branches viscérales. Outre les filets nerveux fournis au plexus œsophagien et au plexus pulmonaire, la portion thoracique du système nerveux S5^mpathique fournit encore deux branches volumineuses appelées nerf grand splanchnique et nerf petit splanchnique.
Le nerf grand splanchnique est formé par des filets nerveux qui, venant du sixième, du septième, du huitième et du neuvième ganglion thoracique, se dirigent obliquement en bas et en dedans pour se réunir en un tronc volumineux sur la face latérale du corps de la douzième vertèbre dorsale.
Il traverse alors la partie interne du pilier correspondant du muscle diaphragme, pénètre ainsi dans la cavité abdominale pour se terminer dans le ganglion semi-lunaire du plexus cœliaque ou plexus solaire.
Le nerf petit splanchnique naît des deux ou trois derniers ganglions
FiG. 524.
Portion thoracique de la chaîne ganglion naire du sympathique. Gr. nat, i|2.
ggs : Ganglions thoraciques.