Artères radiculaires de l'hypoglosse
cervicale, puis se recourbe en haut pour monter verticalement, dans un trajet flexueux, à travers les trous transversaires des vertèbres cervicales supérieures. Entre l'axis et l'atlas, elle décrit une forte courbure verti cale, puis se recourbe horizontalement en arrière pour contourner les masse latérales de l'atlas. L'artère perfore alors, entre l'arc postérieur de
l'atlas et le pourtour postérieur du trou occipital, le ligament occipitoatloïdien postérieur, puis la dure-mère et pénètre ainsi dans la boîte crânienne. Elle se dirige en haut, en avant et en dedans, en contournant quelque peu la moelle allongée, pour venir se placer entre la moelle allongée et la gouttière basilaire de l'occipital. Pendant ce trajet, elle se rapproche insensiblement de l'artère vertébrale du côté opposé et se fusionne avec elle en un tronc volumineux, le tronc basilaire, un peu en dessous de la protubérance annulaire, fig. 262.
FiG. 263.
Les artères de la face postérieure de la moelle allongée (d'après Duret).
Pour arriver du cœur jusqu'à la moelle allongée, l'ondée sanguine se trouve donc considérablement affaiblie par le trajet tortueux des artères vertébrales.
Pendant leur trajet sur la face latérale et la face antérieure du bulbe, les artères vertébrales fournissent de nombreuses artères collatérales.
La plus volumineuse est destinée au cervelet, c'est Vartère cérébelleuse inférieure. Elle naît de la vertébrale près de la partie inférieure du bulbe, contourne ce dernier en arrière et en dedans et va se rendre à la face inférieure du cervelet. Au moment où elle décrit sa première courbure, elle donne une branche collatérale, VarÛre spinale postérieure.
destinée à la partie postérieure de la moitié inférieure du bulbe et à la face postérieure de la moelle épinière, fig. 263.
Tout près de la formation du tronc basilaire, chaque artère vertébrale fournit encore du côté interne une artère importante : l'artère spinale antérieure. Elle se dirige en bas et en dedans, se réunit sur la ligne médiane
, , avec l'artère spinale du
^ côté opposé et descend
sur la face antérieure de la moelle vis-à-vis du sillon médian longitudinal antérieur.
De ces gros troncs artériels : artères vertébrales, artère spinale antérieure et artères spinales postérieures, partent des artères plus petites destinées à s'épuiser dans le bulbe : ce sont les artères nourricières du bulbe.
DuRET les divise en trois groupes :
1° Les artères médianes ou artères des noyaux destinées à porter le sang aux noyaux gris du plancher du quatrième ventricule.
2° Les artères radiculaires qui accompagnent les fibres radiculaires des nerfs périphériques.
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Fig. 264.
Les artères médianes antéiieures et postérieures du bulbe et de la protubérance annulaire (d'après Duret).
3" Les artères accessoires destinées aux couches périphériques du bulbe.
Artères médianes. On les divise, d'après • leur situation, en artères médianes antérieures et artères médianes postérieures.
Les artères médianes antérieures naissent de Tartère spinale antérieure - artères bulbaires proprement dites de Duret, destinées aux noyaux du nerf hypoglosse et de la partie bulbaire du nerf accessoire de Willis - ou de la partie inférieure du tronc basilaire - artères sous-protubéranUelles de Duret destmées aux noyaux du vague, du glosso-pharyngien et de l'aucoustique -
Elles se dirigent horizontalement en arrière, pénètrent dans le sillon médian antérieur, traversent le raphé d'avant en arrière, et, arrivées sur le plancher du quatrième ventricule, en dessous de l'épendyme, elles se recourbent en dehors et se terminent dans les noyaux gris de ce plancher, fig. 264.
Pendant leur trajet antéro-postérieur dans le bulbe, elles fournissent quelques fines branches collatérales aux parties blanches voisines. Ces artères médianes antérieures correspondent donc aux artères du sillon de la moelle.
Les artères médianes postérieures proviennent des artères spinales correspondantes. L'artère spinale postérieure est une branche de l'artère cérébelleuse inférieure. Vous vous rappelez que ces deux artères spinales restent toujours indépendantes. Arrivée sur la face postérieure du bulbe, chacune de ces artères se divise en une branche ascendante destinée à la moitié inférieure du bulbe et une branche descendante qui se rend à la moelle cervicale.
Les branches ascendantes des artères spinales postérieures fournissent, en dehors, des artères plus petites pour les parties latérales du bulbe, et, en dedans, des artères très fines qui pénètrent dans le sillon médian postérieur : ce sont les artères médianes postérieures destinées à la substance blanche des cordons postérieurs.
Artères radiculaires. Les artères radiculaires proviennent directement des deux artères vertébrales. Ce sont des artères excessivement fines qui se dirigent transversalement en dehors, pénètrent dans les filets radiculaires des nerfs qui dépendent du bulbe : l'hypoglosse, le spinal, le pneumogastrique et le glosso-pharyngien, puis se divisent en une branche centrale et une branche périphérique. La branche périphérique s'épuise dans la partie voisine du nerf. La branche centrale accompagne les fibres radiculaires jusqu'à leur noyau d'origine et là se résout en réseau capillaire.
Chaque noyau d'origine d'un nerf périphérique reçoit donc le sang artériel de deux sources différentes : des artères médianes voisines et des artères radiculaires, fig. 265.
Un fait important à noter c'est que toutes ces artères médianes et radiculaires sont des artères terminales dans le sens de Cohnheim, c'està-dire que ces artères ne s'anastomosent jamais entre elles, si ce n'est par leur réseau capillaire.
Artères accessoires. Ce sont de petites branches nées des vertébrales, des radiculaires, des spinales ou des cérébelleuses inférieures et qui se rendent dans la partie voisine de la substance blanche du bulbe. Parmi ces artérioles, quelques-unes suivent les filets radiculaires du nerf hypoglosse et pénètrent dans l'olive.
Circulation veineuse. Les veines suivent le trajet des artères et viennent se déverser dans les grosses veines périphériques qui forment plexus à la face externe du bulbe.
FiG. 265.
Schéma montrant la distribution des artères nourricières du bulbe (construit d'après les descriptions de Duret).
Les nerfs périphériques dépendant de l'arrière-cerveau.
Nous avons vu que les nerfs périphériques qui dépendent de l'axe cérébro-spinal se divisent en nerfs spinaux et en nerfs cérébraux. Les nerfs spinaux au nombre de 3i paires proviennent de la moelle épinière. Les nerfs cérébraux appelés aussi nerfs crâniens proviennent de l'encéphale. On compte douze paires de nerfs crâniens que l'on désigne par leur numéro d'ordre en allant du cerveau antérieur vers l'arrière-cerveau. La première paire, le nerf olfactif, /, provient du cerveau antérieur; la deuxième paire, le nerf optique, //, dépend du cerveau intermédiaire. Le nerf oculo-moteur ^ commun, ///, — troisième paire — et le nerf pathétique, /F, — quatrième paire — proviennent du cerveau moyen. Les quatre paires suivantes : le nerf trijumeau, F, l'oculo-moteur externe, F/, le facial, F//, et l'acoustique, F///, dépendent du cerveau postérieur. Enfiii de l'arrière-cerveau proviennent la neuvième paire, le nerf glosso-pharyngien, IX; la dixième paire, le nerf pneumo-gastrique, X; la onzième paire, le nerf accessoire de Willis, XI; et la douzième paire, le nerf grand hypoglosse, XII.
Pour compléter l'étude de l'arrière-cerveau, il nous reste donc à décrire l'origine réelle, l'origine apparente et le trajet périphérique des quatre dernières paires de nerfs crâniens.