X : Noyau terminal sensitif et fibres ra- na : Noyau ambigu
diculaires du nerf pneumo-gastrique. i
En dehors du raphé, tout près de la face dorsale libre, existe encore le noyau d'origine du nerf hypoglosse. Les fibres radiculaires qui partent de ce noyau se dirigent en avant et en dehors, traversent
une. partie de la lame grise de l'olive et sortent par le sillon collatéral ventral du bulbe.
Entre le raphé et les fibres radiculaires de l'hypoglosse, on trouve les mêmes éléments que sur les coupes précédentes :
1° les fibres du faisceau fondamental du cordon antérieur mélangées avec
2° les fibres de la couche interolivaire ;
3° les fibres de la pyramide antérieure avec le noyau arciforme et entourées par les fibi'es arciformes externes et antérieures.
Sur le plancher du quatrième ventricule, en dehors du noyau de l'hypoglosse, existe une masse de cellules nerveuses : c'est le noyau terminal sensiiif du nerf vague. Les fibres qui en partent traversent horizontalement le bulbe, croisent la racine descendante du nerf trijumeau et sortent par la face latérale de la moelle allongée.
En dedans de ces fibres radiculaires, on trouve l'olive en plein développement, l'olive accessoire externe et une partie du noyau ambigu. De ce noyau, on voit partir des fibres radiculaires qui se dirigent en arrière et en dedans ; arrivées près de la racine descendante du glosso-pharyngien et du vague, ces fibres se recourbent en dehors et se joignent aux fibres qui viennent du noyau terminal sensitif. Ce sont les fibres de la partie motrice de la dixième paire des nerfs crâniens.
En dehors des fibres radiculaires de ce dernier nerf, on voit •
1° La coupe de la racine descendante du nerf glosso-pharyngien et du nerf vague ;
20 Un faisceau volumineux de fibres nerveuses qui se trouve un peu en dehors de cette racine descendante ; il constitue pour plusieurs auteurs une racine descendante du nerf acoustique. Edinger le considère comme formant une voie sensitive reliant les nerfs crâniens sensitifs au cervelet, analogue au faisceau cérébelleux de la moelle. Il l'appelle voie sensorielh directe du cervelet {directe sensorische Kleinhirnbahn) ;
3° La coupe de la racine descendante du nerf trijumeau ;
4° Une partie du noyau du cordon de Burdach; et
5° le commencement du pédoncule cérébelleux inférieur.
Les fibres horizontales qui traversent cette coupe portent toujours le nom de fibres arciformes internes. On ne connaît pas l'origine de toutes ces fibres nerveuses. Un certain nombre proviennent encore du noyau du cordon de Burdach et se rendent dans la couche interolivaire, ou bien deviennent, après entrecroisement, fibres arciformes externes et antérieures pour se rendre au pédoncule cérébelleux inférieur.
Ce qui doit vous frapper, ce sont les faisceaux épais de fibres nerveuses qui traversent la racine descendante du nerf trijumeau pour se rendre au pédoncule cérébelleux inférieur. On croit que ce sont des fibres qui viennent de l'olive du côté opposé pour se rendre, par le pédoncule cérébelleux inférieur, dans l'olive cérébelleuse.
rtud.XJX
Coupe correspondant au plan de section g, de la fig. 242.
La coupe de la fig. 256 ne présente pas de grandes modifications. Le quatrième ventricule est devenu à ce niveau plus large encore que sur la coupe précédente. Le noyau du cordon de Burdach a entièrement disparu. Sa place est occupée par la racine descendante du nerf acoustique qui est devenue plus volumineuse. Le pédoncule cérébelleux inférieur est entièrement constitué. Le noyau arciforme de la pyramide antérieure a pris un développement beaucoup plus considérable. Le noyau ambigu appartient, à ce niveau, à la partie motrice du nerf glosso-pharyngien, de même que la masse grise placée en dehors du noyau de l'hypoglosse constitue le noyau terminal pour les fibres sensitives de la neuvième paire.
La coupe de la fig. 257 montre des modifications beaucoup plus importantes. Le noyau et les fibres radiculaires du nerf hypoglosse ont disparu. Le noyau ambigu, origine motrice du glosso-pharyngien et du vague, a également disparu. On trouve encore, sur le côté, quelques fibres radiculaires du nerf glosso-pharyngien, en même temps que l'on
voit les fibres de la racine descendante de ce nerf prendre une direction horizontale et sortir du bulbe avec les fibres motrices.
La coupe appartient tout entière au domaine du nerf acoustique. Ce nerf arrive au pédoncule cérébelleux inférieur et sy divise en deux racines : une racine interne qui passe en dedans du pédoncule et une racine externe qui contourne ce pédoncule en dehors.
FiG. 257.
Coupe correspondant au plan de section lo, de la fig. 242.
A l'endroit où le nerf acoustique se divise, on trouve une masse grise nouvelle qui constitue le noyau accessoire ou noyau externe du nerf de la huitième paire.
En dedans du pédoncule cérébelleux inférieur, on voit la coupe de la racine descendante du nerf trijumeau et, plus en arrière, celle de la racine descendante du nerf acoustique.
Sur le plancher du quatrième ventricule courent des fibres horizontales : ce sont les stries acoustiques. Elles proviennent du noyau accessoire du nerf de la huitième paire ; arrivées sur la ligne médiane, elles s'enfoncent dans le bulbe soit directement comme sur la fig. 25?', soit après entrecroisement sur la ligne médiane.
En dessous de ces fibres blanches, tout le plancher du quatrième ventricule est occupé par une masse grise volumineuse qui correspond au tubercule acoustique et qu'on appelle le noyau principal du nerf acoustique
Les autres détails de la figure sont les mêmes que sur la coupe précédente.
La moelle allongée est une des parties les plus importantes de l'axe cérébro-spinal. Sa structure interne est cependant loin d'être connue. On
commence seulement à en entrevoir les grandes lignes. On sait que les fibres de la voie pyramidale et de la voie sensitive la traversent. Les coupes que nous avons étudiées vous renseignent sur leur position exacte. On sait encore que "le nerf grand hypoglosse, la partie bulbaire du nerf accessoire de Willis, les nerfs pneumo -gastrique et glosso-pharyngien y trouvent l'origine réelle de leurs fibres motrices et la terminaison de leurs fibres sensitives.
La série de coupes que nous y avons pratiquée vous montre la position absolue et relative de ces différentes masses grises.
Sur tous les autres points de la structure de la moelle allongée, on ne peut émettre que des hypothèses.
FiG. 258.
Une partie de la lame grise de l'olive bulbaire, coloration par la nigrosine
FiG 259.
Schéma montrant les relations de lolive du bulbe avec le pédoncule cérébelleux inférieur
(d'après Edinger).
Nous avons vu que l'olive du bulbe est constituée par une lamelle de substance grise repliée sur elle-même. Cette lamelle grise est formée d'un nombre incalculable de cellules ■ nerveuses, fig. 258. On n'en connaît pas la valeur physiologique. Tout ce que l'on sait, c'est qu'après la destruction d'un hémisphère du cervelet on observe l'atrophie de l'olive du côté opposé du bulbe. On suppose donc que les cellules nerveuses de l'olive envoient leur prolongement cylindraxil à travers l'olive du côté opposé pour se rendre dans le pédoncule cérébelleux inférieur et aller au cervelet, fig. 259.
Les quelques recherches, que nous avons faites avec la méthode de GoLGi sur la structure de l'olive de chats et de chiens nouveau-nés, nous la montrent constituée de cellules nerveuses volumineuses pourvues de nombreux prolongements protoplasmatiques, qui se terminent dans le voisinage de la cellule d'origine en se pliant et en se repliant sur euxmêmes, FiG. 260, et d'un prolongement cylindraxil, qui tantôt se rend
FiG. 261.
Coupe transversale de l'olive bulbaire d'un chat, nouveau-né.
par le raphé dans la moitié opposée du bulbe, tantôt se rend dans le bulbe du même côté de l'olive, sans que nous ayons pu le poursuivre sur une longueur suffisante pour nous rendre compte de sa destination, FIG. 261. Entre ces cellules nerveuses existe un treillis inextricable de fines fibrilles nerveuses.
La circulation de l'arrière-cerveau.
Circulation artérielle. Un chapitre important de la structure du bulbe, c'est l'étude de l'origine, du trajet et de la terminaison de ses artères nourricières.
Les artères de la moelle allongée ont été l'objet de recherches spéciales de la part de Duret. Nous lui emprunterons, dans ses traits essentiels, la description qui va suivre.
Toutes les artères qui arrivent au bulbe proviennent, comme branches collatérales, des deux artères vertébrales.
Vous savez que les artères vertébrales naissent des artères sousclavières. La vertébrale gauche est généralement plus volumineuse que la vertébrale droite. Elle provient de l'artère sous-clavière correspondante un
peu avant que cette artère ne se recourbe en dehors pour s'engager entre les muscles scalènes. Elle se trouve donc dans l'axe même de l'ondée sanguine venant du cœur. La vertébrale droite, au contraire, naît de la sous-clavière correspondante, loi"sque celle-ci s'est déjà recourbée au-dessus de la première côte.
Chaque artère vertébrale se dirige alors en arrière, passe entre les apophyses transverses de la sixième et de la septième vertèbre