IV : Plancher du quatrième ventricule
me : Moelle cervicale.
md : Moelle dorsale.
)i : Renflement lombaire, cm : Cône médullaire.
ft : Filet terminal.
cla : Clava.
cervicale et la deuxième vertèbre dorsale, où elle présente le renfiement cervical; et dans la région thoracique, delà dixième à la douzième vertèbre dorsale, où elle forme ce qu'on appelle le renflement lombaire, fig. 11.
Ces renflements correspondent exactement aux endroits où la moelle épinière fournit " les nerfs périphériques pour les membres thoraciques et les membres abdominaux.
Sous le renflement lombaire, la moelle épinière se rétrécit brusquement et se termine en cône : le cône terminal ou cône médullaire^ auquel fait suite le filet terminal^ cordon grêle d'une longueur de 20 centimètres et qui va se terminer à la face postérieure du coccyx.
La face antérieure et la face postérieure de la moelle épinière présentent sur la ligne médiane un sillon longitudinal : le sillon médian longitudinal antérieur ou ventral, le sillon médian longitiidinal postérieur ou dorsal. Ces sillons divisent la moelle en deux moitiés symétriques.
De chaque côté de la ligne médiane, à 2 ou 3 millimètres en dehors du sillon longitudinal postérieur, on voit sortir de la moelle une série presque ininterrompue de troncs nerveux qui forment les racines postérieures ou sensitives des nerfs spinaux, fig. 12. Quand on arrache ces racines, on trouve sur la moelle un sillon longitudinal parallèle au sillon médian. C'est le sillon collatéral postérieur ou dorsal. Les racines antérieures ou motrices des nerfs spinaux sortent de la face antérieure de la moelle épinière, un peu en dehors du sillon médian longitudinal. Ces racines sortent par groupes, plusieurs troncs nerveux étant placés l'un à côté de l'autre, de sorte qu'après les avoir enlevées, on trouve un sillon large et mterrompu appelé sillon collatéral antérieur ou ventral.
Les sillons .que nous venons de décrire ont tous une direction longitudinale, ils délimitent sur la face externe de la moelle épinière des faisceaux de libres nerveuses qu'on appelle cordons. Il y a trois cordons de chaque côté de la ligne médiane :
1° Le cordon antérieur limité par le sillon médian longitudinal antérieur et le sillon collatéral antérieur.
2° Le cordon latéral compris entre les deux sillons collatéraux d'une même moitié de la moelle.
3° Le cordon postérieur situé entre le sillon collatéral dorsal et le sillon médian dorsal.
Dans toute la longueur de la moelle cervicale, ce cordon postérieur est subdivisé en deux par un sillon surnuméraire : le sillon dorsal intermedratre ou sillon paramédian dorsal; la partie externe prend le nom de^
cordon cunéiforme ou cordon de Burdach, et la partie interne celui de cordon grêle ou cordon de Coll.
Après leur sortie de la moelle épiiiière, les racines antérieures et les racines postérieures se réunissent en faisceaux. Chacun des faisceaux postérieurs, arrivé dans le trou intervertébral, présente sur son trajet un épaississement en forme de nœud, appelé ganglion spinal, puis se réunit
à un faisceau antérieur pour former un nerf mixte, à la fois sensitif et moteur, fig. 12.
A l'époque où la moelle épinière occupe toute l'étendue du canal rachidien, les nerfs spinaux se dirigent horizontalement en dehors pour sortir du canal par les trous intervertébraux correspondants. Mais dans le cours du développement, avons-nous dit, l'accroissement en longueur de la moelle reste en retard sur l'accroissement correspondant du canal vertébral. D'après les mensurations de Pfitzner (i), auxquelles nous pouvons joindre le résultat de quelques observations personnelles,
retard dans l'accroissement en longueur n'intéresse pas au même degré toutes les parties de la moelle. Dans la région cervicale, la moelle suit presque régulièrement le développement des vertèbres cervicales. Elle s'étend en moyenne jusque vers le milieu du corps de la septième vertèbre
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