‹ Le Système Nerveux et les États de ChocChapitre 17 sur 18 · JOUE · texte numérisé non relu

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provoquer une activation du choc par administration de substances excitant le parasympathique (éserine, pilocarpine).

Garrelon et Santenoise ont fait l’étude du tonus végétatif pendant le choc et ont pu constater une déviation de l’équilibre vers la vagotonie, en utilisant la méthode du réflexe oculo-cardiaque.

Arloing et Langeron ont même mis en évidence des vagues de sympathicotonie et de parasympathicotonie au cours du choc peptonique.

Le fait que l’atropine n'empêche pas le choc ne prouve nullement que le vague n'intervient pas : on sait que l’atropine n’agit pas sur l’innervation parasympathique des vaisseaux ; très active sur le cœur, sur la pupille et sur les glandes, l’atropine est déjà beaucoup moins efficace au niveau de l'intestin et son effet est nul sur les vaisseaux (Hunt).

La perturbation du tonus végétatif qui se produit au moment du choc (ou qui est nécessaire pour que celui-ci puisse se produire) dépend-elle des centres ou de la périphérie ? Nous avons déjà relaté la discussion sur ce sujet. Notons ici que pour Biedl et Reiner tout se passerait dans les appareils périphériques du système autonome.

Nous ne connaissons d’ailleurs pas les centres des deux systèmes opposés des nerfs de la vie végétative : les centres végétatifs diencéphaliques actuellement connus ne suivent pas la même systématisation que

les nerfs périphériques.

Le système nerveux végétatif est un domaine encore trop peu connu, sinon trop peu exploré, pour qu’on puisse déterminer avec certitude le rôle qu’il joue dans le mécanisme des chocs. Nous savons actuellement que les substances pharmacodynamiques de ce système n’agissent pas du tout sur les éléments nerveux proprement dits, mais soit sur le muscle directement, soit sur un organe interposé entre le nerf et le muscle appelé communément « jonction myo-neurale ».

La discussion peut, dès lors, se circonscrire de la façon suivante : la substance de choc agit sur le centre, sur l’appareil périphérique ou encore de façon réflexe, en impressionnant les zones réflexogènes cardio-aortiques ou sino-carotidiennes.

Un argument en faveur de l’action sur l’appareil périphérique myo-neural est le fait que nous avons mentionné plus haut : Paction inversante de la peptone sur l’adrénaline. Cette action inversante est connue pour d’autres substances : ergotamine, yohimbine. Or, d’après Dale, cette action inversante se localise sur la jonction myo-neurale et semble indépendante de tout élément nerveux.

Il n’est nullement indispensable d'admettre un seul mécanisme à l'exclusion de tous les autres.

L'action des substances de choc est très complexe : elles peuvent agir simultanément par voie réflexe, centrale ou périphérique.

La plupart des auteurs modernes insistent sur lintervention du système végétatif dans les chocs, mais

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faute de connaissances précises sur ce système, la na- Le à ture exacte de cette intervention n’a pu être déterà minée. Il nous semble qu’on peut cependant expliquer certaines actions thérapeutiques en se basant sur Jaction neuro-végétative,

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