‹ Le Système Nerveux et les États de ChocChapitre 9 sur 18 · PUR RE · texte numérisé non relu

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Il est donc très difficile de donner une définition exacte du choc et on doit se poser fatalement la question, à un moment donné, de savoir si tous les états appelés choc appartiennent à une même catégorie. Certains auteurs, comme Brown-Séquard et plus récemment Widal, puis Auguste Lumière, ont tenté de grandes synthèses et ont élaboré des théories unicistes. On sait que le premier voulut tout expliquer par linhibition, phénomène découvert par lui-même. Widal a voulu réunir tous les chocs sous le signe de la colloïdoclasie, modification de l’équilibre des colloïdes du sang et des tissus. Lumière, par contre, trouve lexplication de tous les phénomènes dans la floculation de ces mêmes colloïdes. Il est peu vraisemblable que ces explications s'appliquent à tous les cas étiquetés « chocs » : le choc infectieux, le choc nerveux ou émotif et le choc hémorragique ne semblent pas en relever.

Nous faisons complètement abstraction dans ce travail de la cause première des états de choc. Ce qui nous intéresse c’est le mécanisme nerveux qui préside à la survenue des chocs et il nous semble que ce point de vue permet d’entrevoir l’unité des divers états de choc. Ce qui nous paraît en effet essentiel c’est la modification de nutrition de certains tissus vitaux, en particulier de certains centres nerveux. Une diminution d'irrigation de ces centres peut rele-

ver de la vasodilatation abdominale (chocs protéiques,

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peptoniques, anaphylactiques, etc), de la diminution globale de la masse sanguine (hémorragie), de l’adrénalinémie (choc nerveux et émotif), etc. Nous ne savons pas si l’hypotension est la cause ou la conséquence de lanémie des centres nerveux, mais ce dernier phénomène nous paraît aussi constant au

cours des chocs que le premier.

Nous croyons donc à l’unité des états de choc, sinon unité de la cause première, du moins unité du mécanisme nerveux. Malgré cette unité, il est indispensable de classer les chocs dans diverses catégories. Le principe de toutes les classifications est essentiellement étiologique.

Voici les diverses classes qu’on à coutume de distinguer :

Le thoc hémorragique ;

Le choc traumatique et opératoire ; Le choc peptonique ;

Le choc anaphylactique ;

Le choc nerveux ou émotif :

Le choc médicamenteux :

Le choc histaminique, etc.

Cette classification est purement descriptive et ne fait qu’aligner les cas les uns à côté des autres. Sans vouloir bouleverser les notions étiologiques actuelles, nous proposons de classer les chocs de la façon sui-

vante :

a) Chocs par désiquilibre humoral endogène, se

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