‹ Le Système Réticulo-Endothélial Dans La TuberculoseChapitre 14 sur 18 · M 1. | RENE · texte numérisé non relu

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Koch, nous le savons déjà, mais nous ne savons pas dans quel sens finaliste cette fixation doive être interprétée. Du point de vue du médecin, il y a des réactions de l’organisme qui sont favorables et d’autres qui sont néfastes. Or, nous pensons que les phénomènes envisagés au point de vue biologique ne doivent pas être interprétés de cette façon-là. Les réactions de défense ne nous paraissent être

que des vues de l'esprit.

Nous nous expliquons. Prenons l’exemple d’une tuberculose spontanée humaine typique. Après pénétration par le tube digestif,le bacille arrive dans un ganglion trachéobronchique où les monocytes l’ayant capturé vont constituer un follicule. D’une part, la fixation du bacille dans le follicule est incontestablement une réaction favorable, puisqu'elle empêche la pullulation du microbe dans le sang et sa dissémination dans divers viscères. Envisagé d’un point de vue différent, le ganglion hébergeant un bacille virulent constitue un véritable réservoir de virus. Il peut libérer le bacille à chaque instant sous l'influence de facteurs que nous ignorons et qui fera que le sujet présentera une tuberculose pulmonaire.

Au lieu d'essayer d'interpréter le finalisme de l'atteinte réticulo-endothéliale dans la tuberculose, essayons de raisonner sur sa signification biologique, abstraction faite de toute utilité. Le bacille, ayant pénétré dans l'organisme, se trouve fixé dans le système réticulo-endothélial et entre en symbiose avec la cellule géante. Cette symbiose lui permet de se nourrir, mais en même temps il déverse dans

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la circulation des substances sécrétées par lui. Ces substances pourraient certainement être nocives s’il s'agissait d'une grande quantité, mais lorsque la lésion créée est discrète, l'organisme ne paraît en souffrir nullement. Par contre, les substances sécrétées par les bacilles vivants, mais emprisonnées suffisent pour entretenir un état allergique, empêchant, dans une certaine mesure une nouvelle invasion microbienne sournoise. L’organisme sensibilisé réagit violemment contre toute nouvelle pénétration, en construisant des lésions spécifiques avec une vitesse beaucoup plus grande que l'organisme neuf (Gardner).

Tant que l'infection tuberculeuse reste cantonnée au système réticulo-endothélial, il s’agit, en quelque sorte d’une infection locale, sans caractère extensif, ne pouvant se disperser.

Lorsque, sous des influences encore inconnues, d’autres éléments se montrent sensibles au bacille ou à ses toxines, le caractère de l'infection change immédiatement. La lésion s'étend, se caséifie, s'ouvre et les événements se déroulent alors plus rapidement, se mouvant dans une sorte de cercle vicieux. , ;

Somme toute, tant que seules les lésions strictement spécifiques sont en présence, la tuberculose est bénigne. Mais, comme l’insiste dessus Bezancçon, des lésions d'infiltration et d’exsudation banales viennent s'ajouter aux lésions spécifiques lorsque la tuberculose est évolutive et -ce sont elles qui donnent la physionomie habituelle aux

lésions de pneumonie et de broncho-pneumonie tuberculeuse.

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