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leux accusent un tropisme positif pour les monocytes qu’ils parasitent avec une certaine électivité. En usant d'une image, on pourrait dire que le système réticuloendothélial se « sacrifie » pour le reste de l'organisme. Ge « sacrifice » est justifié du fait que la cellule réticuloendothéliale supporte mieux l’atteinte tuberculeuse que les autres tissus, de telle sorte que tant que l'infection se borne à des cellules réticulo-endothéliales, l'infection est tout à fait bénigne.
Le système rétieulo-endothélial constitue un appareil de dérivation contre les substances étrangères. En fixant ces substances, 1l leur soustrait les organes nobles de l’économie.
C’est uniquement dans ce sens que doit être compris le rôle du système réticulo-endothélial dans la protection de l'organisme contre l'infection tuberculeuse. Nous avons déjà dit dans quels cas survient l’échec de cette protection et quel est le rôle joué par les polynucléaires dans
la détermination de cet écheë.
On sait en quoi consiste cet état particulier dans lequel se trouve un sujet déjà infecté par le bacille de Koch qui est désigné par le terme d’a/lergie, Cet état est très distinct de l’immunité, puisque l'animal allergique, à l’encontre de l'animal immunisé, est hypersensible à une nouvelle pénétration de bacilles.
Le systèmé réticulo-endothélial joue-t-il un rôle dans la production de l'allergie. On ne peut à ce sujet qu'émettre
A0 des hypothèses. On sait que l’allergie est due à la pré-
sence de bacilles vivants dans l’organisme. Or, ces bacilles vivants se trouvent fixés précisément par le système réticulo-endothélial. Ce système peut donc être sensibilisé contre le bacille d’une façon tout à fait autonome, étant donné que l'allergie se caractérise surtout par un ensemble de phénomènes locaux (phénomène de Koch).
On peut, dès lors, supposer qu'un sy stème réticuloendothélial sensibilisé contre le bacille réagit mieux à l’inoculation nouvelle de celui-ci que lorsque cette inoculation fut pratiquée pour la première fois. |
Cette hypothèse cadre bien avec la théorie de Gardner, pour qui l'allergie se caractériserait précisément par la rapidité avec laquelle les lésions spécifiques se construisent lors d’une nouvelle inoculation.
Bien que la théorie soit très logique en apparence, on ne peut guère la prendre au sérieux sans qu'on en fournisse une démonstration expérimentale. On aurait tort de croire que dans tous ces pfoblèmes il s’agit seulement d'études d'intérêt purement doctrinal. Le problème de la tuberculose est d’une réalité trop pressante, sa solution est exigée par un tel besoin social qu'on ne doit pas négliger ces aspects de la question qui éclairent d’un jour particulier la nature de la maladie et les remèdes qu’on doit lui opposer,