‹ Le Système TaylorChapitre 12 sur 30 · PO · texte numérisé non relu

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des moins productifs et cela par un raisonnement logique : pourquoi travailler plus que ce fainéant qui gagne autant que moi et qui produit beaucoup moins.

Et le meilleur ouvrier arrivera progressivement à des pratiques aussi ridicules que tristes pour éluder le

travail.

Devant cette flânerie systématique, l’employeur se trouve impuissant et d’autant plus impuissant qu'il ne connaît pas exactement la tâche que peut accomplir un bon ouvrier dans un temps déterminé. A-t-il essayé de la connaître, ses résultats ne seront qu’approchés, ils découleront de connaissances personnelles, variables et plus ou moins exactes, d'observations faites sans méthode sur les ouvriers dont les efforts tendront à lui

cacher la vitesse à laquelle ils peuvent travailler.

Et l’antagonisme entre patrons et ouvriers s’intensifie

chaque jour davantage.

Quelles réformes feront naître la confiance mutuelle entre le chef et ses subordonnés, l'enthousiasme et le sentiment qu'ils travaillent tous à la réalisation du même but et participeront tous ensemble, proportionnellement, aux résultats acquis.

Taylor a entrepris la tâche de les découvrir et est peutêtre arrivé à la réaliser.

L’ingéniosité de chaque génération d’ouvriers déve-

loppe les méthodes de travail, et tout porterait à croire

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