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Fig. 25.
Arc de triomphe T'ai tsong fang (n° 115).
11 5- fS ^ ^ ^ ^^ô /^«^ »Al*c de triomphe du Tai tsong \ Voyez fig. 25. On sait que Tai tsong est le nom du T^ai chan dans le Chou king. Cet arc de triomphe, qui avait été élevé pour la première fois sous les Ming, pendant la période long^kHng (1567 — 1572), a été reconstruit en 1730 (D, 15 r°).
11 6- § |$ JH Fong-tou miao „ Temple de Fong-tou" (A, XII, 33 v°; B, X, 11 v°; C, VII, 26 r°). — /fagwfe* est, dans les livres taoïstes, le nom du royaume souterrain où sont jugées les âmes des morts; le grand empereur du Fong ton H£ ^||$ y^ *^J* est le dieu suprême des enfers ; il a autour de lui dix assesseurs qui sont préposés aux dix
cours de justice; on les appelle les Che sseu ts'ao kouan
"h ^ W §• Voici la liste de ces dix rois ^E des enfers *), telle que je l'ai relevée dans un temple du Pic de l'Est (Tong yo miao) à Han-yang (prov. de Hou-peï) et dans un temple de la dame du T'ai chan (niang niang miao) à Moukden :
i Ts'in-kouang ^jjs* ]|j| ; 2 Tch'ou-kiang |jfe jj£ ; 3 Song
ti ^ *^j* ; 4 Wou-kouan 4fr ^jf (le premier caractère est
écrit 3£ dans le temple de Moukden) ; 5 Yen-lo ffl jjj& ;
6 Pien-tch'eng ^ J|J£ ; 7 jTW £^tf« ^ [J| ; 8 P'ing-teng
2p ^ ; 9 Tou-che ^ f{j ; 10 Tchouan-louen ^ Ipjjg.
Ces divinités sont rangées, celles de rang pair à l'Ouest, et celles de rang impair à l'Est, mais avec une exception qui fait placer le n° 7 (T'ai chan wang) à l'Ouest, et le n° 6 (Pien-tch'eng wang) à l'Est. — On remarquera que le T'ai chan est précisément la septième de ces divinités infernales et ce fait s'accorde avec ce que nous savons du rôle du T'ai chan dans la vie d'outre-tombe (cf. p. 14 — 16). — Cette liste demanderait d'ailleurs, comme la plupart des textes taoïstes sur lesquels nous sommes encore si mal renseignés, à être élucidée; nous voyons bien que le nom du roi Yen-lo (Yama) et celui du roi Tchouan-louen (cakravartti) sont des emprunts faits à l'Inde par l'intermédiaire du Bouddhisme, mais nous ignorons quelle est l'origine probable des autres divinités de cette série x).
1) On trouvera des descriptions étendues de ces dix tribunaux des enfers dans Dumoutier, Rituel funéraire des Annamites, p. 154 à 201, et dans G. W. Clarke, The Yù-li or Precious Records (Journal of the China Branch of the R. A. S., N. S., vol. XXVIII, n° 2, p. 234—400). Les figures 98 et 99 de Dumoutier et les planches XX et XXI de Clarke représentent le septième tribunal présidé par le roi du T'ai chan et les supplices de l'enfer qui en dépendent. La fig. 107 de Dumoutier représente l'entrée du palais du Pic de l'Est où attendent les âmes avant d'être jugées.
i iy. ^Ei If* JÉA-S^ ts'ao miao v Temple des trois tribunaux" Ce temple, qui est annexé au temple de Fong-tou, devait contenir les statues des dix juges des enfers. Les „trois tribunaux" (San ts'ao), que nous retrouverons lorsque nous aurons à décrire le Chen-lo tien (n° 171), sont les trois cours suprêmes des enfers.
Le temple de Fong-tou et celui des trois tribunaux ont aujourd'hui disparu ; il n'en reste plus que quelques débris de murs.
118. j\^ *3j* JëB Yuan ti miao „Temple de l'Empereur originel" (C, VII, 26 r°). — C'est un „Temple de l'étoile polaire boréale" (Pet ki miao ^ ^ J^H ).
119. ||§, § i|* Kouan-yin t*ang „Salle de (la déesse) Kouan-yin". Appelée aussi „ Salie de la déesse aux vêtements blancs" ( j^J Zfe ^ Pai yi fang).