‹ Le T'ai chanChapitre 46 sur 61 · rj^tt cheng · texte numérisé non relu

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23 Ar'ao /*

24 tel? ang cheou -£^ j^£

25 Ar//tf* /foV zffi Jït

26 /<r/*0« /<?« vi Tfàfc

27 kouan yuan E* E3

sol local richesses

Q) céleste

prompte rétribution

enregistrement des décès

rétribution des mauvaises actions

cortège officiel

les quatre sortes de naissance ')

Q débauche

fonctionnaires subalternes

allongement de la vie

jeûne

enregistrement des dignités

fonctionnaires postérité

Tch'ai g& Song ^

Pao Q

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O Yin ^r Tien [JJ Wcn ~aT Song ^ Wang 3TT TçhUng fâ

Arrondissement d'où est originaire le directeur.

T'ong |ij Po §

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Tch'c fljj,

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si» f/j-

Siu fâ Houa ±Êè

Ts'ai ^ Tcheno- ÎÉR

1) Naissance d'un œuf, d'un foetus, de l'humidité, de transformation.

■v< - . . . f. Nom de famille Arrondissement

Attributions de la cour de justice. , ,. d ou est originaire le directeur.

29 fong yu ^ j^| vent et pluie Tso y£r Lou fêjC

30 kouei me J^ Jjjj$J démons Tchang ^J| Keng JjM

31 wang sseu ~kC SP morts par injustice Tch'ou 255 Tchao J§g

3» "*£««,? BUWÉ '-eq-.es présentées M. $ r«* g$

/*% yiîsw vies réclamées (en com- ^ , . ggfefc rr SSL

JJ ô Tlv HP pensa tiond un meurtre) -?1v 1 F3

34 O ww O [8] ^ O interroger O SianS >ffi

35 /'*»£ '"^ ^P ^f égalité 5<^ -^ #*# ^

36 Q © OO Beau ^ A3 $

37 tseou cheou ttE H^ quadrupèdes Fan f|| iifo« Vfifl

39 Mao leang TK> -gif évaluations Lei eb JCai EH

40 ^0« yuan ^\ J§H vœux retenus (?) A>0# "^J Q

41 kong t'a "j|[j |j£ mérites O T'ien [JJ

42 ;yz yao M§ ^ÊÉ médecine /#« ^tt, Sseu VJJU

43 *. ««* $ § ■£«£ bVf"er dCS ^ #P « »

44 wou kou ^fj §^ les cinq céréales Tchang EBI Lai 7&£

action de lire les livres

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s ,, , . ^y% &m action de lire les livres „ , -fe

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47 chouei fou ^j£ Jfrj* département des eaux Ho mK Tan m «1**.*. &*§ enr^isnemen.desbon- &. gg ^ ^

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49 &?«<?*' /j'/V« s &i| noblesse et humilité Tchang jj

51 chouei kouai^C 'r£ prodiges de l'eau Ts'ao ® CV*<? >?j

52 chan chcn M| jjjffl dieux des montagnes KUeou m\ Siuan ^

;) Probablement jfâ Rjj ; voyez l'inscription suivante.

Arrondissement

Attributions de la cour de justice. Nom de famille d>

du directeur.

naire le directeur.

53 tiou chcou Y{i m abrègement de la Ion- g~ JJ W- ^^ gueur de la vie "'««g yj^

54 tchao tcheng Hp g& témoignages attestés £<?//£• -J^

55 /o« yao JÇ& |é!| poisons Tchang BM

56 £û» f« ^ 3}^ perfidies Tchang EJ|

57 **. A™ & jjjf e3strement des mal" A7» £

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59 chan Un |J| lyK forêts des montagnes Tou Wj^ Ting jrc

60 hiao choucn ^ Mf &* ^^ et °béis" Wang ]£ S* ff

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61 sicotc miao fg£ J|| a*e £e reParer Un Wang =£ Sin

temple " aw* ZC '"" IPî

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63 licou tao -^ 2|£ les six voies (gati) TcVen jj& Lou fjÊ^

<■ j 7 ^£3 -i4* acte de recouvrer ses „ ,-fi r^ \|/.

64 /***/«« /^«<w }g ^ sens Che jJJ A^«fl/^ ;)£

65 tchong tchc Ift ï|j[ loyalisme et droiture Wang Jp TsH Wés

66 >'' *'* Ep§. ^gp voyageurs ^a J|| Yen $ÏÉ

67 /« *»*. ^ ^" oiseaux S^<r ^ Wei fëf

68 ifj/;/^ Zw/tfz ^Knf m\£ prodiges démoniaques £* ^4** Ts'ing pq

69 ta M H| JJpJ avortements 7^ Jj|[ jT'*' J[j]ff

70 *w tsei ^ jj$ voleurs ^ Jj| CAà» J${

71 )'««« «/£«£ ^£g yfc£ actes d'injustice Tcheng fi} //*# jj^p

72 kie/i foti VjnV 3&B diminution du bonheur Min [^ A7^« ffii?

73 <$•<?«£• /*»£" 52 ^/ÂS envoyer des maladies Kouan jppj F/ J^

Comme, on le voit, nous ne trouvons en définitive que soixante-treize cours de justice au lieu des soixante-quinze qui étaient annoncées; peut-être cette anomalie tient-elle à ce que le T'ai chan tche et le Tai lan ont omis quelques mots, vraisemblablement effacés sur l'inscription.

Sur le sixième et dernier registre de cette stèle, on lit les mots suivants : „ Celui qui, de son vivant, fut soutien supérieur du royaume (chang tchou kouo) et qui, à sa mort, est devenu le roi Yen~lo (Yama râja). — Le délégué qui dirige les années (nien tche che tch'Ô); — le délégué qui dirige les mois (yue tche che tchb); — le délégué qui dirige les jours (je tche che tch'ô); — le délégué qui dirige les saisons (che tche che tch'ô)".

Le personnage qui, de son vivant, eut le titre de chang tchou kouo et qui, à sa mort, devint Yama, n'est autre que H an K'in ^ jj|£, de l'époque des Sonet (589 — 618), comme nous l'apprenons par un passage de la biographie de ce personnage (Souei chou, chap. LU, p. 2 r°). — Quant aux préposés à l'année, aux mois, aux jours et aux saisons, nous les trouvons représentés dans la cour du Chen-lo tien du temple Hao-li, à la suite des soixante-quinze cours de justice ').

[) Cf. p. 109 — 110.

Inscription de 1284..

L'inscription de 1284 est intitulée „Stèle des soixantequinze cours de justice du Hao-li" \ elle nous fournit une liste de personnes dévotes >j=§ -^ qui sont chargées d'administrer ^ les soixante-quinze cours de justice ; en réalité cependant, ce texte ne mentionne que quarante-six cours de justice; les noms de trois d'entre elles et la moitié du nom de l'une d'elles sont d'ailleurs effacés, en sorte que nous n'avons en fait que quarante-deux noms et demi.

L'inscription n° 7 nous avait conservé cinquante-neuf noms et deux moitiés de noms; l'inscription n° 8 reproduit vingtsix de ces noms et complète une des deux moitiés de noms (le n° 34) ; elle nous apporte quinze noms et demi qui sont entièrement nouveaux; il y a donc là une difficulté, car, si on ajoute aux noms de l'inscription n° 7 (59 -|- V2 + 72)» les noms qui sont nouveaux dans l'inscription n° 8 (15 -f- V2)» on obtient un total de soixante-quatorze noms et trois moitiés de noms, sans compter les lacunes des inscriptions; or le total des noms ne devrait être, à supposer même que les deux inscriptions n'eussent aucune lacune, que de soixantequinze. Il est probable que certains des noms de l'inscription n° 8 ne paraissent nouveaux que parce qu'ils sont écrits, fautivement ou non, d'une manière autre que dans l'inscription n° 7.

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Inscription n° X fr^R,. ,-, r1 ^

pïiWIiAaflI

Inscription n° 8 (1284 p.C.)

Voici la liste que nous tirons de l'inscription n° 8: A. B.

Noms des personnes dévotes qui Noms des cours de justice. les administrent.

konan yuan (27)') Yen iCing jgK J|g , préfet de Yi

îcheou yjr , ayant le titre de fong hien ta fou.

tHen ts^ao ^jF 53 fonctionnaires \ Wou Ying jjjr iffl- •> sous-préfet de

f Wcn-chang hien *fA? J* .

t* fou Tm }f& administration de 1 Li Kien ^4^» HÏÎ , son collègue, la terre '

t\'ou chcng jtVf y^C ceux qui sont [ Tsong Fa-tsou -^p- ¥T- j|[B , ayant

jetés dans la vie (?) j le titre de lou-che-sscu de Tong-yuan

fong yu (29)

seng tao JW ^g religieux bouddhistes 1

et taoïstes ( Yang Ts'an-chan fbÈj 5^3 3fe

keou yuan (40) l 1

yi yao (42)

kHu yi -jffîL "pp prendre l'initiative (?) i

choud fou (^) j HUn *•«**** ff Hl M

s s eu cheng (21) ]

Ji'an king (46) \

/W ti (5) ( dame 7YÀ'«» KS ^

kHu chan J|hL ^g, promotion des \ Ts^ao Pin ® j^r , originaire du

gens de bien J village de Kouan-tchang fl|H fîjÊ

\ dans la sous-préfecture de Sin-tou

1 MÊ5 ïfl$ ' ^e ^arron^issement de

tc/i'ang cheou (24) j

fa han V3^ V^P 2) résistance à la loi ; Wang Yuan-ngan ~^Ç -jnr *£+* ,

tseou cheou (37) )

1) Ces numéros d'ordre renvoient à l'énumération de l'inscription précédente.

2) V+* paraît être ici l'équivalent de jpT" .

fing teng (35) chan chcn (52) tchon fou (48)

chotiei -fl£

tsao siang ^gr

B ') faire des images

Po Fou-yu Q ÎIîSBS-

dame Kou |jpî JjjP , femme de Tcheou

Yeou IS JJî/J , originaire de cet arrondissement, et son fils Jouci-Cong

enregistrement } TcJiao TclC

Yin Kouo-sin ~^jpr -Sï Y=j

! Hi'-s o o M o o

dame Want,

tseu souen (28) /<:/*<?# cheng ydp Al des naissances

o <>><» o iM

chao hiang (43) /*r/*<z0 tcheng (54)

wou tao -ff Jg les cinq voies

houan houen (64)

tchong hiao ^ ^£ 2) loyalisme et Li Hi- Q ^ Ëfi Q

piété filiale ]

tch'eng houang IMi RM dieux urbains Tchang Yong-chan HM .^t> 5pÊ

/&za<? choucn (60) ZïV^z/f Q ^|J Q

/V^<z* ki (25) la deuxième sœur aînée 7V'/^K \ nFJ

«>(?« 0/200 (61) Q Miao-lz'ien Q jftj? ||ïj?

^a» lin (59) Q Miao-tchcn Q j$ ft

<r^0 ^mg' (62) Tchang Fou-tchcng BÊ jÏÏg Jp

fouei wen ^Rg Rfl (34) interrogatoires dame Kia \^ fip , femme de Leang

lieou tao (63)

Tong g£

dame Siu f=j^ , de la famille Tchang

i) Il semble que le texte soit ici fautif, car les mots -fit ^g* 1|B ne peuvent être le nom d'une seule cour de justice et sont insuffisants pour former deux noms. D'autre part, le mot ffl est absent, tandis qu'il est exprimé dans tous les autres cas.

2) Peut-être faut-il lire ]& |Ef et identifier cette cour avec le n° 65.

chou fou 2$ -r* modeler (des statues) en terre

miao chan JgR SB ') les bonnes actions envers les temples (?)

tcWen tchouang (32)

le commandant de sous-préfecture Ma Kouo-pao J| [g ^ .

dame Tchang EM , femme de Li

O -**•«* ^ o i$>du vil"

lage de T'ou-tsuig, du district de Tsin-yang^ de la sous-préfecture de

P^ou-yang 4|j& Kli? , de l'arrondissesement de ICai UV ' Tchang Yu-fong ïjrjf 3£ j|f •

1) Le texte est ici obscur et ne peut s'expliquer qu'en admettant des fautes de textes. Il n'est donc pas certain que miao cha?i soit réellement le nom d'une des cours de justice.

Notice sur la réfection du temple taoïste Tcli ao-yuan au Sud du Pic M.

Lieou Wei-yi, originaire de Kon- 7 , a écrit les caractères tchouan \

Kao Yeou-yuan, originaire de cette commanderie, a gravé la pierre.

Composé par Sut Che-long 2) ayant les titres de savant de la „cour des Sages rassemblés" dépendant de l'Académie, grand officier qui rectifie et qui discute, rédacteur des édits impériaux, en même temps historiographe officiel;

Que signifie le terme Tai-tsong 3) ? C'est que (le T'ai chan) est l'aîné de tous les pics. Que signifie le terme yo yang} C'est que, entre les quatre points cardinaux, c'est au Sud (de la montagne que se trouve le temple). Que signifie le terme

i) Cette inscription se trouvait autrefois dans le temple Tch' ao-yuan (cf. p. 93, n° 113); mais, comme ce temple est aujourd'hui détruit, on Ta déposée dans la cour du temple San houang miao (cf. p. 94, n° 114); c'est là que je l'ai vue et que je l'ai fait estamper. Elle est écrite toute entière en caractères tchouan^ mais nous en avons la transcription en caractères modernes dans A, XII, 23 v°-25 r° et dans B, XVIII, 28 v°-30 r°.

2) Ce personnage est celui qui a composé aussi une des inscriptions du temple de la colline Hao H\ cf. p. 354, ligne 4.

3) Dans le début de ce texte, l'auteur définit trois termes : Tai tsong

tJS -^rL.,qui est un des noms du T'ai chan\ yo yang *gfc [Si?, qui désigne l'endroit du T'ai chan où se trouve le temple; tch'ao yuan Em 7^ , qui est le nom du temple.

Fig- 54- Inscription de 1285.

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Inscription n° 9 (1285 p.C.)

tch'ao-yuanl Quand les deux principes (le Ciel et la Terre) fournissent la vie aux êtres, tous ceux-ci se trouvent subir leur influence réciproque l) et sont comme une foule de sujets venant féliciter leur chef; les taoïstes ont donc

1) Je prends ici le mot ^n; dans le sens que lui attribue l'appendice siang t chouan du Yi king lorsqu'il dit : ^F ^jî ^5£ ^f& „lorsque le ciel et

la terre sont en communication réciproque". Le mot ;fjf; a alors la valeur de ira » communiquer".

adopté cette métaphore et nommé leur temple TcWaoyuan 1).

On ne sait pas exactement à .quelle époque fut fondé ce temple TclCao-yuan. Lorsque l'honorable Yen 2), (gouverneur) de Tong-p'ing, eut fait son expédition militaire dans le Sud, le jour de son retour victorieux il s'empressa de se rendre au T'ai chan et y fit un sacrifice comme le veulent les rites; en effet, dans l'antiquité, les seigneurs avaient le droit de sacrifier aux montagnes et aux cours d'eau du territoire soumis à leur autorité 3). (Quand l'honorable Yen) se disposa à monter sur le plus haut sommet (du T'ai chan), il regarda de loin les vieux bâtiments (du temple Tch'ao-yuan): les pièces de bois des bords des toits et les colonnes étaient en mauvais état; les poutres faîtières et les pans des toitures étaient effondrés; il envoya des gens faire un examen; le résultat confirma ce qu'il avait aperçu. Alors il ordonna au directeur de la communanté taoïste de fixer une date pour la réfection (de ce temple). Sur ces entrefaites, l'honorable Yen mourut (1240); mais ses successeurs marchèrent sur ses pas et cette entreprise progressa. Le directeur de la religion, l'Homme véritable profond et éclairé 4) confia cette affaire à Tchang Tche-chonen, dont le surnom est THen-yi tseu. Ce Tchang Tche-chouen portait à l'origine le nom personnel de Tche-wei\ mais, comme il lui arriva d'être connu et apprécié de notre saint empereur, il changea

1) Ainsi le nom de tcJi'ao yuan gira ~jr\ signifie que tous les êtres rendent

hommage au principe suprême comme des sujets à leur souverain.

2) Yen Che\ cf. p. 357, n. 1.

3) Cf. Li Ki^ chap. Wang tche\ trad. Legge, SBE, vol. XXVII, p. 225. — Etant gouverneur de la région de Tong-pHng sur le territoire de laquelle se trouvait le T'ai-chan^ Yen Che occupait une position analogue à celle d'un seigneur de l'antiquité; il avait donc le devoir de sacrifier au T'ai-chan.

4) y|p] ÏÏR HH yy • Nous avons appris par une inscription précédemment traduite que ce personnage n'était autre que KH Tche-tclï eng^ grand pontife du taoïsme (cf. p. 358, n. 2).

alors son nom en celui de Tche-chouen qu'il porte aujourd'hui '). T'ien-yi tseu, considérant d'abord que l'entreprise du temple du Pic était très importante, refusa; mais l'Homme véritable se prosterna à ses pieds sans vouloir se relever; T'ien-yi accepta alors l'ordre qu'il lui donnait. Aussitôt on recruta des travailleurs et on choisit des matériaux. Bien qu'on ait eu alors de mauvaises années à traverser, à force d'énergie cependant on mena l'œuvre à bien. Les frais furent couverts par les revenus que recueillit le supérieur de la communauté taoïste avec les parfums qu'on brûlait au sommet de la montagne 2), et par les sommes désintéressées que le directeur de la religion donna comme contribution. Ces ressources furent près d'être entièrement épuisées; mais, comme le dit le proverbe, quand on donne trop peu à un homme, cela l'encourage à construire une maison 3). A plus forte raison (entreprendra-t-on une construction, même avec des ressources insuffisantes) quand il s'agit d'avoir des matériaux excellents tels que poutres faîtières et solives, ou de trouver des artistes capables de peindre les décors.

Aussi bien, le T'ai chan est la merveille 4) de P'ong-hhian ; il est l'une des trente-six merveilles 5) et l'un des soixantedouze lieux bienheureux; c'est pourquoi la porte par laquelle on y accède est appelée la porte céleste [fien men ^Ç f^ ) G) ;

i) Ce fait a déjà été mentionné dans une stèle de 1284 (cf. p. 357, ligne 5 — 9); on voit l'importance qu'y attachait Tchang Tche-chouen.

2) Ce texte prouve que, dès l'année 1285, c'étaient les sanctuaires du sommet de la montagne qui faisaient les recettes les plus considérables; il en est de même aujourd'hui.

3) Ce proverbe me paraît destiné à railler l'inconséquence des actions humaines.

4) L'expression ffl ~flC 1 qui siSnifie littéralement „le ciel dans une grotte", donne à entendre qu'il s'agit d'un raccourci de toutes les merveilles célestes.

5) Les trente-six merveilles Z£ -4-» ^ ^|pj Jç sont souvent rappelées dans les écrits taoïstes et dans les oeuvres des poites; je n'en ai pas cependant trouvé la liste complète.

6) Cf. p. 45, n° 8.

l'endroit où on y peut contempler s'appelle l'endroit où on contemple le soleil (je kouan fj HJJ) '); le vent qu'il produit vient jusqu'à dix mille /*' de distance; la pluie qu'il suscite couvre les neuf provinces; la planète qui lui correspond se nomme la planète de l'année (Jupiter); l'Empereur qui lui est approprié s'appelle l'Empereur vert. Puisqu'il est l'aîné de toutes les montagnes et l'ancêtre de tous les êtres, tout ce qui chez lui réussit ou se perd doit certainement être surveillé par quelque divinité; comment en effet ne serait-il pas protégé par un être divin? Il était donc nécessaire que ce qui était tombé en ruines redevînt florissant.

Lorsque les anciens faisaient des mandements au nom du prince, Pi Chen rédigeait le brouillon, Che-chou examinait et discutait le contenu, Tseu-yu corrigeait et améliorait le style, Tseu-tclûan polissait la forme 2). Point par point, les moindres expressions passaient entre les mains de ces quatre sages et alors seulement elles étaient admises. Pour ce qui est de ce sanctuaire, c'est le défunt (Yen) qui donna le branle; ses successeurs continuèrent son œuvre; l'Homme véritable y contribua ; THen-yi l'acheva. Comment l'entreprise aurait-elle pu ne pas réussir?

Le savant de la „cour des sages rassemblés" dépendant de l'Académie 3) a écrit cette notice et en outre il a rédigé une poésie ainsi conçue:

Quand l'honorable Yen eut fait son expédition dans le Sud et lors qu'il revenait avec des chants de triomphe,

Il passa auprès des ruines des anciennes salles du temple TcWcio-yuan ;

La muraille et le fossé qui existaient déjà, la foule qui l'accompagnait les garda ;

i) Cf. p. 60, n° 23.

2) Voyez Louen yu^ XIV, 9.

3) Ce titre est, comme on l'a vu plus haut, celui de Siu Che-îong.

Les bâtiments religieux inachevés, il choisit un maître pour les construire ;

Grâce aux couleurs, apparurent retracées les images des dieux et des immortels;

Sculptée dans la pierre de prix se produisit la beauté de celui qui est bienveillant et saint.

Rappeler les actes vertueux et chanter les œuvres méritoires, c'est la tâche de l'Académie;

La partie essentielle des compositions littéraires sur ceux qui marchent dans les airs ]), c'est la poésie en phrases de sept mots.

Sous la grande dynastie Yuan, la vingt-deuxième année tche-yuan (1285), l'année étant marquée des signes yi-yeou, le dix-septième jour du troisième mois,

Kao Yuan, qui administre les affaires des temples taoïstes et qui est tou-rnou de T'ai-ngan tcheou,

Tchang Siang, qui a les titres de ts'ong che lang et de fouet kouan 2) de T'ai-ngan tcheou,

Siu Jou-kia, qui a le titre de tch'eng wou lang et qui est adjoint au préfet de T'ai-ngan tcheou,

Nien Ho-wei, qui a les titres de général de la vertu militaire, de préfet de T'ai-ngan et en même temps de commandant militaire (ngao-lou) des troupes,

Pa-ho-fou, qui a les titres de général de la vertu militaire, ta-lou-houa-tck V (daroughatchi) de T'ai-ngan tcheou, et en même temps de commandant militaire (ngao4ou) des troupes,

1) Ainsi qu'il appert des citations faites par le P'ei wen yun fou, l'expression <y Wl ' désigne les immortels qui possèdent le privilège d'têre assez légers

pour pouvoir marcher dans les airs. Le littérateur Yu Sin J3l 4Ê* , mort en 581 p.C, avait fait dix poésies sur le maître taoïste qui marche dans les airs ^g — p* ^M/ E& HpJ "T* gf . L'auteur de notre inscription me paraît vouloir comparer sa composition littéraire, qui fait l'éloge du taoïsme et qui se termine par une poésie en phrases de sept mots, aux poésies de Yu Sin.

2) La transcription de la p. 378 écrit par erreur ^fe|| *jÊ£ au lieu de Ifà *& .

Tchang Tche-chouen, à qui on a conféré le titre de grand maître qui s'élève dans le vide, qui est d'une vertu absolue, qui pénètre la profondeur, fi-tien directeur des travaux du Pic de l'Est, fi-tien gouvernant la secte taoïste dans le district de Tong-p'ing, — ont fait ces réparations.

Yen Tou, petit-fils successeur du duc Wou-houei du royaume de Lou, ayant les titres de fong hiun ta-fou, de préfet de Yi tcheou, et en même temps de commandant militaire (ngao-lou) des troupes, a érigé cette stèle.

nscription de ijjo l).A

Le décret impérial est ainsi conçu:

Le grand massif rocheux, à l'Ouest de de la mer orientale et à l'Est du Royaume du Milieu; celui qui participe de la perfection surnaturelle du firmament et qui est né en même temps que le Ciel et la Terre ; celui dont la forme est majestueuse; celui sur lequel sont montés les empereurs et les rois de l'antiquité pour considérer la vaste mer et examiner la configuration des terres de manière à

mm^MiEmwm^

m,S:\^[A,mm\Mm

i) Cette inscription (A, VI, 3 v°; C, 1, b, 16 v°-i7 r°) se trouve abritée sous un pavillon du côté occidental de la seconde cour du Tai miao ; l'estampage que je reproduis ici (fig. 54) mesure 3 m. 50 de haut sur 1 m. 20 de large. Ce texte est intéressant parce qu'il nous montre le fondateur de la dynastie Ming, abandonnant les errements des dynasties précédentes, renoncer à conférer aucun titre nobiliaire au dieu du T'ai chan\ ce ne fut pas

Fig. 55-

Tableau des cinq pics (i378)

(T'ai-ngan fou).

assurer le calme au peuple ; c'est celui qu'on invoquera *) en l'appelant : T^ai chan. En ce qui concerne le respect, cette dénomination l'exprime; en ce qui concerne les rites, elle convient 2).

A partir du moment où les T'ang commencèrent à conférer des titres nobiliaires aux dieux 3), la coutume s'en est perpétuée jusqu'à aujourd'hui à travers les dynasties successives. Dernièrement, le souverain de la dynastie Yuan avait cessé de bien gouverner; dans le pays à l'intérieur des mers, c'était comme un bouillonnement dans un trépied 4) ; le peuple était comme quelqu'un qui s'enlise ou qui est sur des charbons ardents 5). Moi, qui n'étais d'abord qu'un simple particulier, je reçus le mandat du Ciel suprême et de la souveraine Terre; grâce à l'aide cachée que m'ont donnée tous les dieux, j'ai supprimé et réprimé les fauteurs de violences et de troubles. Ayant pris le pouvoir impérial, j'en remplis les devoirs: je dois servir le Ciel et la Terre et faire des offrandes aux mânes et aux dieux en me conformant aux époques; je dois maintenir sous ma règle unique la population ; mes principes doivent prendre pour modèle l'antiquité.

là une mesure isolée et cet empereur supprima d'une manière générale tous les titres nobiliaires accordés à des divinités.

i) On constatera, en se reportant à l'estampage (flg. 54), que le texte du Chan tctfouan tien reproduit ci-dessus (p. 384) a commis une erreur en écrivant

fE au lieu de WL -

2) En d'autres termes, le nom de T' 'ai chan qui signifie „montagne sublime" suffit à exprimer le respect qu'on doit au dieu de cette montagne et est conforme aux rites; il n'est donc pas nécessaire d'avoir recours à d'autres dénominations plus pompeuses lorsqu'on adresse une prière au T^ai chan.

3) Nous avons vu (p. 233, lignes 29 — 30) que c'es l'empereur Hiuan tsong qui, le premier, conféra en 725 un titre nobiliaire au dieu du Vai chan en le nommant „roi égal au ciel".

4) L'expression LsJ VtfE éveille la même idée que ce vers de Victor Hugo:

„ Comme une ' ic qui bout dans une urne trop pleine . . ."

5) Métaphore .ir^c du Chou king (Tchong-houei tche kao^ § 2).

Maintenant que le monde entier est calmé, je m'occupe spécialement de réformer le cérémonial des sacrifices. Considérant que ce dieu (du T'ai chan) a reçu des titres nobiliaires des dynasties successives, moi qui suis d'une origine pauvre et humble, après y avoir longuement réfléchi à deux et à trois reprises, je suis saisi de crainte et je n'ose pas imiter cet exemple. En effet, ce dieu a une origine aussi ancienne que le firmament *); son prestige divin assure l'ordre dans toute une 2) région ; il en est ainsi depuis on ne sait combien d'années et de mois; l'action surnaturelle par laquelle se manifeste ce dieu est insondable à l'homme; ses attributions lui viennent du mandat qu'il a reçu du Ciel suprême et de la souveraine Terre; celui qui règne sur les hommes, comment se permettrait-il d'intervenir dans cette affaire? je suis effrayé et je n'ose pas conférer un titre nobiliaire à ce dieu; c'est uniquement avec le nom de „dieu du Pic de l'Est" que je le nommerai. Aux époques voulues on lui sacrifiera. Veuillez, ô dieu, prendre cela en considération.

Vingtième jour du sixième mois de la troisième année hong-wou (1370).

1) Le texte du Chan tcK'ouan tien (p. 384) ajoute, après le mot ^? , le mot JiM qui ne figure pas sur l'inscription (fig. 54). A partir d'ici, le Chan tcK'ouan tien donne une lecture peu fidèle ; il faut rétablir comme suit la fin de l'inscription Hîjjjfc^l^^lt^ — J] *%

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Notice inscrite sur pierre à l'occasion de la réfection du temple du Pic ').

Le rang du T'ai chan en fait le premier parmi tous les pics ; il a été appelé vénérable 2) dès la plus haute antiquité ; on lui a accordé des distinctions et on lui a offert des sacrifices de la manière la plus honorable; de ce haut grade qu'il a obtenu, personne n'a jamais rien osé retrancher. Le lien qui le rattache aux livres canoniques est d'ailleurs très ferme; si nous faisons remonter notre examen jusqu'au Che king et au Chou king, nous voyons qu'ils sont les premiers à faire mention de lui au temps du prince de Yu(= Chouen) et de la période florissante des Tcheou. Sa grande perfection était belle et brillante; sa haute prospérité était grande et importante; on ne le mentionne que lorsque l'empereur inspectait les fiefs ou lorsque les seigneurs venaient

1) Cette stèle dont la partie inscrite, mesure 3 m. 80 de haut sur 1 m. 10 de large, se trouve abritée sous un pavillon dans la partie orientale de la seconde cour du Tai miao. Elle est rédigée en chinois et en mandchou. Le texte chinois est reproduit dans le T'ai-ngan hien tche^ chap. I, a, p. 13 v°-i5 v°. (cf. p. 139, lignes 17 — 19); c'est cette reproduction qu'on lira ci-après (p. 388 — 391); je n'ai pas pu faire figurer dans ce volume l'estampage lui-même dont le texte eût été illisible, vu la trop forte réduction à laquelle il aurait fallu le ramener; mais on pourra consulter cet estampage au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale.

2) Allusion au nom de Tai tsong T35 ^j^ sous lequel le T'ai chan est mentionné dans le chapitre Chouen tien du Chou king.

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i) Mencius, I, b, 4, § 5 : „ Quand le Fils du Ciel se rendait chez les seigneurs, cela s'appelait inspecter les fiefs $(( $jk ; cette expression signifie qu'il inspectait les territoires donnés en garde. Quand les seigneurs venaient rendre hommage au Fils du Ciel, cela s'appelait faire un rapport sur l'administration *3k tW ' Cette exPressi°n signifie qu'ils faisaient un rapport sur la manière dont ils s'étaient acquittés des devoirs de leur charge."

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tantes. Lorsque survint la décadence et qu'on arriva aux royaumes hégémons, il y eut (un de ces hégémons) ') qui ambitionna de s'égaler aux trois (premières dynasties) et aux cinq (empereurs) 2) et qui espéra à tort recevoir le mandat céleste

i) Allusion au duc Houan de TsH qui, en 651 av. J.-C, émit la prétention e célébrer le sacrifice fong sur le T^ai chan. Voyez Sseu-ma Ts'iett^ trad. fr., t. III, p. 423—427-

2) L'expression — » ^ se trouvent sous la forme ^fy — ■» dans la

requête de Sseu-ma Siang-jou relative aux sacrifices fong et chan (cf. Sseu-ma

Ts'ien, chap. CXVII, p. 17 r°); le commentateur Hou Kouang explique que

^ff est pour ^ff *•*!* „les cinq empereurs", et — * pour — » OO „les

trois dynasties" (/Tza, Yin et Tcheou).

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et annoncer sa réussite; mais son ministre l) sut trouver le discours propre à le retenir. Cependant, à partir du moment où le récit relatif aux soixante-douze souverains 2) eut été mis en . lumière, on parla d'illustrer le nom de famille et d'observer les présages de bon augure, de magnifier le titre et de glorifier le nom 3), et ces choses sont exposées au

i) Kouan Tchong\ cf. Sseu-ma Ts'ien, trad. fr., t. III, p. 423.

2) Cf. p. 17.

3) Toutes ces expressions se trouvent employées dans les textes relatifs aux sacrifices fong et chan. Ces sacrifices avaient pour but d'annoncer la réussite d'une dynastie, et, par suite, d'illustrer le nom dé famille de la dynastie; pour que le moment de les célébrer fût propice, il fallait que des présages

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