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Relation de Tou Jen-kk,
jugèrent glorieuses ces faveurs. Quatre ans plus tard (1264), l'empereur chargea derechef l'honorable [Tchang) d'être commissaire gouverneur général du circuit de Tong-pHng *).
(L'honorable Tchang) avait dit: ^KHu-feou est le palais ée Confucius ; le T'ai chan est le pic saint de la Chine ; ces deux localités sont dans le territoire soumis à ma juridiction; je dois y aller sacrifier en personne." C'est pourquoi, trois jours avant le neuvième jour du neuvième mois de la [première année] tche-ynan (1264), ayant fait tous ses préparatifs, il se mit en route.
Il sortit par la porte de Yi tcheou; le ciel était alors couvert. Le lendemain il arriva au temple de la sépulture et se prosterna devant les tombes des trois Saints 2). Le temps pluvieux n'avait pas encore pris fin. A la deuxième nuit, il atteignit le sanctuaire du Pic. Le lendemain, il monta jusqu'à Si-houa vien\ les nuages tantôt couvraient le ciel, tantôt le laissaient clair; la pluie tantôt tombait et tantôt s'arrêtait ; les trois temples, à deux pas de nous, étaient tout embués de l'obscurité humide et en un instant changeaient d'aspect des centaines et des milliers de fois. L'honorable [Tchang) dit à ses intimes: „Ma résolution de monter au sommet, je n'oserais pas la tenir pour irrévocable; si le temps devient beau, nous irons; dans le cas contraire, je craindrais de fatiguer vos gens." Or, au moment où on allait frapper la cinquième veille, l'obscurité se dissipa et, avant le troisième chant du coq, les étoiles se mirent à scintiller. Alors le préfet de l'arrondissement Tchang Jou-lin, le sous-préfet de Fongfou, Tchang Ts'iuan, le sseu-hou Wang T 'ieti-fing et les trois cents personnes de la suite préparèrent immédiatement des
1) Tong-p'ing est encore aujourd'hui le nom d'une préfecture secondaire dépendant de la préfecture de T'ai-ngan, dans la province de Chan-tong.
2) Il s'agit ici de la sépulture de Confucius, le K^ong lin jfl. TûC f
qui est au Nord de la ville de KHu feou. Les trois saints sont Confucius, son fils et son petit-fils qui sont tous trois enterrés dans la même enceinte.
chaises à porteur et, emportant l'honorable (Tckang), commencèrent l'ascension. Après que nous eûmes passé le plateau de la montagne jaune (houang hien) *), nous mangeâmes auprès de la source hou-kia 2) et nous nous arrêtâmes à la tente impériale 3) pour nous y reposer un peu. Nous étions alors à plus de quinze H de T'ien-rnen 4). Le chemin était graduellement devenu resserré ; les arbres de la forêt nous entouraient de tous côtés; à travers les interstices de leurs branches, la clarté céleste apparaissait d'un bleu intense comme celui du saphir. Vers le soir, nous atteignîmes le plus haut sommet; en regardant du côté de l'Est, nous vîmes l'ombre de la montagne devenir très noire et s'allonger à l'infini. Pendant un instant, nous regardâmes la stèle de Li Ssew, c'est à peine si nous parvînmes à y trouver quelques mots 5)'; tout le reste était effacé et ne pouvait plus être lu. En redescendant de l'endroit où était l'autel du sacrifice fong qu'on célébrait au sommet, nous remarquâmes partout des parois de rochers polies sous diverses dynasties ; mais toutes aussi sont endommagées et brisées; il n'a subsisté que l'éloge commémorant le T'ai chan, composé par l'empereur Ming-houang de la dynastie T'ang; les caractères en sont grands chacun comme un bol pour le riz et profonds de plusieurs pouces ; l'enduit doré (dont ils étaient revêtus) est tombé par places ; quelques uns seuls l'ont conservé G).
1) Cf. le chapitre Description du T'ai chan, n° 64, p. 78, lignes 3 — 4.
2) 3ÏE ^H? 1^ . C'est l'endroit qu'on appelait aussi autrefois „l'escarpement de cent tchang d'élévation" "5" Âf g ; il est au Sud de l'esplanade de la
tente impériale (A, XI, 12 v°).
3) Cf. le chapitre Description du T'ai chan, n° 55, p. 77, lignes 8 — 9.
4) C'est-à-dire de Yi fien men où commence la montée ; cf. p. 86, lignes 9 — 12.
5) Ce texte est important parcequ'il prouve que, en 1264, on pouvait encore discerner quelques caractères sur la stèle érigée par Ts'in Che-houang-ti en 217 av. J.-C. ; cf. Sseu-ma Ts'ien, trad. fr., t. II, p. 558.
6) C'est ce texte qui nous informe que les caractères de la grande inscription rupestre de 726 étaient primitivement dorés; cf. p. 315.
Peu après le coucher du soleil, un vent froid s'éleva qui saisissait les gens comme au gros de l'hiver; les hommes de l'escorte allumèrent un feu de branches et s'assirent en cercle pour attendre le matin. La constellation chen était à peine au milieu du ciel lorsque l'honorable (Tchang) se leva et se mit à marcher ; partant de l'étang de la femme de jade (yu niu tcïïè) l), il monta sur le sommet d'où on contemple le soleil (je kouan fong) 2) ; les six directions de l'espace étaient entièrement dégagées; dans ce spectacle auguste, il n'y avait pas la moindre impureté ; après un moment aussi long que celui qu'il faut pour cuire le riz, l'orient s'illumina d'une lueur qui tantôt s'ouvrait et tantôt se refermait; un instant après, le soleil se découvrit à moitié et ce fut alors un éclat tel qu'il semblait qu'on fût transporté dans le monde de la couleur d'or illimitée; tous ceux qui étaient venus là s'exclamèrent d'admiration. En nous retournant, nous vîmes encore l'ombre occidentale qui plongeait tout droit dans la vallée obscure, comme si elle eût voulu rivaliser de grandeur avec le Kouen-louen ....
(Ce qui suit n'a plus aucun rapport avec le T'ai chan).
i) C'est l'endroit où est maintenant le Pi hia kong\ cf. p. 71, lignes 13 — 20. 2) Cf. p. 60, lignes 5 — 21.
Notice sur la réfection du temple de la montagne Hao-li qui dépend du Pic de l'Est î).
Composé par Siu Che-long ayant les titres de : savant de la „cour des sages rassemblés" dépendant de l'Académie, grand officier qui rectifie et qui discute, rédacteur des édits impériaux, en même temps historiographe officiel ;
Ecrit en rouge par Siu Jou-kia ayant les titres de tctieng wou lang et d'adjoint au préfet de T'ai-ngan tcheou ;
Yang Houan, professeur au Collège des lettrés du district de Tsi-ning, a écrit le titre en caractères tchouan.
Hao-li est le nom d'une élégie funèbre de l'antiquité ; elle fut composée par un client de T'ien Heng qui exprima son émotion dans un chant 2). Au temps des Han, Li Yen-nien 3) divisa ce chant en deux mélodies: la mélodie hiai-lou*) était destinée aux funérailles des rois, des ducs et des nobles; la mélodie
î) Cette inscription est située derrière la salle Chen-lo tien dans le temple de la colline Hao-li (cf. p. 109, lignes 13 — 14). Elle est reproduite dans A, XX, 20 v°-22 v°, et dans B. XVIII, 24 v°-26 r°.
2) Ce renseignement est tiré du Kou kin tchou, composé au quatrième siècle de notre ère par Ts^ouei Pao. Tchang Cheou-tsie a cité ce passage du Kou kin tchou dans son commentaire au chapitre de Sseu-ma TsHen (chap. XCIV, p. 2 v°) consacré à THen Heng (-f- en 202 av. J.-C).
3) Vers l'an 1 1 1 av. J.-C, Li Yen-nien avait été nommé intendant de la musique par l'empereur Wou (cf. Sseu-ma TsHcn, trad. fr., t. III, p. 235 et 494).
4) Dans cette poésie, la vie humaine était comparée à la rosée (Jou) fugitive qui se dépose sur l'échalote (hiai). Voyez le passage du Kou kin tchou cité par Tchang Cheou-tsie.
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Inscription N' 6.
hao-li était destinée aux funérailles des patriciens, des grands officiers et des gens du peuple. Les générations suivantes crurent à cause de cela que, à la mort des hommes, leurs âmes revenaient au Hao-li x). Dans cette montagne, il y a des dieux qui président (à ces âmes) ; c'est pourquoi on a établi soixante-quinze tribunaux pour poursuivre et atteindre, arrêter et saisir, faire sortir ou faire entrer, faire mourir ou faire naître (les hommes). Aussi Tchang Hona 2) dans son Po wou tche et Lou Ki 3) dans son T'ai chan siu disent tous deux : „ Quand un homme meurt, son âme est retenue au Hao-li". Po Lo-fien^) dit dans une de ses poésies: „Les âmes tôt ou tard venues au T'ai chan ; les ossements nouveaux ou anciens du Pei-mang5)." Fan Tien-tche, dans sa notice sur la réparation du temple dit aussi: „Quand un homme naît, il reçoit sa destinée au Hao-li; quand il meurt, il retourne au Cho-cheou"
Maintenant, dans la montagne du Pic de l'Est, il y a les tribunaux souterrains; ces tribunaux ont chacun leurs magistrats; ces magistrats ont chacun leurs administrations; tous ces fonctionnaires servent à rechercher les morts et à enregistrer les naissances. Dans le monde obscur, comment les choses pourraient-elles se faire s'il n'y avait pas des directeurs officiels?
Ce sanctuaire est à plus de cinq H au Sud-Ouest du Pic Tyai\ il est établi à gauche de l'autel du Cho-cheou. Depuis
i) Cf. p. 107, lignes 1 — 10.
2) Sur Tchang Houa HM ag } qui vécut de 232 à 300 de notre ère, voyez Giles, Biographical Dictio?iary^ n° 65.
3) Lou Ki^ife Wê- vécut de 261 à 303 p.C. : cf. Giles, Biog. Dicton0 1402.
4) Lo-tHen jw£ ~fc est l'appellation du célèbre poète de l'époque des T'ang Po Kiu-yi |fj Jg ^j , 772—846 p.C. ; Cf. Giles, Biog. Dict., n° 1654.
5) Nom d'une colline au Nord de Lo-yang \f& tiÊf \ c'était là que se trouvaient un grand nombre de sépultures de hauts personnages.
les T'a?ig jusqu'aux Sofig on n'a pas cessé d'y faire brûler des parfums. Ceux qui viennent le visiter, dès qu'ils entrent, deviennent respectueux ; quand ils approchent, ils sont saisis de crainte; quand ils sortent, ils sont pénétrés d'effroi comme s'ils se sentaient poursuivis. N'est-ce pas comme si des vivants avaient vu réellement des démons et des dieux?
Après que Wou Tao-tseu l) eut peint les divers aspects des enfers, les gens de la capitale vinrent contempler son œuvre; tous, effrayés des châtiments, se mirent à faire de bonnes œuvres; sur les deux marchés de la ville ne se trouvèrent plus assemblés les boucheries et les débits de vin, les poissons et les viandes. A combien plus forte raison, dans ce sanctuaire où les administrations judiciaires sont nombreuses, où les démons et les dieux sont en foule où les prisons sont profondes et obscures, rares seront ceux qui n'auront pas le cœur glacé et les yeux effrayés.
A la fin de la dynastie Kin, les guerres et les incendies s'élevèrent de tous côtés; les objets en jade furent brûlés et les pierres réduites en cendres. C'est à cela qu'on peut appliquer la parole dite autrefois: la religion des images, elle aussi, on la précipitera dans l'embrasement du kalpa2).
i) Sur Wou Tao-tseu Ja >g «3-» , le célèbre peintre de l'époque des
T'ang, voyez Giles, Biog. Dict.^ n° 2349, et T'oung pao, 1904, p. 310 — 331. D'après le Fo tsou fong ki (Trip. de Tôkyô, XXXV, 9, p. 79 v°), cette peinture fut exécutée par Wou Tao-tseu en l'année 736 dans le temple King
kong sseu -pr ^\. "=-£ ; ce temple, élevé en 583 en l'hoDneur de Tou-kou Si»
v=|j 7J& llf ' se trouva^ au Sud-Est de TcK1 ang-ngan [Si-ngan fou\ dans le quartier TcWang-lo *fcï *f& j£Tj . D'après l'auteur du Keng tseu siao hia ki (chap. VIII, p. 3 r°), une représentation des enfers de Wou Tao-tseu se voyait vers 1630 dans le temple Siang-kouo yui |j|M =Sî à ICai-fong fou
(Ho-nari)\ il est vraisemblable que c'était une copie.
2) L'expression „la religion des images" désigne le Bouddhisme ; c'est donc par une prédiction relative au Bouddhisme que l'auteur de l'inscription explique la destruction de la fameuse peinture de Wou Tao-tseu.
Quand l'honorable Yen l), qui reçut le titre posthume de Wou-houei, gouverna la région de Tong-pHng 2), le peuple le chérit et les fonctionnaires le craignirent ; son administration fut comme celle d'un dieu. Il honora tout spécialement le directeur (fi tien) de la communauté taoïste Tchang Tche-wei, dont le nom en religion est THen-yi tseu ; ce Tchang avait à l'origine le nom personnel de Tche-wei) mais, plus tard, ayant eu la chance d'être connu de l'empereur, celui-ci lui conféra le nom personnel de Tche-chouenz)\ (Yen Wouhouei, T'ien Yi-tsen et Tchang Tche-wei) délibérèrent sur la restauration du temple et des statues dans leur état primitif. Mais, avant qu'on eût abouti, le vénérable (Yen Wou-houei) mourut. Son successeur put cependant confier à T'ien-yi tseu la dignité de directeur des travaux. Quelques années se passèrent encore, puis, sur une requête adressée au (tchong chou) cheng et au ministère (des rites) 4), l'autorisation de faire les réparations fut enfin accordée.
i) Ce personnage, qui vécut de 1182 à 1240, se nommait Yen Chejkjfîr §|F et avait pour appellation Wou-chou jjr J^ ; on trouvera sa biographie dans le chap. CXLVT1I, p. 7 et suiv.. du Yuan che. D'abord commandant militaire de la ville de TcWang-ts'ing -J^ ^ê , dans le Chan-tong^ au service de la
dynastie Kin^ il se soumit en 121 8 à la dynastie Song\ mais il ne tarda pas à s'apercevoir que son nouveau souverain n'avait aucune chance de pouvoir résister aux attaques des Mongols et c'est pourquoi, dès l'année 1220, il se rallia aux envahisseurs qui le comblèrent d'ailleurs d'honneurs. En l'année 1234, ils se rendit à Karakorum ; Ogotai khan lui conféra le titre de chef de dix mille foyers (wan hoii) dans la région qui correspond au Chan-tong actuel. Il mourut en 1240. En 1261, on lui accorda rétrospectivement le titre nobiliaire de duc du royaume de Hou et le nom posthume de Wou-houei.
2) L'ancienne commanderie de Tong-p'ing ËH ^p* avait son centre administratif à 20 li à l'E. de l'actuelle préfecture secondaire de Tong-pHng^ qui dépend de la préfecture de T'ai-ngan dans la province de Chan-tong.
3) C'était là une marque insigne de la faveur impériale.
4) Cette valeur de l'expression -0 qK nous est révélée par diverses
inscriptions de l'époque mongole; cf. T'oung pao^ 1908, p. 322, ligne 20, et p. 324, note 2.
Quand notre saint empereur monta sur le trône, il aima et traita avec bonté les dieux de toutes sortes; sans faste inutile, tous les sacrifices furent bien ordonnés '). Un décret concernant les divers sanctuaires consacrés dans l'intérieur de l'empire aux montagnes célèbres et aux grands cours d'eau, aux pics et aux fleuves, autorisa ceux qui y résidaient à les réparer. Or il se trouva que le patriarche directeur de la religion de la mystérieuse doctrine, administrateur de la religion taoïste dans tous les districts, l'Homme véritable profond et éclairé, ICi Tche-tclCeng\ fut en communauté d'idées avec T'ien-yi tsen. Celui-ci put alors employer tous ses efforts à reconstruire les cent vingt travées de l'ancien sanctuaire; récemment ces travaux ont été terminés; successivement ils ont été achevés; les statues eurent un éclat plus beau encore que celui d'autrefois.
Pour moi, je me trouvais attendre mon châtiment dans le Han-lin 4) et j'étais occupé à composer une inscription pour le temple du T'ai chan\ je n'avais pas encore fini lorsque THen-yi tseit me dit : „ Quand votre inscription consacrée au Tai tsong sera terminée, cette inscription particulière (du temple Hao lï) en sera comme un point spécial; je craindrais de vous déranger en vous demandant de vous en occuper, mais, si vous vouliez vous en occuper, les phrases sortiraient comme en coulant 5) ; vous n'auriez
i) Cf. Chou king, chap. Lo kao\ Legge, C.C., vol. III, p. 438 — 439:
JJTÊ "f %Jï EL JPÈ %k $$ 3C • "II sacrifia dans la nouvelle ville en
faisant toute chose régulièrement mais sans faste."
2) Ce KH Tche-tcWeng ïïjTC J^ gR/ nous est connu par le Yuan che (chap. CCII, p. 4 v°) et par une inscription de 1280 (T'oung pao^ 1908, p. 311). Nous le retrouverons mentionné dans l'inscription de 1285 sur la réfection du temple Tctfao-yuan.
3) En d'autres termes, THen-yi tseu trouva chez son chef spirituel l'appui dont il avait besoin pour entreprendre les réparations du temple Hao-li.
4) Formule de modestie qui signifie simplement qu'il était fonctionnaire du Han-lin yuan.
5) L'inscription que THen-yi tseu lui demande de faire ne lui coûtera
qu'à ordonner à un de vos disciples de tenir le pinceau et d'écrire à votre place; ce serait alors suffisant."
Pour moi, j'ai pensé que le Hao-li était l'endroit où se trouvaient les vestiges du sacrifice chan sur le Ch'o-cheoii, que c'était aussi le lieu où la dynastie T'ang avait reçu un don céleste. Si maintenant on permet qu'une médiocre composition de ma vieillesse attache mon nom à cette colline, en vérité cela répond à mes désirs et je n'aurais pas osé tant espérer. C'est pourquoi j'ai ajouté quelques paroles pour faire cette notice. Si cependant je n'ai rien écrit sur les princes qui, comme Wou-houai, firent les sacrifices fong et chan, et sur les souverains qui, comme Yu, firent l'inspection des fiefs, c'est par un sentiment de respect pour le T^ai chan l).
A contribué à l'érection de ce monument Tchang Tchechouen 2) ayant les titres de : grand maître vastement doué, élevé et profond, qui porte à l'extrême la vertu, et qui pénètre le premier principe, — fi-tien (directeur) du Pic de l'Est, — fonctionnaire chargé de la surveillance des travaux, — et en même temps fi-tien (directeur) général de la religion taoïste dans le district de Tong-p'ing.
A érigé la stèle T^ou-pou-chen, descendant héréditaire du prince qui eut le titre de grand précepteur, — grand officier du premier rang du second degré, — ta-lou-houa-tcK e (darougha) du district de Tong-p'ing — et en même temps
aucune peine puisqu'il est déjà parfaitement informé de tout ce qui concerne le T'ai chan.
i) Dans cette inscription, l'auteur a passé sous silence l'histoire des douze souverains de la haute antiquité qui firent les sacrifices fo?ig et chan^ le premier de ces souverains se nommant Wou-houai (cf. Sseu-ma Ts*ien, trad. fr., t. HT, p. 423); il a également passé sous silence ce que raconte le Chou kmg sur l'inspection des fiefs par l'empereur Chouen qui alluma un bûcher sur le Tai tsong. La raison de ces omissions est que ces faits doivent être réservés pour l'inscription consacrée spécialement au T'ai chan.
2) Cf. p. 357, lignes 5—9.
administrateur général de tous les campements militaires (ao-lou) l) de ce même district.
Gravé par Kao Yeou-yuan, originaire du pied de la montagne T'ai, sous la grande dynastie Yuan, la vingt et unième année de la période tche-yuan (1284), le rang de l'année étant kia-chen, le dixième mois dont le premier jour était le jour yi-sseu, le quinzième jour qui était le jour ki-weù
1) Sur les diverses hypothèses faites au sujet du terme Devéria dans Journal Asiatique1 Juillet-Août 1896, p. 103.
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Inscription N° 7 (1285 p.C).
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Inscription N° 7 (Suite).
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Inscription N° 7 (Suite).
Inscription de 1285.
Dans le temple Hao-li se trouvent encore deux curieuses inscriptions de l'époque mongole; je ne les ai pas vues lors de ma visite à ce temple; je les étudierai d'après le texte qui nous est fourni par A, XX, 22 v°-26 r° et par B, XVIII, p. 26 v°-29 v°. Je commencerai par celle de ces deux inscriptions qui est chronologiquement la seconde, car elle facilitera l'intelligence de la première.
L'inscription de 1285 est intitulée: Mémoire sur les chapelles des soixante-quinze cours de justice du Hao-li. Elle a été érigée le 2ie jour du premier mois de la vingtdeuxième année tche-yuan par un certain Wang Tche-kien. Elle commence par un préambule de deux lignes ainsi conçu:
„La règle du Ciel est très vaste; quoique lâche, elle ne [laisse rien échapper] *) ; sur ceux qui pratiquent le bien, elle fait descendre toutes sortes de prospérités; sur ceux qui pratiquent le mal, elle fait descendre toutes sortes d'infortunes; aux gens de bien elle accorde le bonheur; aux pervers elle envoie le malheur; ainsi c'est en elle qu'est la rétribution du bien et du mal."
Cette courte introduction est suivie de l'énumération de tous les tribunaux des enfers; voici cette liste:
1) Cette phrase est une sentence qu'on retrouve souvent citée: cf. Bazin, Le théâtre chinois, p. 185: „Ma fille, le filet du ciel, qui est vaste et étendu, ne laisse pas échapper les coupables."
I. Les trois cours (supérieures) de justice [s an sseu ^Eî Ï?J )
i° Le directeur de la cour de „tout ce qui est soumis à la juridiction" (so li fjff |j^);
2° Le directeur de la cour de ,,1'enquête minutieuse" (mo k'an $&$));
3° Le directeur de la cour de ,,1'examen général" (tou tck'a |ft^).
IL Les six tribunaux (lieou ngan -^ ^ )
i° Le directeur du tribunal „qui a compassion de la multitude" [min tchong ^ J^ ) ;
2° Le directeur du tribunal „des tourments" (k'ou tcliou
3° Le directeur du tribunal de O O
4° Le directeur du tribunal „qui assure les châtiments"
5° Le directeur du tribunal „ des mérites" (kong-fô ^jfj ^)î 6° Le directeur du tribunal „qui enregistre les naissances" [te hou cheng j££ ^).
III. Les soixante-quinze cours de justice (tsH che wou sseu -£j -j- 3l f|J ).
^ , ç -,1 Arrondissement Attributions de la cour de justice. «om ûe iamille d,QÙ egt Qri .
du directeur. ... °
naire le directeur.
i kou houen Jfà zJB âmes abandonnées
2 H yu j^Jj ^ enfers
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Attributions de la cour de justice.
Nom de famille du directeur.
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6 ts'ai po |J ^
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18 tchoti sseu
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