‹ Le T'ai chanChapitre 9 sur 61 · SggSjg^^^Mp» ^Tr · texte numérisé non relu

SggSjg^^^Mp» ^Tr

Fig. 2i.

La montée du T'ai chan à la hauteur du Touei song chan. A,u premier plan, des porteurs de chaises.

45- Éf 9f^ ffâ Pai yun tong «Grotte des nuages blancs." — C'est de cette grotte que sont censés se dégager les nuages auxquels on applique cette parole du commentaire de Kong-

yang au Tch'ouen ts'ieou (31e année du duc Ht): ^Ils sortent en heurtant les pierres; ils se rassemblent en moins de temps qu'il n'en faut pour tourner la main ou pour étendre le doigt; en moins de deux matins, ils couvrent de pluie tout l'empire." — Au-dessous est la

46. |j|j* ^ |1| Touei song chan „ Montagne des pins qui font face (au voyageur)"; — on l'appelle aussi J§| ^ |Jj watt song chan „ Montagne des dix mille pins." — Plus à l'Est, le

47. H| ^g |g Lien houa fong „Pic de la fleur de lotus" est ainsi nommé parceque ses cinq cîmes ressemblent à une fleur de lotus épanouie. — Plus à l'Est se trouve le

48. M* | [lj j|| Mong sien miao „Temple de l'immortel vu en songe." — Plus à l'Est se trouve le

49. ^jjj -^ S Che tseu fong „Pic du lion," ainsi nommé à cause de sa forme qui le fait ressembler à un lion. — Revenant au chemin de la descente dont nous nous étions un moment écartés, nous arrivons au

50. ||tJJ |8|r */|p] TdCao yang tong „ Grotte tournée vers le midi." — Cette grotte est assez spacieuse et peut contenir, d'après les auteurs chinois, une vingtaine de personnes. De l'autre côté de la route, on a gravé sur le roc deux poésies de l'empereur K'ien-long à l'éloge de cette grotte, et, à cause de l'énormité des caractères qui n'ont pas moins de trois pieds de diamètre, la roche sur laquelle ils sont incisés a pris le nom de

51. ï£ 5^ Çf|L Wan tchang pei „ Stèle de cent mille pieds d'élévation." (A, XI, 6 v°) — Au Nord de la grotte Tc/ïaoyang tong se dressait autrefois un pin solitaire qu'on nommait le Tcïïou che song j|| -^ yjyJV ; par cette dénomination on le comparait à un de ces hommes éminents qui vivent

à l'écart des fonctions publiques et on l'opposait aux cinq pins ayant le titre de „grand officier" que nous rencontrons un peu plus bas (n° 53).

52. 7t 3^ jt$ Yuan kiun tien „Salle de la princesse." — Ce petit sanctuaire de la déesse du T'ai chan est au sud de la grotte TcWao-yang.

53- 3L ^k tM Wcu song chou „Les cinq pins". — C'est là que devaient se trouver les cinq pins qui reçurent le titre de „grand officier", comme le rappelle l'arc de triomphe situé un peu plus bas; cet arc de triomphe porte en effet l'inscription 3£ -fc ^ ^ Wou ta fou soug et il est certain que la tradition populaire, au moins depuis l'époque des T'ang, comprend ces mots comme signifiant „les cinq pins ayant le titre de grand officier" (D, 17 v°.); mais il importe de remarquer que cette interprétation repose sur un contresens; la seule traduction correcte est „le pin ayant le titre de grand officier du cinquième degré". Nous lisons en effet dans les Mémoires historiques de Sseu-ma Ts'ien (trad. fr., t. II,- p. 140) que, en 219 av. J.-C, lorsque l'empereur Ts'in che houang ti fit l'ascension du T'ai chan, il fut surpris par un violent orage ; il se réfugia sous un arbre, et, par reconnaissance il conféra à celui-ci le titre de wou ta fou „grand officier du cinquième degré."

Au-dessous de l'arc de triomphe Wou ta fou song on arrive à une petite esplanade ombragée par trois beaux pins; on y fait généralement halte pour prendre quelques rafraîchissements dans le restaurant qui attend ici les voyageurs et leurs porteurs. A l'Est, cet emplacement est dominé par une roche qui porte le nom de

54. ^j 2|<J ^3 Fei lai che „ Pierre qui est venue en volant." — On sait que cette expression „venu en volant" est fréquemment appliquée en Chine à des rochers, à des

statues, à des cloches, etc., auxquels on attribue une origine miraculeuse *).

55- fïîp ^ i^P Yu tchang ping „ Esplanade de la tente impériale." — C'est sur ce petit plateau, situé au Nord-Est de la route, que, d'après la tradition, une tente aurait été disposée pour abriter l'empereur Tchen tsong lorsqu'il monta sur le T'ai chan en l'an 1008.

A l'Ouest de ce point, nous trouvons indiqués sur notre carte les noms suivants :

5& $K J(§ ^ Wo ma fong „Pic du cheval couché." — Cette montagne est ainsi nommée à cause de sa forme;

57- JL ~ÎK tÊt Kieou n^u tchai „ Retranchement des neuf femmes" ; — C'est là que, suivant la légende, neuf femmes

se retranchèrent pour se mettre à l'abri des guerres qui ravageaient la contrée;

5^* yM Jfm hS Houei yen ling „ Montagne du retour des oies sauvages." — Nous reprenons maintenant le chemin de la descente; nous passons successivement les trois ponts Siue houa k'iao ^ ^ ^ „Pont des rieurs de neige", Houei

long k'iao ^ ^| ^ „Pont du dragon sinueux" et K'oua

hong k'iao {^ jjj£ ^ „Pont qui franchit l'arc-en-ciel" ; les petits torrents qui sont caractérisés par ces vives images forment le

59- j§f B§ JPÎ Houang si ho. — Nous arrivons maintenant au trajet le plus agréable de tout le parcours; jur une longueur de trois li environ, le chemin serpente à flanc de montagne, formant une promenade où la marche est aisée et où les aspects du paysage sont fort beaux (fig. 22); ce sont

1) G. L. Gaillard, Croix et swastika^ p. 217 et suiv.

6o. ^ fj?f El JïL "Les trois & pleins d'agrément." — A l'Ouest, on voit les montagnes

61 • Wi Jfc % N£ao lai fon£ wï>ic qui s,avance orgueil" leusement";

Les trois li pleins d'agrément.

Page 1