Jg -^ JH Chan tseu yai „la Paroi en forme d'éventail
63. \ |X4 A. W^ Sien j en tchang „la Main de l'immortel." — Après avoir longé la montagne de couleur jaunâtre appelée
64. j^ ll|j| ^ Houang hien ling „ Montagne de l'escarpement jaune,"
le chemin laisse à gauche le petit temple
^5 • ^ ïfië Ml Ts'eng fou miao ^Temple de celui qui augmente le bonheur." Parmi les divinités qui forment la
cour du dieu du T'ai chan, il en est deux dont l'un préside à l'augmentation du bonheur, et l'autre à la diminution du bonheur (cf. p. 41, lignes 2 — 5). C'est sans doute au premier d'entre eux qu'est dédié ce temple. Auprès de ce petit bâtiment est un acacia dont on attribue l'origine à l'époque des T'ang fé J^à . — Nr ivons maintenant à
l'arc de triomphe appelé
66. IZL 5^ P^ ^u^ *'*en men ^ seconde Porte céleste." C'est ici le milieu du parcours entre yi tien men (n° 94) où commence l'ascension, et nan fien men (n° 8) où elle prend fin. — Auprès de cet arc de triomphe, se trouve le petit tempk
67. ZL Jj^ HH Eul h°u miao „ Temple des deux tigres", derrière lequel une roche affecte la forme d'un tigre couché. — De l'autre côté de eul fien men} notre carte marque le
68. £ ^ JËjj Ling kouan miao „ Temple du fonctionnaire divin". — Je n'ai trouvé ce temple cité dans aucun ouvrage et, pour ma part, je n'ai su voir, de ce côté de eul fien men, qu'un restaurant d'où on jouit d'une vue admirable. La descente reprend et nous passons successivement devant deux petits temples dont le premier est dédié aux
69. ^ ■+ J^ San ta che „Troia grands hommes," à avoir les trois Bodhisattvas Manjuçrî, Avalokiteçvara et jamantabhadra dont les cultes sont localisés respectivement au Wou fai chan (prov. de Chan-si), dans l'île P'ou-fo (prov. de Tch'ô-kiang) et sur le mont Ngo-mei (prov. de Sseutcïïouan)\ le temple qui suit celui-ci est le
70. ^ /Ê|| îi|& Kin sing fing „ Pavillon de la planète du métal (Vénus);" ce nom était remplacé, au moment de mon passage, par celui de Ë J|( „ Salle du roi de la méde-
cine." — Après un assez long contour, le chemin atteint un arc de triomphe en pierre f) qui signale le
71' $Ë! iB§ ^ Houei ma ling „ Montagne où les chevaux s'en retournent." Ce nom indique que les chevaux ne peuvent pas monter plus haut. A partir d'ici, pour le voyageur qui descend, le chemin devient beaucoup plus aisé; aussi allons-nous voir les édifices se multiplier.
72. 3Ê be JH ^u h°uang m^ao „Temple du Souverain de jade." Petit édifice où on ne voit qu'une statue de facture fort médiocre ; la figure du dieu est toute brune.
73. JE 3§* ^ Yuan kiun tien „ Salle de la princesse." La déesse, portant sur sa coiffure les trois oiseaux aux ailes éployées, tient en main un kouei ^jr vert, rouge et or; elle a quatre assistantes qui tiennent des kouei verts à la base et blancs au sommet.
74* ÎSÉ 5^ S] hou tien ko „ Pavillon de l'univers dans un pot". — Ce porche monumental à été construit en 1747 sur l'emplacement où avait été élevé sous les Ming, entre 1522 et 1566, le cheng sien ko ^ fjlj p§ ^Belvédère où on monte à l'immortalité" (D, 17 r°).
75- faJt 'B§ SI H*e ma y™ » Escarpe ment où on fait se reposer les chevaux" (fig. 23). — La roche formait ici autrefois un abri sous lequel on pouvait loger des chevaux; aussi la nommait-on parfois „ l'écurie pour les chevaux" JE jfcJJ] j[|| ;
on l'appelait encore „ l'escarpement des trois mots" ^ tkl J|| parce que les trois caractères formant son nom avaient été tracés, disait-on, sur la roche par le pinceau de l'immortel Lu Tong-pin auquel on attribue en Chine tant d'autographes extraordinaires (cf. T'oung pao, 1906, p. 698 — 700). — Nous
1) Ce monument à été reproduit dans le livre du p. Tschepe (fig. 20), mais la photographie a été invertie.
traversons maintenant le pont Teng sien k'iao ^ \ |]j ^ wPont qui monte vers les immortels" et nous arrivons au
Fig. 23.
Escarpement où on fait se reposer les chevaux.
76. jjc Jj£ *flp| Chouei lien fong „ Grotte du voile d'eau." — Comme le torrent était à sec au moment de mon passage, je n'ai pu voir les eaux se précipiter en cascade de manière à former un voile ou un rideau. L'arc de triomphe marqué sur notre carte indique l'endroit d'où on peut admirer ce spectacle quand les circonstances sont favorables.
A l'Est du chouei lien tong, on s'écartera un moment de la route pour aller visiter le
77- >5 $? A§ d*e king yu „ Vallon du livre sacre gravé sur pierre." Sur une paroi de rocher on voit gravé en fort gros caractères le texte du kin kang king <£*■ (jjjjl) J^ ; cette inscription, qui est d'ailleurs maintenant fort endommagée par les eaux, remonte à la période zvou-p'ing (570 — 575 p.C.) de la dynastie des TsH septentrionaux; d'après l'épigraphiste Soiten ICo-hong, elle aurait pour auteur un certain WeiTseu-chen, mais Nie Wen, auteur du T'ai chan tao li ki, l'attribue avec plus de vraisemblance à Wang Tseu-tclCouen (D, 16 v°; A, XI, 23 r°). — Sous les Ming, un lettré inconnu a gravé au-dessous de ce texte bouddhique un paragraphe du traité confucéen de la Grande étude {ta hio). — Près de cette paroi de rocher est un pavillon de pierre qui est indiqué sur notre carte. Non loin de là, une roche tranchée comme par le coup d'épée de quelque personnage surnaturel est le
78. |j£ jïjf|j Ï{Z Che kiên che „ Rocher sur lequel on essaya l'épée." Plus à l'Est, nous voyons marqués sur la carte les noms suivants :