‹ Le tabac et l'absintheChapitre 23 sur 50 · JOLI.Y · texte numérisé non relu

JOLI.Y

plus OU moins considérables i ; et de là surtout le fâcheux privilège qu’ont beaucoup de priseurs de porter avec eux une odeur ammoniacale, qui peut bien ne pas être du goût de tout le monde, comme aussi d’offrir souvent le spectacle d’un émonctoire nasal, sous forme d’alambic, per stillicidia, comme l’a dit le poëte latin, et qui n’est guère plus hygiénique que gracieux.

Ce que l’on ne saurait ignorer non plus, c’est que l’habitude de priser imprime d’ordinaire à la physionomie certains traits caractéristiques, qui suffisent pour trahir l’habitude des priseurs, aussi bien que le secret des priseuses, et,

Pour faire à des amants trop faibles d’estomac, Redouter des baisers pleins A' odeur de tabac.

Boileau.

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