MONSIEUR LE PRESIDENT
» J'ai l'honneur de vous faire connaître que M. Pabbe Parisot n'appartient pas au diocèse de Saint-Die. Je ne sais pas même quel est le diocèse d’origine ou d'habitation actuelle de cet ecclésiastique.
» Veuillez agréer, etc. »
(1) Paris, 1882. — Maisonneuve et Cie
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ee 4 eee Ayant eu recours à l’obligeance de M. le Maire de
Plombières, je reçus de M. Parisot lui-même la lettre qui suit :
« Plombières, 11 mai 1885.
» MONSIEUR
» En réponse à votre lettre du 10 courant, adressée à M. le Maire de Plombières, je m’empresse de vous annoncer que je me trouve momentanément dans ma famille jusqu’au 17, où je suis prèt à répondre à la communication que vous avez à me faire.
» Veuillez agréer, etc.
» J. PARISOT
Voici quelle fut la réponse :
« Plombières, 19 mai 1885.
» MONSIEUR
» Une absence m'a empêché de répondre plus tôt à votre lettre. Je suis bien fâchè, comme vous pouvez le croire, de ce qui nous arrive au sujet de la Grammaire taensa ; je désire que cette affaire finisse heureusement , et je suis disposé à vous aider dans la mesure du possible. Depuis l’impression du livre, je ne m’en suis plus occupé ; ma famille n'avait pas cru d’abord qu'il importât de le publier alors, et n’avait cédé qu’à force d’instances. Je ne suis pas dépositaire des manuscrits qui ne sont plus entre mes mains depuis le commencement de l'impression du volume, et je ne les ai pas revus depuis; je ne puis pas vous les livrer, maintenant du moins. Autant que mes occupations me le permettront, je ferai tout mon possible pour vous aider et vous donner les renseignements que vous pourrez demander; c’est un devoir pour moi après les soins que vous avez pris pour ce livre; la révision que vous en avez
—— S — faite est pour moi une garantie; mais ni vous ni moi we
pouvons répondre des inexactitudes bien explhcables du travail d’ailleurs incomplet de mon aïeul.
» Veuillez agréer, etc.
» J. PARISOT
Jappris le surlendemain que M. J. Parisot avait été récemment ordonne prêtre à Saint-Dié, et qu’entré depuis quelquentempsedér/ dans l'Ordre des. 72/0 iDivèenat de quitter Plombières pour retourner à son couvent. M. le Supérieur du Grand-Séminaire de Saint-Dié n’assiste pas, paraît-il, aux ordinations de ses élèves. Quoi qu’il en soit, je crus devoir m'adresser au père du jeune........, celui-ci ayant omis de me faire connaître le lieu où j'avais à diriger mes lettres.
M. Augustin Parisot aîné me répondit le 28 mai :
« MONSIEUR
» Mon fils m'écrit au sujet de l'incident survenu relativement au livre que vous avez publié en collaboration. D’après ce qu’il me dit : des contestations sérieuses s’élèvent contre cet ouvrage, et il devient nécessaire de faire la preuve de son origine par la production des manuscrits. J'ai alors recherché longuement et minutieusement les pièces en question, j'ai revu et compulsé tous les papiers de feu M. Haumonté; j'y ai trouvé d’autres ouvrages soigneusement classés, mais pas une ligne ayant trait à l’objet de mes recherches. Mon fils, que j'ai interrogé, me répond que depuis trois ans il ne les a pas eus en mains, qu’il lui est impossible de se souvenir de ce qu'il en a fait, bien qu'il croie les avoir conservés. Je continue mes recherches et si je suis assez heureux pour découvrir quelque chose, je m’empresserai de vous lenvoyer, sentant l’importance et la gravité de cette affaire. Je suis également à votre service pour transmettre ce que vous croirez utile à lintérèt de votre cause commune, et mon fils me dit qu'il reste à votre disposition pour les diverses questions que vous
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pourrez avoir à lui adresser; mais sa situation que vous connaissez et que vous comprenez, entraînera des lenteurs regrettables.
»VeuilIezt agréer, Etc.
» Augustin PARISOT aîné. »
Sur mon observation, qu’il était singulier que M. J. Parisot crit avoir conservé les manuscrits et qu’il ne se souvint pas de ce qu'il en avait fait, seconde lettre de M. Augustin Parisot aîné.
«a Plombières, 14 juin 1885.
» MONSIEUR
» J'adresse par ce même courrier votre lettre du 30 à mon fils ; après avoir fait de nouvelles recherches demeurées sans résultat et si nous sommes les uns et les autres hors d'état de vous procurer les papiers, il faudra bien céder à l’impossible et pourvoir à d’autres moyens de défense. Bien que cette affaire soit délicate et importante, il ne me paraît guère admissible que des adversaires de bonne foi repoussent des preuves sérieuses qui peuvent leur être données à défaut de pièces justificatives égarées ou détruites. La publication que vous avez faite vous a paru suffisamment garantie par les documents que vous avez entre les mains (M. P. entend parler du manuscrit de son fils, c’est-à-dire de la copie qui a été livrée à l’imprimeur et qui n’a point été conservée). Si d’autres témoignages sont nécessaires, je suis à votre disposition pour vous les procurer et vous les transmettre avec la réponse que comporte la susdite lettre.
» Veuillez agréer, etc. »
Mis en demeure de fournir personnellement ses explications, M. J. Parisot me fit tenir une note ainsi conçue : « Je ne connaissais M. Adam que de nom, lorsque le 8 juin 1882, je reçus de lui une lettre où il me disait
= D — qu'informé de lexistence des documents de mon grandpère, il désirait en avoir communication, afin que M. Maisonneuve pût les publier dans sa Collection linguistique américaine. Ma famille ayant consenti à ce qu'il en fût tiré parti, j'allai en juillet voir M. Adam; rien cette fois ne fut décidé. Mais plus tard, lui-même se chargeant de diriger l'impression de l’ouvrage, il lui fut remis en octobre, tel que je l'avais transcrit et coordonné. M. Adam l’examina à loisir, et de mon consentement le remania en entier, y compris la préface que j'avais rédigée à part, et lui-même se chargea des recherches au sujet de la Notice préliminaire. Tout ce que je lui envoyai alors est demeuré depuis entre ses mains. Je ne ferai ici que deux remarques : cest que ce n’est pas moi qui compulsai la Bibliotheca americana dont je ne connaissais pas l'existence, et qu’il n'est pas exact que les manuscrits fussent tout en espagnol et transcrits par moi : je n'ai pu donner ce renseignement en ces termes à M. Adam, c’est une erreur qui s’est glissée à mon insu dans la préface que je n'avais pas rédigée dans ce sens. Cela ne se rapporte qu’à une partie des textes écrits dans une orthographe différente.
» Le vocabulaire non rangé par ordre alphabétique, mais par ordre de matières, était plus incomplet qu'il n’est : il a été augmenté de tous les temps qui se rencontraient dans la grammaire et dans les textes; plusieurs n’ont ëté traduits que par conjectures, d’autres ne l’ont pas été.
» La grammaire n’était pas non plus rédigée d’une façon si complète : c’est mon fait à moi, le transcripteur ; encore M. Adam l’a-t-il réduite en plusieurs places et améliorée par son propre travail.
» favais entrepris moi-même la traduction des textes et le commentaire; M. Adam l’a retouchée et complétée.
» Je ne suis pas surpris que mon peu d'expérience ait donné lieu à des erreurs de diverses sortes, et j'ai reconnaissance à M. Adam de celles qu'il m'a évitées par ses corrections qu'il a pu faire librement.
» Avant qu’il ne fût question de l'impression du livre, J'étais peu au courant des travaux américanistes ; je n'en aï eu connaissance qu'au moment de la publication. C’est donc de
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