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sur sa ville natale, un livre qui tranche la question. Il n’a pas plus créé la langue taensa qu’il n’a inventé la navigation à vapeur.
M. Haumonté, mis hors de cause, il nous reste un 1inconnu qui aurait commis la fraude, il y a vingt ou trente ans au moins, alors que le nombre des américanistes était infiniment petit et que le public ne prenait aucun intérêt à leurs {travaux. Il faut supposer que l’un de ces américanistes s’est ingénié à fabriquer une langue taensa, et que par un accident quelconque, il n’a pas joui du plaisir de faire des dupes, son œuvre étant demeurée manuscrite et inconnue, jusqu’au jour où le jeune M. Parisot l’a découverte dans les papiers de M. Haumonté.
Larramendi a donné pour sous-titre à sa grammaire basque ce mot ultra-castillan : « El impossibile vencido ». A vous, Monsieur, de vaincre impossibilité de la supposition à laquelle vous voilà réduit.
Postérieurement à notre publication, j'avais appris d’une source très sûre qu'au grand jamais M. Haumonté n’eût perdu son temps à copier un manuscrit traitant de la langue taensa, et qu'évidemment M. Parisot s'était mépris quand il avait cru reconnaître l’écriture de son aïeul (M. Parisot m'a toujours dit que le manuscrit aurait été transcrit par M. Haumonté durant sa jeunesse, c’est-à-dire vers 1835). La personne qui m'ouvrait ainsi les yeux sur la pieuse erreur commise, de bonne foi, par M. Parisot, ajouta : pendant plusieurs années, M. Haumonté a fourni le logement à des baigneurs ; l’un d’eux sera décédé sans laisser aucun héritier ou aura quitté Plombières dans des circonstances telles que, ni son domicile d’origine ni sa résidence postérieure n’auront été connus de M. Haumonté... et le manuscrit aura été trouvé par celui-ci au fond de quelque tiroir. Si M. Parisot ne réussit pas à remettre la main sur les papiers égarés, il faudra nous en tenir à cette hypothèse qui n’est cependant pas très plausible, car j'incline à penser que M. Haumonté eût déposé sa trouvaille dans les archives de la ville de Plombières ou à la Biliothèque publique de Remiremont.
Votre article se termine par cette fière et rude injonction :
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