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Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinois

En écrivant le présent travail, j’ai eu souvent à citer quatre ouvrages que je désigne, pour plus de brièveté par des lettres conventionnelles :

A = Tai lan ') „ Examen du Tai" , ouvrage en 32 chapitres, composé de 1782 à 1793 par T' ang Tchong-niien Leou-mo) et publié avec une préface de Wou Si-k'i datée de l’année 1805.

B = T'ai chaji tche „ Description du T'ai chan" , ouvrage en 20 chapitres, composé par Kin K'i et publié avec des préfaces de Yuan Yuan (1801) et de Souen Sing-yen (1808); les 433 planches ayant servi à imprimer cet ouvrage ont été déposées en 1808 dans le Tai miao c'est-à-dire dans le grand temple du T'ai chan à T'ai-ngan fou.

C= T'ai-ngan hien tche ^Description de la sous-préfecture de T'ai-ngan", ouvrage en 12 chapitres, plus i chapitre initial et i chapitre final, composé sous la direction de sous-préfet de T' ai-ngan, Houang K'ien, qui date sa préface de l’année 1782.

D = T'ai chan tao li ki „ Mémoire sur l’itinéraire du T'ai chan", ouvrage en 24 chapitres, composé par Nie Wen (appellation Kien-kouang) qui visita le T'ai chan en l’année 1764, mais qui rédigea sa relation postérieurement à l’année 1771. L’édition dont je me suis servi est celle du Siao fang hou tchai yu ti ts'ong tch'ao.

i) Les caractères chinois sont indiqués dans l’Inde

Ces quatre ouvrages ne sont pas les seuls qui soient consacrés spécialement au T'ai chan ; il en existe plusieurs autres dont on trouvera l’énumération dans l’excellente bibliographie placée en tête du Tai lan. — Quand aux livres chinois qui, sans être des monographies du T'ai chan, peuvent cependant nous fournir des renseignements historiques ou religieux sur la montagne sacrée, ils sont extrêmement nombreux; j’indiquerai au fur et à mesure dans mes notes ceux auxquels j’aurai l’occasion de recourir.

Pour ce qui est des publications faites par des Européens sur le T'ai chan, en dehors de quelques relations de voyage telles que celles de A. Williamson [Travels in North China, vol. II, p. 250 — 258), de Mme Isabelle Williamson [Old highways in China, p. 140 et suiv.), de P. Bergen (A visit to T'ai shan, Chinese Recorder, vol. XIX, p. 541 — 546) et de W. Anz {Eine Winterreise durch Schanhmg und das nordliche Kiang-su, Petermann s Mitteiliingen, vol. 50, 1904, p. 131 — 140), le seul livre qui soit spécialement consacré au T'ai chan est celui du p. Tschepe : Der T'ai schan iind seine Knltstàtten (i vol. 8 de 134 p.; Jentschoufu, 1906); ce livre est bon au point de vue descriptif et renferme 33 photographies qui sont intéressantes, mais il ne peut être considéré comme rendant suffisamment compte du rôle historique et religieux du T'ai chan-, il laisse place à des recherches nouvelles fondées principalement sur la traduction de textes nombreux; c’est cette étude que j’ai tenté de faire.

Je suis monté sur le T'ai chan à deux reprises: une première fois, le 24 Janvier 1891; une seconde fois, du 20 au 21 Juin 1907. Les photographies publiées dans le présent volume ont été prises à cette seconde occasion.

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