Tchen kiun miao „Temple du sage
véritable” (C, VII, 25 r°) qui a été édifié en 1722 par des gens du Kiang-si en l’honneur de Hiii Souen (appellation King-tche) qui vécut de 240 à 374 de notre ère; ce personnage, originaire du Kiang-si, est célèbre par ses talents de magicien ; il est considéré comme une des incarnations de l’Empereur de jade. Le temple qui lui est ici consacré sert de club aux gens du Kiang-si {Kiang-si houei kouan). — Si nous traversons la rivière N^ai, nous nous trouvons aussitôt en présence d’un grand et beau temple, le
■66. 8 Ü ® Ling ying kong „Temple de l’exaucement surnaturel” (B, X, 24 v°-25 r°; C, VII, 25 r°). C’est là le temple inférieur de la princesse {Yuan kiun hia miao ^
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Plan de la sous-préfecture de T’ai-ngao. (Extmit du T’ai-ngan bien tclie)
cf. n° 35 et n° 90); il a été construit en 1611. Dans le bâtiment principal, on voit une statue colossale de la Princesse des nuages colorés: elle porte la coiffure avec les trois oiseaux aux ailes éployées; devant elle est une statue laquée qui lui sert de reflet; en avant, deux groupes de deux statues debout représentent en double le jeune homme et la jeune fille vierges qui sont les serviteurs de la divinité; de chaque côté de la salle, un Bodhisattva assis sur un lotus est précédé du jeune homme et de la jeune fille debout ; toutes ces statues sont en bronze doré et d’excellente facture; celles qui sont debout ont de 2 mètres 70 à 3 mètres de hauteur. Que représentent ces deux Bodhisattvas et pourquoi sont-ils associés ici à la déesse du T'ai chant Je proposerai pour en rendre compte l’hypothèse suivante: Koti Yen-wou (cité dans A, XVI, 16 r°-v°) raconte que, lorsque le temple de l’Ecrit céleste (n° 177) eut été transformé en temple de la Pi hia yuan kiun, on y éleva, pendant la période wan-li (1573 — 1619), un bâtiment destiné à recevoir la statue de la mère de l’empereur Chen-tsong, l’impératrice Hiao-ting, morte en 1614; on la représenta sous les traits du Bodhisattva des neuf lotus [kieou lien p'ou-sa ); d’autre part, pendant la période
tch' ong-tcheng (1628-1644), on éleva un autre bâtiment où on plaça la statue de l’impératrice Hiao-chouen, qui donna le jour en 1610 au futur empereur Tchouang-lie et mourut peu de temps après; on la représenta sous les traits du Bodhisattva supérieur en sagesse {Tche chang p' ou-sa ^
. A mon avis, les deux Bodhisattvass de la salle principale du Ling ying kong figurent précisément ces deux impératrices, et peut-être ces deux statues sont elles celles mêmes dont parle Kou Yeji-tvon qui auront été transportées du temple de l’Ecrit céleste (n° 177) dans le Ling ying kong.
Dans le bâtiment qui est en arrière de la salle principale
du Ling ying kong, on rend un culte à la déesse du T'ai chan sous le nom de sainte mère [clieng mou ^ celle-
ci est représentée ayant à ses côtés la déesse de la bonne vue et celle qui fait avoir des enfants. Contre le mur de l’Est, une grande statue féminine en bronze est la belle statue de la princesse des nuages colorés que, pendant la période wan-li (1573 — 1619), l’empereur C/ien tsong Z-V^àt établie dans le pavillon Kin k'iue au sommet de la montagne afin de préserver de la cécité, par cette oeuvre pie, sa mère l’impératrice Hiao-ting\ nous savons que cette statue fut transportée par la suite au bas de la montagne (cf. p. 71, lignes 25 et suiv.) et c’est elle que nous retrouvons dans le bâtiment postérieur du Ling ying kong (B, X, 34 v°).