‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 51 sur 109 · Wen yang k'iao „Pont de Wen-yang · texte numérisé non relu

Wen yang k'iao „Pont de Wen-yang

qui conserve le nom de l’antique localité de Wen-yang déjà mentionnée dans le Tch' otien-ts' ieou en 589 et en 583 av.. J.-C. Il ne faut pas croire cependant que cette localité fût située là, car elle était en réalité au Sud-Ouest de T'ai-ngan fou-, elle se trouvait au Nord de la rivière îVen, comme son nom même l’indique ^). — Nous arrivons maintenant au

1) Voyez, dans le chapitre Epigraphie l’inscription n‘' 7.

2) On sait que le terme ya7tg désigne le Nord d’une rivière et le

Sud d’une montagne, tandis que le terme yin désigne le Sud d’une

rivière et le Nord d’une montagne; c’est ainsi que l’ancienne capitale des Ts'in était appelée Hkn-yang |^î ^entièrement yang", parce qu’elle

était au Nord de la rivière Wei et au Sud d’une chaîne de collines. Cette valeur des mots yang et yin m’a été expliquée au cours d’une conversation que j’ai eue avec l’aimable sous-préfet de Teng-fong hien, M. Lin Yu-tao ; on sait que, d’après les idées Chinoises, les cours d’eau et les montagnes ont une direction uniforme de l’Ouest à l’Est, ce qui est d’ailleurs exact si on considère la configuration générale du pays ; le soleil, qui parcourt le ciel de l’Est à l’Ouest en étant incliné vers le Sud, éclaire la berge Nord des rivières et le versant Sud des montagnes qui sont ainsi en pleine lumière, yang-, au contraire, il ne touche pas la berge Sud des rivières et la pente Nord des montagnes qui sont ainsi obscures, yin. Voilà pourquoi le terme yang désigne le Nord des rivières et le Sud des montagnes, tandis que le terme yin a une valeur exactement contraii'e.

177" ^ ^ T'ieti chou kouan ^Temple de l’écrit céleste” (A, XVI, 14 r°-i7 r°; B, X, 28 v°-29 r°; C, VII, 25 v°). — En l’année 1008, dans le courant du premier mois, un écrit venu du ciel était tombé dans la capitale ; l’empereur Tchen tsoug, émerveillé de ce prodige, changea le nom de la période d’années et se décida à accomplir les cérémonies fong et chan-, pour l’encourager dans ces bonnes dispositions, un second écrit céleste tomba au pied du T'ai chan dans le courant du sixième mois ') ; le temple de l’écrit céleste fut élevé à l’endroit où s’était produit ce nouveau miracle. — D’après les descriptions du T'ai ngan hien tche (C, VII, 25 v° et XI, 49 r°-v°) et du T'ai chan tche (B, X, 28 v°), ce temple comprend, outre un sanctuaire de la Pi hia yuan kiun, deux bâtiments érigés à la fin des Ming pour abriter les statues de deux impératrices représentées sous la forme de Bodhisattvas ; une visite au T'ien chou kouan nous apprendrait si ces statues s’y trouvent encore ou si ce ne sont pas celles mêmes que nous déjà avons vues dans le Ling ying kong (n° 166). — A l’Ouest du temple, notre carte marque une pagode: c’est, d’après le Tai lan {XVI, 15 r°), un stûpa en fer à treize étages qui fut construit sous les Ming, en 1533.

Ce n’est pas seulement par l’apparition d’un écrit céleste que la sainteté de ce lieu se manifesta en l’an 1008 de notre ère ; à cette même époque, une source jaillissante qui se trouvait là produisit de l’ambroisie ; la source s’est tarie mais un étang a subsisté auquel on donne encore le nom de

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