‹ Le Tʾai chan; essai de monographie d'une culte chinoisChapitre 74 sur 109 · SR · texte numérisé non relu

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Prière de 1438

) C/um tch'ouan tien^ XVI, 3 r'’.

Texte prononcé lors du sacrifice adressé au T'ai chan pour demander la pluie, la neuvième année tcheng-t'ong [14.4.4) ')•

J’ai été délégué par le Ciel pour v^eiller au bien-être du peuple. J’ai honte de mon -py I

insuffisance en vertu qui a causé maintenant une sécheresse prolongée en sorte que le fléau atteint tous les êtres vivants; jour et nuit je fais mon examen de conscience, et, au plus profond de mon cœur, je suis extrêmement affligé. O dieu, vous présidez à ce pic de toute une région ; votre compassion et votre affliction doivent être vraiment semblables aux miennes; veiller à ce que la pluie vienne au laboureur en temps utile, c’est la tâche secrète dont vous avez la responsabilité. C’est spécialement à cause de cela que je vous adresse cette prière avec l’espérance qu’elle vous touchera et parviendra jusqu’à vous. Si vous répandez largement des pluies opportunes grâce auxquelles on rassemblera d’abondantes moissons, ce ne sera point à cause de ma bonté ; ce sera alors un effet de votre protection divine.

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Prière à l'occasion du sacrifice fait au T'ai chan en la troisième année king-t'ai [14^2], lorsque le Fleuve avait rompu ses digues “).

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Présentement, le cours du l'ieuve a débordé. Dans toute la région qui s’étend au Sud à partir de Tsi-ning^) et jusqu’au

1) Chan Ich'ouan tien, XVI, 3 r°.

2) Chan tcli'ouan tien, XVI, 3 r®.

3) Tsi-ning tcheou, dans la province de Chan-tong.

Prière de 1444 p.C.

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Prière de 1452 p.C.

rivière Houai, les habitations du peuple ' et les champs cultivés ont tous

été submergés; en tous lieux, on n’a pu suffire à sauver les gens de la mort. Pour moi, véritablement, j’en suis affligé dans mon cœur. Or, j’exerce mon gouvernement pour être bienfaisant envers le peuple ; vous, ô dieu, vous faites sortir les eaux pour être utile aux êtres; dans l’un et l’autre cas, nous suivons les ordres qui nous ont été donnés par l’Empereur d’en haut. Maintenant cependant les eaux ont débordé dans la région des rivières Houai et Sseu ; cette calamité atteint aussi bien le gouvernement que les particuliers. A qui en incombe la responsabilité ? assurément c’est un eftet de mon manque de vertu ; mais vous, ô dieu, comment pourriez-vous être seul à être disculpé? Vous devez faire en sorte que, quand les eaux sortent, on en retire du profit; que ce soit un avantage et non un tourment pour le peuple; alors vous et moi nous serons acquittés de nos devoirs respectifs ; envers le Ciel, nous n’aurons aucun tort; envers le peuple nous

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n’aurons à rougir de rien. J’espère tout spécialement vous avoir

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