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touché afin que soit apaisée mon extrême inquiétude. Voilà ce que je vous annonce avec respect.
Texte d'une déclaration adressée au T'aiclian la sixième année king-t' ai à l'occasion de calamités ').
Avec respect j’ai reçu le mandat du Ciel et une lourde charge a été confiée à mon humble personne. C’est sur moi que s’appuient le peuple et les divinités de la terre; c’est de moi que dépendent les calamités ou les prospérités. Quoique ma volonté s’applique constamment à faire mon examen de conscience, mon gouvernement commet souvent des fautes dans ses actes. Tantôt donc le froid et le chaud font défaut aux époques fixées; tantôt la pluie et le temps sec outrepassent leurs limites ; les champs et les cultures perdent tout leur profit; les céréales et le blé ne poussent pas; cela afflige fort le cœur du peuple et cela nuit même aux finances de l’état. Si je recherche quelle en est la cause, en vérité elle provient de moi Cependant, si c’est par mes fautes que j’ai attiré ces calamités, assurément je n’en décline point la responsabilité personnelle; mais, pour ce qui est de transformer
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Prière de 1455
1) C/ian Ich'ounn tien^ XVI, 3 v° ; C, I, c, 19 v®.
2) Sur cette valeur des mots , cf. Louen yu, IX, 5.
l’infortune en bonheur, c'
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Prière de 1470 p.C.
est en vérité vous, ô dieu, qui avez le devoir de vous y appliquer. S’il y a une faute commise et que vous n’accomplissiez pas un acte louable, vous serez aussi coupable que moi ; si au contraire vous transformez l’infortune en bonheur, qui pourra égaler votre mérite? Voilà pourquoi je vous exprime cette instante prière dans l’espoir que vous exaucerez nos souhaits anxieux. Telle est la déclaraction que je vous fais avec respect.
Texte de la déclaration faite au T'ai chan la sixième année tch'eng-houa {1470) à l'occasion d'une sécheresse ’).
Dernièrement, dans le territoire du Chan-tong, depuis l’automne de l’année dernière jusqu’au présent été, le temps est resté longtemps constamment sec et les eaux des sources et des rivières se sont taries; les moissons d’été ne sont pas venues à maturité et les semailles d’automme n’ont pu encore être faites; le canal pour le transport des grains a baissé de niveau et est peu praticable ; les trans-
l) Chan tch'ouan tien^ XVI, 3 v'’.
ports par bateaux sont difficiles. Je suis plein d’inquiétude dans mon cœur et ma pensée en est torturée. Vous, ô dieu, vous maintenez l’ordre dans toute une région et c’est en vous que les hommes mettent leur confiance. En considérant cette terrible sécheresse, comment n’en seriez-vous pas affligé? Maintenant, je délègue spécialement un officier pour vous apporter des parfums et des pièces de soie et pour vous adresser, ô dieu, cette déclaration. J’espère que vous incarnerez en vous la bonté de l’Empereur d’en haut qui favorise la vie; mettez en mouvement d’une manière cachée le mécanisme de l’évolution universelle et répandez abondamment la pluie fécondante; faites que les champs et les campagnes aient assez d’humidité et que la route du canal redevienne libre; ainsi, vous calmerez mes soucis et vous satisferez grandement les espérances du peuple ; alors sans doute l’excellente renommée de votre divinité sera à jamais sans limites. Veuillez, ô dieu, prendre cela en considération.
Texte d'une déclaration adressée au T'ai clian la treiziéme année tch'eng-houa (/^77) à l'occasion de calamités ').
Ma dynastie s’acquitte avec respect de ses devoirs envers votre divinité et dispose pour vous des sacrifices; c’est dans l’espérance que vous mettrez en mouvement d’une manière cachée le mécanisme de l’évolution universelle et que vous aiderez secrètement la multitude du peuple. Or, dans ces dernières années, il est arrivé que les saisons célestes n’étaient pas régulières et que l’action de la terre manquait de constance; il est arrivé que le tonnerre et la foudre ont dépassé la mesure et que la pluie et le temps sec ont fait défaut au moment voulu; il est arrivé que des prodiges funestes ont apparu çà et là et que des maladies épidémiques se sont déclarées en tous lieux. Au loin et au
i) C/ia/i tch'ouan tien^ XVI, 3 v'’-4 r®.
près, les gens du peuple ont à plusieurs reprises souffert
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Prière de 1477 p.C.
de la famine ; ils se sont dispersés et ont été plongés dans la misère; comment pourrait-on exprimer toutes leurs souffrances?
Je m’en afflige dans mon âme, mais je ne sais comment y porter remède. Vous, ô dieu, vous maintenez l’ordre avec fermeté dans toute une région et c’est en vous que le peuple se confie. En considérant ces calamités, pouvez-vous ne pas faire un examen de votre cœur?
C’est pourquoi j’ai préparé les encens et les pièces de soie et j’ai délégué un officier pour vous adresser un sacrifice et une prière; je continue à espérer que vous incarnerez en vous la bonté de l’Empereur d’en haut qui favorise la vie, que vous prendrez en considération mes sentiments de compassion pour la multitude du peuple, que vous mettrez en mouvement l’évolution formatrice, que vous déploierez grandement votre prestige surnaturel pour nous défendre contre les calamités et arrêter les fléaux, que vous transformerez l’infortune en bonheur ; sans doute alors la vie
du peuple pourra se développer normalement et vous
jouirez à jamais des actions de grâces qu’on vous rendra. Veuillez, ô dieu, prendre cela en considération.
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Prière adressée an T'ai clian la vinsrt et imièvte année tch' enst-houa
{1^8^) a l'occasion d'nn tremblement de terre ').
O dieu, depuis l’organisation du monde, vous êtes le dominateur du territoire oriental; vous suscitez et vous faites venir la pluie et les nuages et vous nourrissez abondamment tous les êtres vivants; votre clarté surnaturelle sait se manifester et la multitude du peuple se confie en vous; voilà pourquoi, à travers les dynasties successives, le rituel des sacrifices d’actions de de grâces qu’on vous offre a été rendu plus magnifique et on n’y a rien retranché. Or, en la présente année, pendant le deuxième et le troisième mois, il y a eu plusieurs tremblements de terre. A mon avis, c’est parce que la conduite des hommes n’a été ni bonne ni régulière, c’est parceque les dieux des cours d’eau n’ont été ni calmes ni tranquilles. Les fonctionnaires provinciaux m’ont adressé des requêtes et moi-même j’ai été pénétré de tristesse. J’ai préparé
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l’rière de 1485 p.C
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Prière de 1491 p.C.
ms et des pièces de soie et j’ai ordonné à un officier d’aller vous faire un sacrifice. Je m’adresse de loin au pic élevé pour lui exprimer respectueusement ma prière; j’espère que vous la prendrez en considération et que vous vous occuperez de tout remettre en place. Contribuez à surveiller l’évolution universelle; travaillez grandement au bonheur des hommes présents; car c’est pour cela que depuis l’antiquité jusqu’aux temps modernes on regarde vers vous avec admiration, c’est pour cela que le gouvernement vous honore. Je vous fais cette déclaration avec respect.
Texte d'une prier e adressée au T 'ai cJian
la quatrième année Jiong-tche [iqçi) à l'occasion d'une sécheresse ').
Je considère que, depuis l’année dernière, il n’est pas tombé de neige de tout l’hiver; maintenant, pendant le printemps, le temps est resté très sec; la pluie et l’humidité ont fait défaut au terme fixé; les jeunes pousses dans les champs sont desséchées; la multitude du peuple se tourmente et moi je suis très soucieux. A cause de cela, j’incline mon corps et je pratique mon examen de conscience; je vous adresse avec respect cette prière : ô dieu, ayez compassion du bas peuple ; faites mouvoir la grande évolution ; répandez prompte-
i) Chan tch'ouan tien^ XVI, 4 r°.
ment une humidité propice qui fertilise les moisons et qui sauve tout le peuple de péril. Si le peuple obtient la faveur d’une récolte abondante, alors de votre coté, ô dieu, vous jouirez d’actions de grâces qui ne prendront jamais fin. Voilà ce que je vous déclare avec respect.
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Texte de la pricre adressée au T'ai cJian la septicuie année hong-tclie {14Ç4) a l'occasion du débordement du Fictive M.
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Dans ces derniers temps, le Houang ho n’a pas suivi son ancien lit; il a rompu ses digues à Tchang-ts' ieou et a coulé vers l’Est jusqu’à la mer; il a ainsi dévasté les champs du peuple et il a intercepté les voies de transport des grains. J’ai spécialement délégué de hauts fonctionnaires civils et militaires de la capitale et des provinces pour qu’ils aillent parcourir les endroits où s’est produite l’inondation, pour qu’ils dirigent les travaux et fassent les réparations. Vous, ô dieu, aidez-les secrètement pour qu’ils puissent mener à bien cette oeuvre, afin que les laboureurs ne perdent pas le fruit de leurs peines et que les finances de l’état ne soient pas en déficit. L’ardeur des souhaits et des espérances que je conçois avec respect est telle que je ne puis la réprimer. Voilà ce que je vous déclare avec respect.
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Prière de 1494 p.C.
l) Chan tch'ouan tien^ XVI, 4 r".
Prière adressée au T'ai clian la cmquièuie année tcheng-tô [igio], à l'occasion d'7ine sécheresse ').
Texte de la prière impériale.
En la cinquième année tcheng-tô (1510), le rang de l’année étant keng-wou, le sixième mois dont le premier jour était le jour kouei-tuei, le troisième jour qui était le jour yi-yeoii, l’empereur délègue avec respect le tso che lang du ministère du cens, K'iao Vu pour aller faire l’annonce que voici au dieu du T'ai chan Pic de l’Est:
Récemment, l’ardeur de la sécheresse a outrepassé le temps voulu; l’humidité de la pluie est tombée en petite quantité; les sources des rivières sont taries ; les voies navigables pour le transport des grains sont devenues très difficiles à suivre. Il est à supposer que, dans mon gouvernement, il y a eu quelque violation de la règle et que je me suis opposé au.x influences harmonieuses d’en haut. Mon cœur est plein de crainte et d’anxiété et je fais mon examen de conscience; puis j’ai ordonné aux fonctionnaires des rites d’accomplir chacun les cérémonies dont il a la charge. Or, le pays de Ts'i et de Loii est l’endroit où se concentrent les sources; c’est l’endroit qu’habitent et que gardent les dieux des montagnes célèbres et des grands cours d’eau. J’ai donc pris avec respect des parfums et des soies et j’ai délégué un officier
1) Cette prière est inscrite en caractères tchoiia» sur une des stèles du terre-plein qui est à l’Est de la seconde cour du Tai viiao (cf. p. 139, n. 5). L’estampage que nous reproduisons ci-contre mesure, sans le titre, i m. 40 de haut sur o m. 70 de large. Sauf la phrase initiale qui sert d’introduction à la prière, ce texte est reproduit dans le Chan tch'ouan tien^ chap. XVI, p. 5 r° et v° et dans C, I, c, p. 21 r". En tête de l’inscription, on lit les
mots Ü ^ ; puis la première phrase est ainsi conçue : füE®
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2) Cf. p. 55, n. I.
3) Le Chan-tong.
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Transcription du texte
Fig. 47-
ci-contre.
Stèle de 1510 p.C.
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de la cour (pour vous les présenter). J’espère que votre
lumineuse divinité mettra en mouvement la grande évolution pour répandre abondamment l’humidité qui fertilise et pour donner libre carrière au cours des fleuves; peut-être obtiendronsnous ainsi que sur tous les points du royaume on ait de quoi manger, que les moissons des champs poussent en abondance, que le peuple ait de quoi sustenter sa vie, que le principe de notre empire dure éternellement. Voilà ce que je vous déclare avec respect.
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Prière de 1511 P-C.
Prière adressée au T'ai chan la sixième aimée tcheng-tô (/j//) a l'occasion d'inondations, de sécheresses et de brigandages ').
Depuis l’année dernière, des calamités se sont produites à Ning-hia ; j’ai ordonné à mes officiers d’aller réprimer (les troubles) et les rebelles ont été aussitôt faits prisonniers; les désordres intérieurs ont été radicalement apaisés; au-dedans et au-dehors, tout est calme.
Si ce n’avait pas été que j’ai reçu une puissante aide surnaturelle, comment aurais-je pu obtenir de pareils résultats? J’ai cependant différé jusqu’à présent et je ne vous ai point encore exprimé mes remercîments. Ces derniers temps, dans les quatre parties de l’empire, il y a eu beaucoup
l) Chati tch'otian tien, XVI, 5 v°
2) Ning hia est dans le Kan-sou.
d’affaires ; les inondations et les sécheresses ont succédé les unes aux autres; les hommes morts de faim gisent sur les routes; le peuple est accablé de souffrances.
Les brigands s’assemblent tumultueusement et, malgré les exécutions et les arrestations, la paix n’est pas encore rétablie. Quand je recherche la cause des ces maux, en vérité je suis saisi d’une inquiétude profonde.
J’espère humblement que votre bonté divine prendra cela en considération, que vous aiderez en secret au mécanisme transformateur, de manière à ce que les calamités s’effacent et disparaissent et qu’une grande prospérité réponde harmonieusement à nos vœux; favorisez ma dynastie et protégez éternellement mon peuple. Voilà ce que je vous déclare avec respect.
Prière adressée au T'ai chan la onzième année kia-tsing (/ pour
demander un héritier au trhie ').
Votre divinité concentre en elle l’influence surnaturelle et est grosse de tout ce qui doit s’épanouir. Vous dominez avec fermeté sur toute une région et vous aidez d’une manière cachée le gouvernement. Il en est ainsi dès la haute antiquité. Pour moi, malgré mes imperfections et mon inintelligence, j’ai reçu avec respect
i) Cha)i tch'ouan tien^ XVI, 5 v°.
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Prière de 1532 p.C,
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Ciel et cela depuis onze années. J’ai servi avec soin les dieux du ciel et ceux de la terre sans me permettre la moindre négligence. Je considère que je n’ai point encore d’héritier présomptif et c’est pour moi un sujet de préoccupation constante. Présentement donc, j’ai préparé spécialement tout ce qu’il faut pour une offrande: la victime, les pièces de soie, le vin doux, le millet, et je délègue un officier pour vous adresser une respectueuse prière; j’espère humblement que vous mettrez en évidence votre action surnaturelle et que vous me donnerez un héritier ; alors ma dynastie pourra prolonger indéfiniment sa félicité et sa durée, et, de votre côté, ô dieu, vous jouirez éternellement d’offrandes qui vous rendront heureux et prospère.
Texte d'une prière adressée au T'ai chan la dix-septiènie année kia-tsing {^53S) pour le remercier d'avoir fait naître un héritier an trône ').
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Prière tle 1 53S p.C.
Pendant plusieurs années, j’ai ordonné à des officiers de vous prier, ô dieu, pour que j’eusse un héritier; dernièrement, en l’année ping-chen (1536), en un jour faste du premier mois de l’hiver, j’ai reçu d’en haut la faveur que le Ciel m’a donné un héritier présomptif ; c’est là un résultat auquel vous aussi, ô dieu, vous avez contribué; je vous exprime donc maintenant mes remercîments; ô dieu, faites-y attention et respirez
2) 67/(7// tch'ouan lieu^ XVI, 5 v'’-6 r°.
l’odeur de mon sacrifice; puissiez-vous éternellement me secourir en secret.
Prière adressée au T'ai chan la trente-deuxième année kia-tsins[
5 5 J) à l'occasion du débordement du {Houang) ho ').
Ayant reçu le mandat céleste, je gouverne et protège les myriades de mon peuple comme des fils ; jour et nuit je suis plein d’inquiétude; je n’ose me laisser aller à aucune négligence. Maintenant les fonctionnaires qui ont la garde de la région du Houai et de Siu -) m’ont adressé des rapports pour me dire: Depuis l’été dernier, le Houang ho a débordé et les désastres causés par les eaux ont été extraordinaires; les digues et les berges ont été envahies et rompues; les habitations du peuple ont été submergées et détruites ; les canaux pour le transport des grains ont été obstrués par la vase; les cent familles sont réduites à la détresse et à la famine et ne savent à qui recourir pour sauver leur vie. C’est avec affliction que j’ai appris ces nouvelles; ô dieu, vous avez la vaste domination de