‹ LE TALISMAN, PAR WALTER SCOTTChapitre 27 sur 99 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

i'ÉPRtUVB.

Un tftf e médecin , babUe à ynérir b«i Mestnret , Mi

plus mile qae dei arméeianbenheiir de genre bamain.

ïtiàde.

Voila un étrange récit, sir Thomas , > dit le monarque malade » aprèi avoir enteudu lé rapport du fldète barôh de Gilsland. « Es-tu sûr que cet Écossais soit un homme f^anc et loyal?

— Je ne saurais voué dire, milord, reprit le Jalout anglais... J'sd téeu tlh péta trop pt*ès deé Éebésals pour kti|^oSèi' bfeâtliîoup de

eHÂFlTRE Tllt K

lô^iVAi pàrtni eili, tes ayant toujours trouves traftres sous de beaiii sèmbiatits. Alàis il y à de la h*aDctiise dans les manières de cet hotnmè , et fût-il le diable au lieu d'être Écossais, je serais force d'en convenir.

— Et que dis-tu de la manière dont il se coniporie eri qualité de chevalier, de Vaux?... demanda lé monarque.

— C'est plutôt l'affaire de Votre ÏGrâce que la mienne de remarquer îe^ adtions de ses chevaliers , ^t je gagerais que vous avez fait lisiit attetition à célleé du chevalier dit Léopard;.. 11 jouit d'un boU renom.

— Jdstemeiit àcctiiid» sii* Thoiûâst dit le rot, et ùôttâ âtohs hoti^mème été témoin de ses feits et ge^teâ. lïotre seul desseiâ, eh nous plaidant tôbjôiirs àiiï premiers fàhg^ de Tarmée , est de voir comment nos sujets et nos partisans se compoHëni, et non le désir d'accutbiiiei* tine vaine glbire , coîiime oiî s'est plti & le supposer: Nous connaissons la vanité des louanges des hoiiimès , qut ne sont que fUmée, et c'est dans Uh autre but i]ue nous i'evètons Uotre â^muré. >

De VàuîÈ fut effrayé quand il entendit le rôt ^ire Une déclaration il contraire â son caractère , et df Ut d'abord que les àpt)roches dé la mort pouvaient seules le porter à parler dans des termes éi tnéprtsantâ de la gloire militaire , gldtre qui lui était aussi ch^re que l'air qu'il respirait. Mais , se rappelant qu'il atait renboutré le confesseur du rdi dan^ le patillon eltérieul*, il eut assez de sagacité pour attribuer cet accès passager d'huiiiilité à Teifet ({d'avâient produit les ^ibortations du saint hoibiue : il laissa dohe continuer le roi sans l'interrompre.

« Oui , poursuivit Âichard , j'ai , en elifet , remarqué la manière dont ce chevalier remplit son devoir ; inôu bâton de commandement ne serait autre chose que la marotte d'un ton s'il avait échappé , â mon attentioU... Et déjà il dUrait eu Aei marques de mes bontés, si Je n'avais aussi remarqué, d'autre part, son audace et sa pré^ somptiDtt.

— Mon roi , » dit 16 barbn Gilsland , remarquant l'altération qui venait de parattre sur le visage du rdi , « je crains de m'ètre eïpôsé -à totre déjplaistr en pt*èta|kt, en quelque sdrte, les mains à cette transgression.

~ £h quoi ! Multôh , toi , toi ? » s'écria le roi du ton de la eô- 1ère et de la surprise, « tu aurais encouragé soh insolence!... la cliose n'est pas possible.

r^ Votre Majesté tne permettra dé lui rappeler 4(ie J'ai , pat iha

charge , le droit d'accorder à des hommes d'mi sang noble la Iw berté de garder mi chien ou deux dans Fenceinte du camp, ne fbt-ce que pour encourager le bel art de la vénerie... et d'ailleurs c'eût été un crime de feire le moindre mal à un être aussi noble que le chien de ce gentilhomme.

— Il est donc bien beau ? demanda le roi.

— C'est le plus parfeit animal qu'il y ait sous le ciel , » dit le baron enthousiaste de tout ce qui tenait à la chasse, c II est de la véritable race du Nord , large de poitrine, vigoureux de croupe, noir de couleur et non tacheté de blanc , mais tavelé sous le poitrail et les pattes de nuance grisâtre ; assez de force pour abattre un bœuf, assez agile pour atteindre l'antilope. »

Le roi se mit à rire de l'enthousiasme du baron. « £h bien ! ditfl, tu lui as permis de garder son lévrier , et tout finit là. Ne sois pas cependant si libéral de tes permissions parmi ces chevaliers aventureux qui n'ont pas de prince ou de chef pour les tenir en respect. Ils ne connaissent pas de frein , et si on les laissait foire, il ne resterait bientôt plus de gibier dans la Palestine... Mais voyons, occupons-nous de ce savant païen... ne m'as-tu pas dit que cet Écossais l'avait rencontré dans le désert ?

— Non, sire... Voici ce que m'a dit l'Ecossais. .. Il avait été en*, voyé près du vieil ermite d'Engaddi , dont on parle tant...

— Mort et furies! § s'écria Richard en se levant en sursaut... c qui l'y avait envoyé, et dans quel but? Qui a osé envoyer un homme à la grotte d'Engaddi pendant que la reine y foisait un pèlerinage pour notre rétablissement?

— Le conseil de la croisade lui avait confié cette mission, milord, répondit le baron : dans quel but, c'est ce qu'il a refusé de m'expliquer. On sait à peine dans le camp que votre royale épouse a entrepris ce pèlerinage... moi, du moins, je l'ignorais, et les princes peuvent ne pas en avoir été instruits , puisque la reine s'est tenue séquestrée de toute compagnie depuis que votre amour lui a dé-> fendu de s'ex;poser à l'épidémie en entrant ici.

— Eh bien, nous approfondirons cela... Ainsi, cet Ecossais, cet envoyé a rencontré un médecin errant dans la grotte d'Engaddi* N'est-ce pas cela ?

— Non , milord^ mais ce fut, je crois, près de ce lieu qu'il rencontra un émir sarrasin : selon la coutume des chevaliers errants , les deux guerriers ont éprouvé leur valeur mutuelle; puis satisfeits l'un deFautre, ils ont M route ensemble vers la grotte d'Engaddi. »

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