‹ LE TALISMAN, PAR WALTER SCOTTChapitre 78 sur 99 · LA TENTATION · texte numérisé non relu

LA TENTATION

MaU cette incomtiuice Mt lellf ^ne tn J'approsTeni toi-même ; car je ne poarrais t^aimer avtast , maa amour, ai je n^aima|a l'^nneur encore plua ^ae toi.

Yen de Vontrosb.

QcANb le roi Richard retourna dans sa tjente , il ordonna que le Nubien lui fût amené. Celui-ci entra avec le respect et les cérémonies ordinaires , et s'étant prosterné, resta devant le roi dans l'attitude d'un esclave attendant des ordres. Il fut peut-être heureux pour lui que , pour continuer son rôle , il fût obligé de tenir ses yeux

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fixés 9ur la terre, car il aprait eu probal)lement de U peiM l supporter les regards perçants que lui lançait de temp^ à autre RîPbird.

« Tu t'entends ^ la chasse,.» dit le roi apr^s un moment de pwMi « et tu as levé le gibier et Tas mis aux abois aussi b^iîement qfXf si Tristan lui-même eût été ton mattre. Mais ce n'est pas tout : U faut le forcer aussi. Moi-même j'aurais aimé à diriger mon épieu. Mais il y a des considérations qui m'en empêcbent. Tu yas retourner dans le camp 4^ Saladin avec une lettre, sollicitant de sa courtoisie qu'il désigne un terrain neutre pour ce feit de chevalerie , et demandant s'il lui est agréable de se joindre ^ nous pour y assjstpr. Or, parlant par conjecture, nous supposons que tu pourras biim trouver dans le camp quelque cavalier qui , pour l'amour de la y(^rité et l'accroissement de son honneur, consent à combattre ^ trattre Montferrat? >

Le Nubien leva les yeux , et les fixa sur le roi avec une expre;^ ^iop de zèle et d'ardeur, puis il les porta vers le ciel ayee un septiment si profond de reconnaissance , qu'on y vit briller des larme;. Il inclina ensuite la tète en signe affirmatif, et reprit de npuîfîau sa posture souufise et attentive.

« C'est biep i dit le roi , et jp vois que ton désir est de m'obI|gf}f dans cette affaire. Et c'est en cela , je dois le dire , que gt^ Texc^lence d'un serviteur tel que toi , qui n'as pas la faculté de la parole pour discuter nos projets , ou pour demander l'explication de ce que nous avons résolu. Un de mes seigneurs anglais, a ta place, m'eût brutalement conseillé de confier ce combat à quelque bon^ lame choisie parmi les gens de m^ maison , qui , à cpmw^eer p^)r ^on frère, brûlent tous de se battre pour ma cause; }m Français babillard eût feit mille efforts pour découvrir pourquoi je e|iois)fsais un champion dans le camp des infidèles ; mais toi , mon sHenpjeux a^eût , tu remplis mon message sans me questionuer et sani^ avoir besoin de me comprendre. Pour toi, entendre c'e^t obéir '. »

Une indinasion du corps et une génuflexijtm furent la répou^ que l'Ethiopien crut convenable de faire à ce; objiervationf .

f Et maintenant passons à un autre point, » dit le roi en par^ }aut t^rusquement et rapidement : « avez- vous déjà vu ^4Jth P|ap-

fageuet? > te muet leva les yeux comme s'il allait parler ^ ses lèvres mêmes

avaient commencé à proférer un nom as;e^ distinct; mais cet i#>r|t

avorté se perdit dans des murmures ûnpar&its.

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