CHAPITRE XXVUL
Cependant les parrains chacun de leur côté allèrent, comme il était d'usage, s'assurer que les deux champions étaient bien armés et préparés au combat. L*archiduc d'Autriche n'était nullement pressé d'accomplir.cette partie de la cérémonie , ayant fait une orgie plus forte que de coutume le soir précédent avec du vin de Schiraz. Mais le grand-maitre du Temple , plus vivement intéressé à Tissue du combat, était de bonne heure devant la tente de Conrad de Montfèrrat. A sa grande surprise les gens du marquis lui en refusèrent l'entrée.
< Ne me reconnaissez-vous point , coquins? » demanda le grandmaltre très courroucé.
« Pardonnez-moi, très vaillant et très révérend, répondit l'écuyer de Conrad ; mais vous-même ne pouvez entrer en ce moment. Le marquis e$t sur le point de se confesser.
, — Se confesser ! » s'écria le templier.d'un ton ou un peu d'alarme se mêlait à la surprise et au mépris, c Et à qui , je te prie? • — Mon maître m'a recommandé le secret, > dit l'écuyer. A ces mots le grand-maitre le poussa hors de son passage et entra dans la tente.
Le marquis de Montferrat était aux pieds de Termite d'Engaddi et au moment de commencer sa confession.
« Que veut dire ceci , marquis? demanda le grand-mattre. Levezvous ! n'avez-vous pas de honte? ou si vous avez besoin de vous confesser , ne suis-je pas ici ?
— Je ne me suis confessé à vous que trop souvent , » répondit Conrad, dont les joues étaient paies et la voix tremblante : « Pour Tamour du ciel , grand-maître , sortez , et laissez-moi décharger ma conscience devant ce saint homme.
— En quoi est-il plus saint que moi? demanda le grand-maitre. Ermite ! prophète ! insensé ! dis , si tu l'oses , en quoi tu es plus saint que moi?
— Homme hardi et méchant , répondit rermite , je suis comme la fenêtre grillée qui laisse pénétrer les rayons de la lumière divine pour éclairer les autres, quoique, hélas! je n'en profite pas. Toi, tu es comme une plaque de fer qui ne re^it point de lumière et Fintercepte pour les autres.
— Cesse ton radotage et quitte cette tente à l'instant, reprit le grand-maitre. Le marquis ne se confessera pas ce matin , à moins quq ce ne. soit à moi , car je ne le quitterai pas.
— Est-ce là votre volonté ? demanda Teroiite à Conrad \ car ne
M IB TÂlISiUllI*
etojtt pË8 qâe j'obéine à oet <»-gaeiIl«ix si f ow cmtiOMS a< dé-^ sirer mes secours.
— Hélas ! > muriniira Conrad ftteo iitéaohitUm , 4 qtte f oate2« vous que je dise? Adieu pour un momeut , nous noua reveiMna plui tard.
— fatal délai! s'éeria rermite; tu ea TassaïAi de aoa teiét malbeuren bomme I Adieu ^ non pour un moment ^ ifiAis Jusqu'à ee que nous nous rejoii^nions touê deux , Je ne sais où« Et qaaftt I toi^