TREMBLE
•^ Trembler t » répondit le templier a? ee méprii ^ « ]• M lepoiirrais pas quand je le voudrais. >
L'ermite n'entendit pas sa réponée ^ ear il avait quitté lu tente;
c Allons , d^>Acbons-notis d'expédier eette ^dhire , dit le snmd» maître , puisque tu veux en passer absolument par eetle niaUerlê* Mais éeoute : Je erois connaître la plupart de tes péebéi par eœnr , ainsi nous en supprimerons les détails qui pourrai^t être un pea longs , et nous commeDcerons par l'absolution. A quoi bon emnpter lés taches de souilhire dont nous altons nous laver les inams 7
— Te connaissant toi-même, tu blasphèmes en parlant d'absoodM les autres.
— Voilà qui n'est pas d*aeeord avec les canons ; in es ptoê sert»* pttlenx qu'orthodoxe , l'sdMolution d'un mauvais prêtre est aussi bonne que celle d'un saint, autrement que deviendraient les peu* vres pénitents ? Quel est l'homme blessé qui demande jemris m chirurgien s'il avait les mems propres ?All(msj en tetrons-nous avec cette bagatelle?
^ Non! j'atee ndeux mottrfr sans eonfessien que de fpoftni^le
sacrement.
^ Alors, noble ner^ifs^ reprends courage et ne patle pas abisl; dans une beurs tu seras vainqueur de la lice, ou tu te eoft* fesseras le casque en tête comme un vaillant chevalier.
•^ Hélas ! grand-maftre, tout est d'n funeste augure â»is eette affiiire t cette étrœge déeèuverte lyte par l'instinet dtm ebieui H fésmrrection de ee ébevdiér écossais qui apparaît dtti k liée comme un ^elre^ tout mepréisge une M sinistre.
— Bah ! dit le templier, je t'ai;^ vu diriger vaillâmflieMt le laiee e(>nftre lui dfiis une joAte et âf ec une ebenee <^N^ de Éiissto. Imagbie^toi que tu es daasun totaiÉOt : et quel est edui qui seeottperte mieux que toi en cbmp «êét Alkm^ éeifyere el tttMrtWf • iMt éqiriper f «Ire Mitre, s
GHÂFFFRE SXVin. Mi
Le» Sens in marqois eotrèrent effieetivemeiit et ooimn^MrMt à Faimer.
« Qu(d temps feit-il aa dehors? demanda Conrad.
-- Le soleQ s'est levé couvert d'nn nuage , répondit nn éenjér.
•— Tn tois, grand maître , dit Conrad , rien ne nous sourit.
-- Tii eombattras à l'ombre , mon fils, répondit le templier^ reodl grftces an ciel qni a tempéré le soleil de la Palestine ^ afia qae ceb te fût plus commode. »
Ainsi plaisantait le grand-mattre ; mais ses plaisanteries avaient perdu toute influence sur l'esprit du marquis, et malgré les effiirti qu'il faisait lui-même pour paraître gai , ce sMibre abattement se eoBmranlqnait au grand-mal tre. « Cette poule mouillée, pensa-t'-il ^ se lafssera vaincre par pure faiblesse et lâcheté d'âme, c'est et qu'elle appelle des scrupules de conscience ^ moi qu'aucune vision ^ qu'aucun augure ne peut émouvoir, moi qui suis ferme dans mes desseins comme le rocher, j'aurais dû soutenir le combat m^ même. Fasse le ciel que TEcossais le tue sur la place; c'est ee qiR peut arriver de mieux après la vicUnte. Mais quoi qu'il arrive, il ne doit avoir d'autre confesseur que moi. sëê pédiés SMt les. ndtres , et il pourrait confesser ma part avec la sienne. »
Tottt en roulant ces pensées dans son esprit , il continuait en silence d'aideff à l'armement du marquis.
L'heure arriva enfin ; les trompettes sonnèrent , les ehevaUers enlrèreiit en lice armés de tontes pièces et montés comme des h&mtÊ^ qui vont combattre pour Fhonneur d'un roysmme. Ik avaient leurs visières levées , et firent trots Ibis le tour de la lice à cheval, se montrant aux spectateurs. Tous deux étaient de beaut hommes et avaient les traits nobles ^ mais il y avait un air de eon^ fiance màle sur le front jie l'Ecossais , et la sérénité de Fespéranee f devenait presque de la joie : tandis que snr celui de Conrad, quoique son orgueil lui eût rendu une partie de son courage natd^ rel , on remarquait de sombres nuages et un sinistre abattement. Son coursi^ même semblait fouler la terre d'un pas moins léger et moins joyeux au son de la trompette que le noMe ebevd arabe monté par sir Kenneth. Enfin le spmeh ^prgeher secoua la tète en observant que , tandis que le poursuivant part onrait la Hee en suivant fe cours du soleil, c'est-à-dire de droite k gauche» le défendant faisait le même circuit wtdderseniy c'est-i-dire de gamèe à droite, ce qui, dans beaucoup de pays^ est regardé cmftte de manvais augure.
Un autel temporaire fiit élevé au dessous de la galerie occupée par la reine ; à côté se tenait Termite portant Thabit de son (mire, qui était celui du Mont-Carmel; d*autres ecclésiastiques étaient au^si présents. Le poursuivant et le défendant furent successivement conduits , devant cet autel par leurs parrains respectift. Chaque chevalier, descendant de cheval, protesta de la justice de la cause par un serment solennel prononcé sur TEvangile , et de«manda au ciel de réussir ou d'échouer, suivant qu'il avait affirmé la vérité ou le mensonge. Ils jurèrent aussi qu'ils venaient combattre en chevaliers avec les armes ordinaires , dédaignant remploi des enchantements , des charmes et des inventions magiques pour Caire pencher la victoire de leur côté. Le poursuivant prononça son serment d'une voix mâle , avec un visage ferme et tranquille. Quand la cérémonie fut finie, il leva les yeux sur la galerie et s'inclina profondément , comme pour rendre hommage aux beautés invisibles qui y étaient renfermées ; malgré le poids de 9oa armure, il sauta en selle sans se servir de l'étrier, et il se rendit ensuite à l'extrémité orientale de la lice en faisant caracoler . légèrement son coursier. Conrad se présenta aussi devant l'autel avec assez de fermeté, mais sa voix, lorsqu'il prêta serment, rendit un son creux comme si elle se fût perdue dans son casque; ses lèvres, lorsqu'il conjura le qiel d'adjuger la victoire à celui dont la cause était juste, devinrent blanches et tremblantes, car ses paroles étaient impies et dérisoires. Comme il se retournait pour remonter à cheval, le grand-mattre s'approcha de lui; et comme s'il eût voulu arranger quelque chose à son hausse-col , il lui dit à ToreOle : « Lâche et insensé , reprends tes sens , et que je te voie te comporter bravement dans ce combat, ou, de par le ciel, si tu éehappes à celui-ci, tu ne m'échapperas pas ! i
Le ton fiiirouche avec lequel ces mots ftirent prononcés acheva de troubler les sens du marquis ; U trébucha en s'approchant de son cheval, et quoiqu'il reprit pied, s'élancàt en selle avec son agilité ordinaire , et déployât son adresse en équitation en allant prendre sa place en fece du poui'suivant, cependant cet accident n'échappa point à ceux qui étaient à l'affût des augures afin d'en former des conjectures sur le sort du combat.
Les prêtres, après avoir adressé à Dieu une prière solennelle pour qu'il fit connaître le bon droit, sortirent de la lice.
Les trompettes du poursuivant sonnèrent une fen&re, et un héraut d'armes proclama au bout oriental de la lice : « Voilà un